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Une approche transformatrice utilise le corps humain pour recharger les smartwatch

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Les smartwatch sont de plus en plus capables de surveiller les signes vitaux de la santé, y compris ce qui se passe lorsque nous dormons. Pourtant, ces appareils portables et sans fil doivent se recharger. Ils sont souvent déconnectés de notre corps pendant la nuit.

« La qualité du sommeil et ses caractéristiques contiennent beaucoup d’informations importantes sur l’état de santé des patients », explique Sunghoon Ivan Lee, professeur adjoint au College of Information and Computer Sciences de l’université du Massachusetts Amherst et directeur du Advanced Human Health Analytics Laboratory.

Mais ces informations ne peuvent pas être suivies sur les smartwatch si les appareils se rechargent pendant que les utilisateurs dorment. Ce qui, selon les recherches, est souvent le cas. La principale raison pour laquelle les utilisateurs cessent d’utiliser les dispositifs portables à long terme est qu’ils doivent fréquemment se recharger.

Smartwatch: bientôt une recharge de manière permanente

Après avoir réfléchi à ce problème, Lee et Jeremy Gummeson, ingénieur en informatique portable à l’UMass Amherst, ont cherché une solution pour recharger en permanence ces dispositifs sur le corps. Ils permettront ainsi de surveiller la santé de l’utilisateur 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Les scientifiques ont eu un déclic lorsqu’ils ont réalisé que « la peau humaine est un matériau conducteur », se souvient M. Lee. Pourquoi ne pas instrumenter les objets quotidiens, tels que le bureau, la chaise et le volant d’une voiture. Ils pourront ainsi transférer de l’énergie de manière transparente à travers la peau humaine. L’objectif étant de recharger une montre ou tout autre capteur portable pendant que les utilisateurs interagissent avec eux ? En utilisant la peau humaine comme un fil.

« Nous pourrons alors inciter les gens à faire des choses comme le suivi du sommeil. Avec cette approche, ils n’auront jamais à enlever leur montre pour la recharger », ajoute-t-il.

Une importante subvention

Cette semaine, l’équipe de l’UMass Amherst a reçu une subvention de 598 720 dollars de la National Science Foundation. Ce qui leur permettra de continuer à développer le matériel et le logiciel du système.

Cette technologie utilise le tissu humain comme moyen de transfert de l’énergie. Dans ce dispositif, nous avons une électrode qui se couple au corps humain, que vous pourriez considérer comme le fil rouge, si vous pensez à une batterie traditionnelle avec une paire de fils rouge et noir.

Le fil noir classique est établi entre deux plaques métalliques intégrées au dispositif portable et un objet du quotidien instrumenté. Ils sont ainsi couplé via le milieu environnant lorsque la fréquence du signal porteur d’énergie est suffisamment élevée.

Les chercheurs ont testé un prototype de leur technologie auprès de 10 personnes dans trois scénarios. Des scénarios au cours desquels le bras ou la main des individus était en contact avec l’émetteur d’énergie du smartwatch. En contact, soit lorsqu’ils travaillaient sur un clavier de bureau ou un ordinateur portable, soit lorsqu’ils tenaient le volant d’une voiture.

Leurs recherches ont montré qu’environ 0,5 à 1 milliwatt (mW) de courant continu était transféré au dispositif porté au poignet en utilisant la peau comme moyen de transfert. Cette petite quantité d’électricité est conforme aux règles de sécurité établies par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) et la Commission fédérale des communications (FCC).

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