toulouse IoT Valley

Avec l’IoT Valley, Toulouse voit la vie en rose

La référence européenne du Web des objets s’agrandit de jour en jour. A défaut de se sentir un peu étroits, les 300 collaborateurs de l’IoT Valley vont disposer dorénavant de 3000 m 2 supplémentaires. A deux pas du siège central, situé à Labège, une IoT Valley 2 verra le jour ainsi que son premier campus.

En 2009, Toulouse a vu naître la TIC Valley. L’association s’est donnée pour but de regrouper et fédérer des startups liées aux Technologies de l’information et de la communication. Il a fallu attendre deux ans avant de voir émerger son nouveau siège, E-volution. Un bâtiment centré autour des nouvelles technologies, l’art et le sport. Aujourd’hui, elle porte le nom de IoT Valley et affirme son nom avec un nouveau siège, spécialisé autour de l’IoT.

IoT Valley a une suite

IoT Valley
Bâtiment de l’IoT Valley, E-volution (Crédits : Rémi Benoît)

Sous la direction du président de Sigfox, Ludovic Le Moan, plus de 300 emplois ont fleuri en l’espace de 5 ans. Devant tant de succès, l’IoT Valley table sur une augmentation de 55% des effectifs d’ici fin 2016. C’est pourquoi elle étend son infrastructure avec un nouveau bâtiment, situé dans l’ancien siège de l’éditeur Berger-Levraut.


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Le 13 avril, IoT Valley 2 a pris ses quartiers et accueille une vingtaine de startups de « La Passerelle », catalyseur de startups. Les entreprises en cours de lancement et 4 startups arrivées à maturité pourront y trouver un foyer. Dans le même temps, elle prévoit l’aménagement du Connected Camp. Accélérateur des débutants de l’IoT, le bâtiment sera construit en août et accueillera en son sein 20 porteurs de projets.

12, 5 hectares d’IoT

Après plusieurs mois de négociations avec les collectivités locales, Ludovic Le Moan a enfin fait de son rêve une réalité : le campus IoT. De nombreuses structures y seront réunies : centres de formation, grandes entreprises, start-up, laboratoires, piscines, restaurants…etc.

« Ce projet, appuyé par la Région Languedoc- Roussillon-Midi-Pyrénées et le Sicoval, est une opportunité à saisir collectivement pour faire émerger sur notre territoire une autre filière d’excellence aux côtés de l’aéronautique, du spatial, des systèmes embarqués, de la e-santé. » (Ludovic Le Moan)

C’est Nathalie Fabre, directrice du projet immobilier, qui se chargera de porter ce projet. Tandis que Julie Martin (DRH de l’IoT Valley) assurera le lien entre les pôles voisins (E-volution, Connected Camp, Campus IoT…).

Ludovic Le Moan, le seul mentor de l’IoT du Sud-Ouest ?

Depuis longtemps, le chef d’entreprise toulousain cherche à faire de Sigfox un acteur international, en connectant à Internet des milliards d’objets dans le monde. Néanmoins, il souhaite fédérer tout son écosystème IoT dans une ville, à Toulouse.

Avec un challenge de la sorte, on pourrait prédire la noyade assurée. Et pourtant, sa communauté attire les grands groupes industriels. 23 entreprises et 300 collaborateurs ont déjà rejoint son écosystème. A cela s’ajoute des partenariats importants tels que Samsung, la SNCF ou BNP Paribas.

L’IoT Valley a de l’allure, certes. Rappelons tout de même qu’un poisson de taille émerge des eaux profondes de l’IoT : French South Digital (Montpellier). Représentant 1300 entreprises et 15 000 emplois, on lui apprête presque le nom de Silicon Valley Française, au côté d’Angers. Ce cluster cherche les potentiels ingénieurs en organisant des sessions de recrutement à Epitech et Polytech. Il a su attirer des sociétés de marques telles qu’IBM ou Microsoft.

Devant le soutien dont bénéficie FrenchSouth Digital avec le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, la Métropole Montpellier Méditerrannée et le Conseil de la French Tech local, le collectif pourrait concurrencer l’IoT Valley. Une guerre est-elle vraiment déclarée pour autant ? L’ancien président de FrenchSouth, Pierre Deniset, exprimait son envie de se rapprocher des toulousains, l’an dernier : 

« 14 000 personnes travaillent dans le numérique à Montpellier, nous souhaitons nous rapprocher des toulousains comme Digital Place que nous avons invité au DigitalWorld Summit en novembre.» (Pierre Deniset, ex-président de FrenchSouth Digital)

Dans l’absolu, les deux organisations ne sont pas incompatibles.

 

 

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