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Neuralink : l’interface humain-AI d’Elon Musk prend corps

Neuralink, la startup d’Elon Musk qui cherche à connecter le cerveau humain à l’intelligence artificielle, a présenté ses avancées. Elle promet de réaliser les premiers essais sur les humains dès l’année prochaine.

Le 16 juillet, Elon Musk a dévoilé les avancées de sa startup Neuralink lors d’une conférence à San Francisco. Celle-ci conçoit une interface pour connecter le cerveau humain à des ordinateurs distants depuis 2017. Selon le multi-entrepreneur, le travail de la jeune société permet d’intégrer des circuits informatiques sans endommager le tissu cérébral environnant.

Ainsi, les patients atteints de troubles cérébraux bénéficieraient d’une solution fiable pour atténuer leurs pathologies. Pour cela, Neuralink est en train de réaliser “une sorte de symbiose entre le cerveau et l’intelligence artificielle”, affirme Elon Musk.

Neuralink veut aider en premier lieu les malades

puce neuralink

Pour cela, les scientifiques développent un robot miniature qui va “coudre” les filaments électroniques, dont les dimensions sont comprises entre 4 et 6 micromètres. Ceux-ci seront entrelacés dans le tissu afin de lire et d’écrire d’importants volumes de données. Ces électrodes de taille réduite permettraient alors de mieux interpréter ce qu’il se passe dans nos têtes. L’opération nécessitera tout de même d’effectuer un trou minuscule dans le crâne.

Les implants seraient reliés sans fil à un boîtier externe placé derrière l’oreille. Celui-ci enverrait les informations vers un téléphone ou un petit ordinateur.

Neuralink cherche à développer une interface de contrôle d’un smartphone. La technologie déployée pourrait également permettre à un pilote de drones militaires de faire voler son engin sans manettes. Cette interface reste le second objectif de la startup qui souhaite en premier lieu guérir des maladies neurologiques. L’implant pourrait aussi faciliter la maîtrise d’une prothèse de bras ou de jambes. Des personnes paralysées seraient en capacité d’écrire un texte à la vitesse de 40 mots par minutes.

In fine, la solution servirait à augmenter les capacités des porteurs. L’on peut imaginer un système de stockage pour ne rien oublier, un module pour accroître la concentration, un assistant à la prise de décision… Le champ des possibles reste largement ouvert.

Après les rats et les singes, des essais sur les humains dès 2020

Neuralink prévoit de travailler sur des sujets humains dès l’année prochaine. Ce projet qui peut paraître fou et farfelu bénéficie déjà d’une démonstration. Les scientifiques de la société ont effectué l’opération sur un rat. Affublé d’un port USB-C au niveau du crâne le rongeur transférait à son insu ses informations. Selon Bloomberg, les chercheurs ont recueilli 10 fois plus de données que les meilleurs capteurs disponibles sur le marché. Bien évidemment, l’équipe d’Elon Musk souhaite communiquer ce dispositif à distance et en temps réel.

Lors de la présentation, le milliardaire a évoqué un essai sur un singe qui aurait déjà réussi à contrôler un ordinateur grâce à cet implant.

Toutefois, certains scientifiques s’interrogent sur la durabilité des fils en polymère dans le cerveau. Exposées à un mélange de sel, les gaines en plastique pourraient se dissoudre avec le temps. D’autres comme Olivier Tavakoli, CTO de Vectra AI, une plateforme de détection de cybermenaces dopée au machine learning, exhortent Neuralink à penser à la protection du système dès sa conception.

N’oublions pas de mentionner les fonds importants nécessaires à une telle entreprise. Neuralink a levé 158 millions de dollars, dont 100 millions proviennent directement des comptes d’Elon Musk. Ce projet médical demandera de respecter des certifications de haut niveau et plusieurs années de recherche.

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