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La révolution IoT a besoin de révolutionnaires

Pour Xavier Comtesse, le secret de la Silicon Valley ne provient pas de l’argent, mais des risques pris par rapport à la loi. 

De la Silicon Valley tout a été dit. Et pourtant même si tout le monde y est allé et chacun y est revenu avec son interprétation en essayant de copier ce modèle à succès chez lui, personne n’y est totalement parvenu.

De Tel-Aviv à Cambridge, de Shanghai à Taiwan en passant par Séoul ou Bangalore, les essais ont été nombreux, mais le constat est clair: ce n’est pas le même niveau de réussite!

Pourquoi? La question reste donc entière : quelle est la différenciation réelle de ce modèle? Est-ce le modèle start-up ? Est-ce le financement par capital-risque ? Est-ce la présence d’argent en abondance ?

Est-ce la concentration de gens de talent? Est-ce l’environnement ouvert du monde académique? Est-ce les parcs scientifiques ou encore le transfert technologique? Est-ce le « think out the box » ? , etc.

Tout cela est en partie vrai et a été copié plus ou moins bien… mais sans convaincre totalement, sans faire vraiment la différence… tout le monde reste face à la Silicon Valley à la traîne.

Alors, cherchons encore. Une des pistes parfois évoquées est la capacité des Californiens à prendre des risques plus que les autres.

Moins de peur financière

silicon valley xavier comtesse
Étudions quelque peu cet argument: prendre des risques pour nous, européens est souvent lié à l’argent. Perdre de l’argent est chez nous un gros risque, car il vous condamne aussi socialement. Vous êtes en quelque sorte économiquement finis, car il est difficile de se relever d’une faillite, pas aux États-Unis ! Là-bas, faillir fait partie de la culture d’entreprendre.

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Donc tout le monde en a déduit que prendre des risques dans la Silicon Valley c’était par rapport à l’argent!

Faux ! Celui qui prend vraiment des risques c’est face à la loi. Aux USA, on se relève facilement d’une faillite, mais difficilement d’un jugement négatif du Tribunal. On dit même que vous n’êtes pas un bon entrepreneur si vous n’avez pas fait faillite une fois. Par contre un échec en justice devient jurisprudence donc portera parfois votre nom. Cela devient le « case X contre Y »!

Faire bouger les cadres légaux

uber silicon valley
Donc, c’est précisément cela qui nous a échappé dans la compréhension de l’esprit de la Silicon Valley: ils prennent d’abord des risques par rapport à la loi.

Uber, AirBnB, Amazon, etc. ont tous repoussé les frontières de la loi. C’est ce que nous n’avions pas compris. Si vous pensez que votre business va révolutionner le marché alors il faut penser et se comporter comme un révolutionnaire à savoir aux limites des lois et des mœurs !

Et ils peuvent le faire plus facilement qu’en Europe, car chez eux, la loi est construite sur un concept de l’a posteriori et non sur l’a priori comme chez nous ou dans la plupart des pays du monde en dehors des pays influencés par les principes de loi anglaise.

En d’autres termes aux États-Unis, vous pouvez faire plus ou moins ce que vous voulez et ce n’est qu’après une décision de justice que la loi fait foi. C’est le principe de jurisprudence. Donc l’entrepreneur là-bas va toujours essayer de déborder, de dépasser la loi. « Think out of the Law », voilà la vraie maxime des entrepreneurs de la Silicon Valley ».

En conclusion: si les gouvernements européens voulaient vraiment rivaliser avec ce modèle, ils feraient mieux de penser à créer des « tiers lieux » de l’innovation « illégales, mais légitimes » plutôt que de se polariser sur des subventions et des lois-cadres totalement inopérantes.

« Une révolution comme celle qui se profile avec le digital a besoin de révolutionnaires pas de lois! » En complément, voici un article de l’auteur sur l’innovation de rupture et les soft laws.

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