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Otto : Le transport par camions autonomes vu par Uber

Le 18 août dernier, Uber a racheté pour 680 millions de dollars dans la startup Otto, spécialisée dans la conception de système de pilote autonome pour les camions. La société qui a « disrupté » le segment du taxi s’attaque très sérieusement au transport de marchandises, et ce dès 2017.

Il est de notoriété publique qu’Uber ne cesse d’innover sur le marché du transport de personnes. La dernière expérimentation en cours à Pittsburgh a beaucoup fait parler d’elle. Des Ford Fusion équipées de pilote automatique sillonnent la ville avec des passagers (et des chauffeurs en cas de problème !).

Dans la même veine, Uber compte bien prendre une place d’importance sur le marché du transport de marchandise avec la startup Otto. Lior Ron, le cofondateur de cette société a discuté avec l’agence de presse Reuters. Selon lui, Otto s’attaquera au marché du transport long-courrier en 2017.

À l’instar des voitures, les camions autonomes seront équipés d’un logiciel de pilotage automatique. La conduite sera assisté par un chauffeur en chair et en os. L’avantage du système d’Otto, c’est la rétrocompabilité avec des engins déjà en circulation. Le but premier, assister le conducteur et non pas le remplacer.

Accélérer l’arrivée des marchandises avec Otto

Avec les fonds investis par Uber, les choses devraient s’accélérer pour la startup qui souhaite passer de 6 à 15 camions équipés de sa technologie. Lior Ron et son équipe vont également travailler avec des entrepôts et des magasins pour automatiser en partie les processus et baisser les délais d’attente :

« Avec Uber, vous appuyez sur un bouton et un VTC apparaît dans les 3 minutes. Dans le Frêt, le standard actuel, pour le transitaire, c’est d’appeler pendant cinq heures pour savoir où est son camion. Voilà l’efficacité de l’industrie d’aujourd’hui. »

Le projet prend donc deux voies bien différentes pour Otto : aider les constructeurs de camions à s’équiper et créer sa propre flotte de véhicules autonomes. Elle a d’ores et déjà engagé 24 chauffeurs de poids lourds et compte bien recruter parmi les indépendants de la profession.

Seulement, Uber et sa protégée ne comptent pas agir seuls. La complexité de cette industrie demande des partenaires solides. Les deux compagnies ont déjà fait appel à un vétéran de logistique, Bill Driegert. Il avait aidé les fondateurs de Coyote dans leur projet. Reste à savoir si les entreprises du secteur apprécient la démarche.

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