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Comment le Colorado et la Floride développent leurs smart cities

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Les grandes smart cities comme Mascar et Songdo n’ont pas tenu leurs promesses. En revanche, de plus petits projets en cours aux Etats-Unis sont très prometteurs. 

De nombreux projets de smart cities ont été entrepris depuis des années, mais n’ont jamais été achevés. La ville de Mascar, à côté d’Abu Dhabi, avait été présentée comme la première ville intelligente au monde lors de sa création en 2006. Elle était censée rejeter aucun Co2, aucun déchet et disposer de nombreux capteurs. Dix ans plus tard, les autorités déclarent que la ville sera en fait terminée en 2030.

De même, la ville de Songdo, en Corée du Sud était annoncée comme « la ville la plus intelligente du monde » avec des capteurs intégrés absolument partout, dans des systèmes de gestion de déchets sur les routes ainsi que pour le suivi des citoyens en mesurant la consommation, les émissions et d’autres activités. Pourtant, cette ville technologique reste sous-peuplée et inachevée.

Aujourd’hui, il y a moins de grandes promesses. Cependant, des projets de moindre envergure sont menés par des entreprises privées, dans le but de prévoir les smart cities.

Les aérotropolis américaines

Aux États-Unis, il existe de nombreux projets de villes intelligentes ciblés vers des aérotropolis. Le concept d’aérotropolis désigne une vaste région urbaine cosmopolite et ouverte sur le monde qui se développe autour d’un grand aéroport.

Dans un grand espace proche du Denver International Airport, le géant technologique japonais Panasonic a pris un rôle de premier plan dans le développement de l’aérotropolis Peña Station. Ce projet a été influencé par la ville intelligente de Fujisawa, près de Tokyo, sur laquelle les équipes de Panasonic travaillent depuis plus de 10 ans. 

George Karayannis, vice-président de Panasonic’s CityNow, avait déclaré « Nous prenons la genèse Fujisawa pour l’adapter à Peña Station, d’une façon américaine »

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La manière américaine signifie moins mettre l’accent sur la sécurité par la surveillance vidéo et la technologie de reconnaissance faciale. Contrairement à Fujisawa qui est exclusivement résidentielle, Peña Station sera un centre commercial. Panasonic a donc pris l’initiative de commencer à travailler sur les aspects commerciaux et de voyage. Comme l’aéroport est assez mal desservi par le métro, l’entreprise a mis en place un parking de 800 places qui héberge un panneau solaire de 1,3 mégawatt.

Panasonic travaille également à la construction d’un immeuble de bureau à Peña Station. Prévu pour septembre 2016, cet espace pourra accueillir 300 employés. La prochaine étape sera un immeuble comprenant 219 logements, ainsi qu’un hôtel et plusieurs restaurants.

Peña Station est conçue sur la base des technologies d’infrastructure intelligentes qui figurent dans des projets de smart city du monde entier. Internet rapide, technologies de stockage pour l’énergie solaire, kiosques et affichages intelligents, éclairage public intelligent, parking intelligent, navettes autonomes, etc.

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Les villes solaires américaines

Dans le sud-ouest de la Floride, la ville de Babcrock Ranch est annoncée comme la première communauté solaire d’Amérique. Elle est destinée à devenir une ville de 50.000 habitants de la taille de Manhattan. La construction a commencé l’année dernière et projette de durer 25 ans. Les premiers résidents de la ville commenceront à se déplacer à partie de janvier 2017.

En 2010, Kitson & Partners a établi un partenariat avec IBM pour concevoir les aspects technologiques de la ville. Ils comprennent la connectivité Internet à grande vitesse et une flotte de véhicules électriques autonomes. La ville accueillera des micro-grids partout et une immense ferme solaire de 75 mégawatts déjà en cours d’installation par la société Florida Power & Light.

Ces panneaux solaires seront suffisants pour répondre aux besoins de la ville pendant la journée, bien que la ville sera toujours alimentée par une centrale électrique pendant la nuit. Kitson & Partners et les développeurs qui s’occuperont de la construction des maisons du quartier, proposeront des installations solaires comme une option pour chaque acheteur. Les technologies de stockage étant en train de s’améliorer, le but est de diminuer la demande en centrale électrique dans les années à venir.

Cette ville technologique entièrement indépendante devrait être finie d’ici 25 ans, mais avec l’évolution des technologies disponibles, les délais peuvent être largement modifiés. La capacité d’un tel projet à être flexible est l’un de ses plus grands atouts.

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La ville intelligente a ses limites. Alors que des projets comme ceux de Songdo et Masdar ont été sur-promis dans le passé, de petits projets comme ceux de Babcock Ranch ou Peña Station, représentent davantage l’avenir des smart cities.

« Nous ne cherchons pas à créer une utopie, au contraire, nous essayons d’offrir la possibilité aux gens la possibilité de vire comme ils le veulent » a déclaré l’entreprise Kitson & Partners. Quoi qu’il en soit, la collaboration entre entreprises dans le développement des villes intelligentes, fera qu’elles seront en mesure de résister à l’épreuve du temps.

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  1. Une ville intelligente est le fruit d’une coopération étroite entre urbanisme et technologie. L’implémentation d’un système de transport intelligent (STI) est devenue fondamentale. Singapour, Amsterdam ou encore Londres ont d’ores et déjà intégré des STI proposant ainsi de nombreux services facilitant la mobilité. Et elles en récoltent aujourd’hui les fruits. Autre exemple à Los Angeles. Cette ville bénéficie d’un système intelligent de gestion du stationnement et de l’information : des capteurs sont installés sur les places de parkings dans les rues du centre-ville. Le système combine l’ensemble des données provenant de ces espaces de stationnement extérieurs et des parkings souterrains pour fournir une vision globale. L’analyse de ces données est utilisée pour gérer l’entretien des stationnements, les revenus générés et les taux d’occupation. De plus, grâce à un algorithme permettant de faire varier la tarification en fonction de la disponibilité des places, le stationnement est optimisé. Les résultats ? Une réduction de 10 % de la congestion liée occasionnée par les conducteurs à la recherche d’une place libre. Aujourd’hui, les technologies visant à développer les villes intelligentes existent bel et bien. Le véritable défi est de les mettre en œuvre pour offrir une expérience utilisateur plus fluide et attractive.

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