Nanotechnologies connectées : un rêve un peu fou ?

Comment combiner l’infiniment petit à l’Internet des Objets. Les nanotechnologies pourraient régler de nombreux problèmes pour l’instant insolubles avec des objets connectés « normaux ».

Les nanotechnologies attirent et révulsent les amateurs de science-fiction depuis des années. Imaginez des puces informatiques invisibles à l’œil nu capable d’évoluer dans la plupart des environnements. Cela éveille évidemment des questions aussi positives que négatives, comme l’avance le site américain Readwrite.

Mais dans des endroits difficiles d’accès ou pour surveiller, l’installation de capteurs n’est pas évidente. Alors les essaims de nanocapteurs pourraient se connecter à Internet afin de remonter des données de toutes sortes, notamment sur la santé des patients.

Ces dispositifs de la taille de la distance entre deux atomes circuleraient ainsi dans le sang pour une analyse poussée en temps réel, sans pour autant utiliser des dispositifs plus lourds. Par ailleurs, des analyses qui réclament de se servir actuellement de la radiothérapie seraient synonymes de moindre conséquence.

La recherche progresse aux Etats-Unis

nanotechnologies recherche

Le milieu industriel, les autorités responsables des mesures environnementales, mais aussi les grandes surfaces avec la gestion d’inventaire sont autant d’utilisateurs potentiels des nanotechnologies. En ce sens, aux Etats-Unis le gouvernement finance la recherche sur ce sujet à travers une agence dédiée. The National Nanotechnology Initiative, le nom de ce projet gouvernemental a été créé en 2001. Depuis, il a récolté 22 milliards de dollars.

Des centres de recherches sont également impliqués dans les avancées des nanotechnologies. Par exemple, le Centre médical de l’Université de Colombia, l’Hôpital Brigham pour femmes et l’École de médecine de Harvard développent des nanorobots capables de réparer les plaques présentes dans les artères. L’institut technologique de Georgia Tech a une division entière consacrée à la recherche sur ces technologies.

Des a-priori justifiés ?

Néanmoins, de nombreuses questions restent en suspens. Peut-on connecter les nanotechnologies à Internet ? Peut-on réduire la taille des routeurs au nanomètre ? Quelle quantité de données serait remontée par des dispositifs de ce genre ? Est-il possible de faire un réseau maillé à partir de ces nanorobots ? Quid des incidences sur la santé des patients ?

Si créer un « Internet des nanotechnologies » semble difficile, la coopération entre ces deux segments existe déjà. Des chercheurs asiatiques explorent cette possibilité pour faire évoluer les wearables. Cependant, sommes-nous prêts à accueillir au sein de nos corps, de nos environnements ces nanoparticules ? Les réticences restent suffisantes pour ne pas rajouter au choc technologique représenté par l’IoT.

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