Doit-on s’habituer à des robots flexibles avant de passer aux terminator ?

Une étude de l’Université de l’État de Washington apporte un nouvel éclairage sur les robots flexibles. Ladite étude démontre d’ailleurs des vidéos qui présentent des robots mous collaborant avec des opérateurs humains. Résultat : la recherche suscite moins d’appréhension que les robots rigides traditionnels.

Même en proximité immédiate avec l’opérateur, ces automates souples ne génèrent aucune crainte en matière de sécurité ni de menace d’emploi. Tahira Probst, professeure de psychologie, estime que bien que cette découverte nécessite encore une confirmation, elle ouvre des perspectives prometteuses pour une interaction plus étroite entre les collaborateurs humains et les robots flexibles.

Collaboration robots flexibles travailleurs humains : une proximité sans risques ?

Actuellement, des distances de sécurité séparent les opérateurs des robots industriels rigides. Mais selon cette recherche, la proximité avec des robots mous ne présenterait aucun problème. Au contraire, elle offre une double assurance, à la fois physique et psychologique. Tahira Probst souligne que si ces résultats sont confirmés, cela pourrait permettre une collaboration beaucoup plus étroite entre humains et robots souples. Au final, cette combinaison ouvre la voie à une meilleure intégration de ces machines dans nos environnements de travail.

Publiée dans IISE Transactions on Occupational Ergonomics and Human Factors, la recherche révèle également qu’une familiarité accrue avec les robots souples conduit à une acceptation positive de ces interactions dynamiques avec ces machines douces. Cela renforce l’idée qu’une meilleure compréhension de ces robots facilite leur acceptation, ce qui est crucial compte tenu de l’automatisation croissante attendue dans de nombreux secteurs d’ici 2040. À savoir la production, les transports, l’extraction minière et l’agriculture.

Un avantage notable au niveau du coût d’exploitation et de la sécurité industrielle

Par rapport aux robots industriels traditionnels, les robots flexibles en tissu ou en caoutchouc semblent offrir des avantages en termes de coût et de sécurité. Ming Luo, co-auteur de l’étude, souligne que les robots souples sont intrinsèquement sans danger. Ils ne nécessitent pas des dispositifs de protection coûteux requis par les robots industriels rigides. En exemple, un robot souple pour la cueillette de pommes coûte significativement moins cher en R&D que son homologue rigide.

L’équipe de Ming Luo explore désormais l’utilisation de robots souples dans l’agriculture. Soit pour des tâches telles que la cueillette, la taille ou la pollinisation, ainsi que dans le développement d’assistants souples pour les personnes âgées ou handicapées. Bien que le déploiement soit encore à venir, comprendre les réactions humaines dès la phase de conception sera crucial pour l’acceptabilité de ces machines innovantes. 

Pour confirmer ces résultats, des participants seront confrontés à des robots mous en situation réelle. Donc avec des capteurs analysant leur niveau de stress et leurs réactions émotionnelles. L’enjeu est ici de mesurer scientifiquement l’acceptabilité de ces robots nouvelle génération. Cela avant un déploiement à grande échelle dans divers contextes tels que les fermes, les usines et les hôpitaux.

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