SoftBank devrait faire face à de grosses pertes à cause d’Uber et WeWork

À cause d’investissements dans les sociétés Uber, WeWork ou encore Slack, SoftBank devrait subir des pertes proches de 6 milliards de dollars.

La transition de SoftBank en fonds d’investissement avec sa branche Vision Fund ne se passe pas comme prévu. Masayoshi Son, le PDG et fondateur de la société de télécommunications japonaise, s’est exprimé il y a quelques jours à ce sujet au journal Nikkei Business. Il a confié être « embarrassé » par les résultats récents de son entreprise suite à ses différentes manœuvres de rachats cette année. Ses paris sur Uber et WeWork se sont retournés contre lui et se sont montrés très loin d’être gagnants.

Dès le début, les signes n’étaient pas particulièrement engageants, avec le raté de l’entrée en bourse de WeWork. En outre, le rapide déclin des capitalisations d’Uber et de Slack n’a rien arrangé. Ainsi, la banque d’investissement Sanford C. Bernstein Ltd. a estimé que SoftBank pourrait subir des pertes allant jusqu’à 5,93 milliards de dollars. Le groupe financier japonais Mitsubishi UFJ a confirmé cette tendance. Celui-ci a évoqué des profits initialement calculés à 5,4 milliards de dollars, revus finalement à 3,4 milliards de dollars de perte.

SoftBank, après les pertes, envisage de bons retours d’ici 10 ans

En raison de cette année tumultueuse, SoftBank a connu une chute de près de 30% de sa cotation en bourse. Alors que sa nouvelle branche Vision Fund a beaucoup investi dans de nombreuses Startups, les actionnaires ont fait part de leur inquiétude face à de telles dépenses. Masayoshi Son n’a pourtant pas complètement baissé les bras. L’homme d’affaires a précisé que la situation économique au Japon était mauvaise en ce moment. Toutefois, il n’a pas non plus cherché des excuses pour justifier cette mauvaise passe.

En effet, le PDG de SoftBank sait que rattraper les marchés chinois et américains ne se fera pas du jour au lendemain. Et même si certaines entreprises en Asie du Sud-Est s’en sortent mieux que les autres, la sienne a encore du chemin à faire. C’est pour cela que Masayoshi Son a également déclaré être impatient. Pour lui, les choses ne font que commencer. Il est convaincu du très gros potentiel de ses acquisitions récentes. Confiant, il estime que cela lui sera nettement profitable d’ici 10 ans. Espérons pour lui que sa société tienne le coup jusque là.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

ARTICLES SIMILAIRES

En Asie-Pacifique, près de 40 % des opérateurs n’offrent qu’une visibilité partielle sur l’IoT

Près de quatre opérateurs sur dix n’offrent qu’une visibilité partielle sur l’IoT en Asie-Pacifique. Kaleido

1 novembre 2026

Wandercraft décroche le marquage CE pour commercialiser son exosquelette Eve en Europe

Wandercraft franchit un cap décisif en Europe. La start-up française obtient le marquage CE pour

28 octobre 2026

Comment le cloud gaming donne accès à des milliers de jeux ?

Il y a encore peu, les jeux aux graphismes exigeants nécessitaient une console puissante, un

27 octobre 2026

Chery lance MoBao, son premier robot humanoïde familial sur le marché mondial

Chery fait entrer la robotique dans les foyers avec MoBao, un humanoïde de 0,9 mètre.

25 octobre 2026

Réseau LoRaWAN : la Loire compte désormais 25 000 objets connectés en service

Selon le SIEL-Territoire d’énergie Loire, 25 000 objets connectés transmettent désormais leurs données sur le

24 octobre 2026

Nvidia multiplie les outils pour entraîner les robots

Nvidia étend sa boîte à outils pour entraîner les robots. À Berlin, le groupe rapproche

22 octobre 2026