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Le secteur des objets connectés est-il mature ? (partie 2)

On continue à étudier l’analyse de Medhi Nemri. Après l’internet des objets et ses applications au quotidien, voici la suite de l’étude sur l’importance des objets connectés et leurs impacts dans l’économie de demain.

Le secteur des objets connectés est-il mature ?

 

Le smartphone comme outil de commande des objets connectés

La plupart des objets connectés dépendent d’un périphérique. L’auteur souligne de ce fait que le smartphone, dispositif arrivé à maturité, semble être le périphérique désigné pour les objets connectés, avec un contrôle via des applications dédiées.
Cependant pour lui, le risque se présente que des nouveaux périphériques connectés (lunettes, montres,…) qui ne sont que des dérivées du smartphone, ne prennent sa place dans l’interface des objets connectés.
A cela on peut répondre que même si le marché en est à ses débuts, le smartphone s’est déjà imposé comme outil de contrôle et rare sont les objets connectés qui ne passe pas par ce dernier. De plus étant donné que c’est un périphérique qui équipe déjà la plupart des consommateurs, pourquoi chercher une autre solution alors qu’elle fait partie des habitudes de l’utilisateur.

5G Logo

 

Une infrastructure qui se doit d’être plus  performante

Les objets connectés communiquent à l’utilisateur des données enregistrées et analysées via un cloud. Plus les objets connectés se diversifient, plus la puissance d’analyse liée à l’étude de ses données s’avèrent importante. Il faut donc s’assurer que la technologie lié au Big Data soit en mesure de suivre le boom des objets connectés. Pour cela, la future norme 5G semble être une réponse satisfaisante pour l’auteur, puisque permettant un échange plus rapide des données. Cependant à en croire les laboratoires d’Ericsson, le géant suédois de la téléphonie, cette technologie ne sera pas disponible avant 2020. Étant donné qu’en 2020 les prévisions donnent déjà une estimation du nombre d’objets connectés multiplié par 5, la solution peut s’avérer tardive.

De plus il faut s’assurer de la fiabilité de ces données, notamment dans le cadre d’interaction entre divers objets connectés. On sait bien qu’en matière d’objets connectés, la sécurité reste le point sensible, et comme le dit l’auteur, l’échange de données très hétérogènes peut amener un nouveau marché de la télécommunication à émerger. Medhi Nemri prend comme exemple Sigfox ou M2oCity, deux opérateurs télécoms très bas débits qui se sont déjà positionnés dans le transfert de données de très petite taille.

 

L’impact des objets connectés dans la société

Leur impact social

Avec un tel développement attendu, les retombées au niveau social seront dans tous les cas marquées.
Tout d’abord, l’objet connecté donne à l’utilisateur une mobilité retrouvée. Même si le smartphone avait déjà œuvré en ce sens, l’internet des objets fait franchir un nouveau palier en ce qui concerne la mobilité des services et leur accessibilité.
On peut facilement comme le fait l’auteur citer le secteur automobile, qui avec ses projets de voitures autonomes propose de complètement transformer l’expérience de conduite pour en faire un espace propice à la détente ou au travail.
La démocratisation des objets connectés propre au secteur médical, que ce soit du capteur cardiaque connecté à la seringue pour diabétique, assure un suivi médical qui dépasse le cadre de la consultation d’un médecin. Avec un suivi du médecin possible via des objets connectés, on peut facilement imaginer une réduction du temps d’hospitalisation, ou encore anticiper les problèmes de santé des patients grâce à une analyse des données récoltée.

Les impacts économiques

Medhi Nemri explique que du point de vue économique, les entreprises vont devoir  “adapter des organisations plus horizontales”. Pour lui les usages numériques se doivent d’être extrêmement flexible, afin d’assurer une réponse au besoin hétérogène des utilisateurs.
Les perspectives pour les entreprises qui ne seront pas s’adapter sont plutôt pessimiste, la disparition. Le but est notamment de s’intéresser à la valorisation des données analysées, ou encore proposer des services complémentaires. Il faut comprendre que ce qui est capital dans l’internet des objets, c’est de tisser le plus de lien possible avec l’utilisateur.

French Tech

La situation en France

Et la France dans tout ça, a-t-elle su se doter des outils et structures pour s’assurer de ne pas rater le virage de l’internet des objets?
Pour ce qui est de l’investissement, nécessaire pour permettre à la start up de décoller, le principal outil de financement en France est BpiFrance, qui a déjà investi 82 millions d’euros dans 43 objets connectés.
Et les résultats sont là. La France était la deuxième nation la plus représentée au CES 2015, et certaines de ces start up comme Withings, font déjà parti des géants de l’objet connecté.

Des problèmes de financement

Plusieurs entreprises françaises nous ont fait part d’un souci de financement pour les PME qui n’était pas celui de l’envol, mais plutôt celui nécessaire à la survie de l’entreprise, expliquant ainsi l’entrée de capitaux étrangers.
Axelle Lemaire, interrogé sur ce point lors d’un entretien avec le Figaro, se dit consciente du problème. Malheureusement  cette dernière semble se retrancher sur le fait que ce problème est un problème européen. Pour elle, la solution se trouve dans le Corporate Venture, initiative gouvernementale lancée en 2013 et qui a pour but d’encourager les grands groupes à investir dans des PME innovantes, notamment par une incitation fiscale qui vise à amortir les investissements sur cinq ans. Reste à voir si cela constitue la solution miracle.

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