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Quelles sont les limites de la ville intelligente ?

La ville intelligente, c’est le rêve d’une ville connectée au service de ses citoyens. Mais qu’en est-il de son application? En réalité, des dérives sont à éviter pour que la ville intelligente ne se transforme pas en « Big Brother ».

 

La ville intelligente, qu’en est-il à l’heure actuelle?

La ville intelligente, c’est une ville qui utilise des données pour améliorer la vie de ses citoyens. On les appelle également les smart cities. Dans le monde, les exemples les plus célèbres sont Songdo en Corée du Sud, Tianjin Eco-city en Chine ou encore King Abdullah Economic City en Arabie Saoudite.
Elles proposent des espaces plus écologiques, consommant 30% d’énergie en moins que des villes comme Paris ou Londres.  De plus on se sert des données des citadins pour améliorer les transports ou les services publiques.
Cependant, cet idéal n’est pas sans risque, celui de voir ces villes du futur devenir des vitrines technologiques, plaçant l’intérêt financier au-dessus de celui des citadins.

 Linky limite ville intelligente

Des données sensibles

Oui c’est un thème qui revient souvent. Mais avec des villes intelligentes qui utilisent les données des citadins en permanence, la sécurité de ces données se doit d’être exemplaire.
Prenons par exemple l’affaire des compteurs Linky. Ces derniers permettait de consulter à tout moment sa consommation énergétique. Le but étant de responsabiliser les consommateurs.
Cependant la CNIL en janvier 2013 avait déclaré que le déploiement de ces compteurs communicants n’était « pas sans risque au regard de la vie privée ». En effet, le danger tient à la précision du relevé d’activité. Ces données correctement étudiées, permettent de voir facilement les horaires d’absence des habitants à leurs domiciles.
Autant vous dire qu’entre de mauvaises mains, on voit facilement le risque. L’option de suivi de la consommation en temps réel a ainsi été retirée de ces compteurs communicants, pour un suivi de la consommation journalière.

Des services marchands

Quel est l’intérêt financier des smart cities? Pour voir une des limites des villes intelligentes, il faut se pencher sur l’utilisation de ces données.
Si ces dernières sont nécessaires pour adapter les services urbains, la dérive qui constituerait la vente de ces données à certains acteurs privées constitue clairement une des limites de la ville intelligente à ne pas dépasser.
Un lampadaire connecté placé à proximité d’un bar, pourrait vendre ses données sur les passants qui passent à proximité. Le bar en question serait alors en mesure d’envoyer des publicités ciblées à ces passants.

De plus, des services qui sont intégrés au logement des villes connectées comme les compteurs intelligents sont en réalité à la charge financière des habitants. C’est encore une fois les compteurs Linky qui sont en cause, ou plutôt les fournisseurs d’électricités.
L’UFC que choisir dénonce ainsi l’utilisation qui en est faite par les fournisseurs d’électricité. Etant donné que les compteurs communicants ont été obligés de limiter le suivi de la consommation en temps réel, Direct Energie a lancé une offre nommé Tribu +. Cette dernière réhabilite cette fonction, mais au prix de 6,80 euros par mois. La société se défend du surcoût en justifiant avoir ajouté le fait que la facture soit indexé sur la consommation réelle. Un peu osé comme justification étant donné que le compteur Linky possède déjà cette avantage, c’est même son principal avantage.

too smart city limite ville intelligente

Des caméras trop présentes

Les caméras sont omniprésentes dans les villes connectées. Elles sont nécessaires au fonctionnement de la ville connectée, comme par exemple pour la régulation du trafic. Cependant elle peuvent très vite représenter une limite à la ville intelligente. Certains projets visent à utiliser les images des caméras pour détecter des comportements anormaux sur la voie publique. C’est d’ailleurs le cas de l’aéroport d’Amsterdam.
Mais comment définir ce qu’est un comportement anormal? On peut facilement imaginer des dérives comme la détection de sans abris sur la voie publique, pour déclencher une action hostile afin de provoquer leurs départs.

D’autant que la vidéo surveillance est fortement cadré par la CNIL. Seule la mairie à l’autorisation de filmer la voie publique et toute caméra qui dispose d’une reconnaissance faciale doit être déclarée  auprès de la CNIL.
Un collectif d’artiste par le biais d’une action baptisée « too smart city », a imaginé certaines technologies simples à mettre en place, et qui ne contribuent pas  au bien être des citoyens.

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source: lagazettedescommunes.com

Cahier des tendances « RETAIL CONNECTE »

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