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Technologie à semi-conducteur : la guerre technologique ente les Etats-Unis et la Chine pénalise encore Pékin

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Selon les analystes et les initiés de l’industrie, les efforts de la Chine pour augmenter sa capacité de production de matériels semi-conducteurs pourraient être entravés par les délais d’obtention des permis américains pour importer les équipements nécessaires. Un problème qui ne s’est pas amélioré depuis que Joe Biden a pris le pouvoir à la Maison Blanche.

Une congestion dans les procédures

Bien que les États-Unis autorisent l’exportation vers la Chine d’équipements matures pour les lignes de production de puces de 28 nanomètres et de 14 nanomètres, les exportations de ces machines sont toujours soumises à l’approbation des permis par le gouvernement américain.

Or, le processus est devenu « congestionné » en raison du trop grand nombre de demandes. Ce qui pourrait entraîner des retards dans la livraison des équipements aux nouvelles usines de fabrication de puces en Chine, selon les analystes.

Eric Tseng, directeur général du cabinet d’études Isaiah Research, basé à Taipei, a déclaré que les fabricants de puces taïwanais, tels que Taiwan Semiconductor Manufacturing Co (TSMC) ou Semiconductor Manufacturing International Corporation (SMIC) basée à Shanghai, souffrent d’un « long processus d’examen » pour importer des machines des nœuds 22 et 28 nm en Chine continentale afin d’accroître leur capacité de production de puces.

« Cela pourrait retarder leurs plans d’expansion de capacité », a déclaré Tseng. « Même si les États-Unis n’ont pas explicitement interdit les exportations d’équipements vers les fabs taïwanaises en Chine continentale », a-t-il ajouté.

L’importance des semi-conducteurs dans la guerre technologique entre les États-Unis et la Chine

Le ministère américain du Commerce a récemment renforcé ses contrôles à l’exportation en désignant six technologies émergentes. On peut à titre d’exemple citer le logiciel de lithographie computationnelle utilisé dans les applications de l’ultraviolet extrême (EUV) et la production de tranches de silicium de 5 nm, comme « essentielles à la sécurité nationale des États-Unis ».

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Elle a également étendu les contrôles sur les technologies à double usage dans le cadre de l’arrangement de Wassenaar, un régime multilatéral de contrôle des exportations impliquant 42 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et la Russie.

La Chine a néanmoins poursuivi la production de puces à processus mature, tout en cherchant à renforcer ses capacités nationales en matière de technologies de puces plus avancées.

Les entreprises taïwanaises de semi-conducteurs se sont jointes à ce boom national des puces grâce aux généreuses subventions de Pékin et à la production de circuits intégrés en Chine.

Bien qu’il n’y ait pas eu de changement dans les règles américaines de contrôle des exportations de machines à semi-conducteurs depuis que M. Biden est entré en fonction, et qu’aucun rapport officiel n’ait fait état du rejet de demandes d’exportation de machines à 28 nm vers la Chine, les retards dans l’obtention des permis américains entravent néanmoins la montée en puissance des capacités.

Gu Wenjun, analyste en chef de la société de recherche sur les semi-conducteurs ICwise, basée à Shanghai, a déclaré que la rapidité d’obtention des permis américains d’importation d’équipements est une incertitude à laquelle les fabricants de puces chinois sont confrontés depuis un certain temps.

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