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Le Royaume-Uni, le royaume des smart cities

Récemment, le cabinet d’étude Navigant Research a publié un rapport dans lequel il dévoile la stratégie et le développement des 10 meilleures villes intelligentes du Royaume-Uni. Londres et Bristol sont les premiers arrivés en tête du classement des smart cities. 

La Grande Bretagne s’impose de plus en plus dans l’écosystème des smart cities. En janvier 2016, Londres rejoignait un programme européen « Smart Cities Lighthouse » de 25 millions d’euros. 70% de la population mondiale sera urbaine d’ici 2050, et c’est pourquoi de nombreuses villes britanniques mettent en place des initiatives multiples autour de l’intégration technologique dans le milieu urbain.

Des smart cities de taille

Dans son rapport, Navigant Research est revenu sur l’approche adopté par chacune des 10 villes britanniques pour mettre en place un projet de zone urbaine intelligente. Les villes citées par l’étude se sont distinguées en raison de leurs efforts fournis dans l’application d’une stratégie « smart city » qui permettent de soutenir à la fois l’innovation digitale, l’aide sociale, la mobilité urbaine, l’énergie ou encore l’éducation.

De plus en plus de municipalités intègrent des moyens intelligents à travers leurs projets urbains de sorte à ce que ce soit développé à grande échelle et que cela puisse profiter au plus grand nombre. Londres et Bristol font succès dans leur façon de combiner innovation technologique et une stratégie de développement urbain large. Néanmoins, elles ne resteront pas les seules à la tête. Certaines villes « se rapprochent d’elles avec des programmes de « smart cities » forts« , comme le déclare Eric Woods, directeur de recherche pour la société Navigant Research.

Royaume-Uni, un précurseur des smart cities

Plusieurs éléments expliquent un tel succès dans l’écosystème « smart city » chez les britanniques : une vision forte, un engagement en faveur des communautés locales, la création d’un réseau de partenaires locaux et une connaissance pointue sur l’impact de la révolution de la Big Data dans les services municipaux. Selon un rapport sur l’innovation publique dans les smart cities au Royaume-Uni, les villes sont responsables à hauteur de 80% du PIB des pays. Et c’est notamment grâce à l’émergence d’un marché mondial de 400 milliards de dollars, qui concerne les systèmes intelligents de transport, les systèmes de gestions d’énergie, la santé, la gestion de l’eau et des déchets. Un marché croissant grâce à l’intégration progressive de la Big Data, de l’internet des objets et des smart grids.

Pour la Grande-Bretagne, il existe 3 principes majeurs autour de la ville du futur : la nécessité de renforcer ses infrastructures numériques, mettre en place des systèmes interopérables et favoriser l’implication du citoyen dans la gestion de la ville. Pour cela, les autorités britanniques ont développé de nombreux projets en faveur des smart cities.

Un panel de projets pour les villes du futur

Le ministère britannique en charge de la croissance économique, Le Department for Business Innovation and Skills (BIS, Ministère des entreprises, de l’innovation et des compétences) a mis en place le Technology Strategy Board (TSB). Une structure publique ayant pour but de stimuler l’innovation depuis 2004, en lien avec 8 grandes technologies : Big Data, espace, robotique, systèmes autonomes, biologie de synthèse, médecine régénérative. L’organisme a investi 63 millions d’euros dans l’environnement urbain entre 2014 et 2015.

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Un autre projet a vu le jour en 2013 : Catapult, un incubateur de technologies situé dans le centre de Londres. Il fournit aux chercheurs, industriels, investisseurs, startups et aux villes des installations leur permettant de tester et développer de nouveaux produits ou services. Le TSB a largement contribué au développement de ce projet en y investissant 50 millions d’euros et a développé un autre programme : le « Smart City Demonstrator », une compétition inter-cités positionnant le démonstrateur technologique comme un outil de réponse à court terme aux questions de faisabilité. Son but sur le long terme est d’assurer des systèmes plus intégrés et interopérables, permettant de faire de la Grande-Bretagne un écosystème majeur pour les smart cities.

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