Toka lève 12,5 millions de $ pour protéger les gouvernements de l’IoT

Le 15 juillet 2018 Toka, une startup israélienne, a levé 12,5 millions de dollars. La somme recueillie servira à proposer des solutions de cybersécurité pour les gouvernements souhaitant se protéger des menaces de l’IoT.

Basée à Tel-Aviv, Toka est une startup fondée par des ingénieurs passés par les rangs de Tsahal, l’armée israélienne. Alors que nous fêtions la victoire des Bleus, la startup a annoncé une levée de fonds de 12,5 millions d’euros auprès du VC Andreesen Horowitz, de Ray Rothrock, CEO de RedSeal, d’Entrée Capital, de Dell Technologies Capital, et de LaunchCapital.

Toka, un startup fondée par des pontes de l’armée israélienne

Ce fonds de lancement permettra à la startup d’aider les gouvernements à augmenter leur cyberdéfense. Comment ? En analysant les menaces en provenance des objets connectés et des infrastructures IoT.

Les cofondateurs de Toka sont bien placés pour évoquer les problématiques de cybersécurité. Ehud Barak est l’ex Premier ministre et ministre de la Défense, tandis que Yaron Rosen n’est autre qu’un général de brigade à la retraite et l’ancien chef des experts en sécurité des forces de défense israélienne. Il ne faut pas oublier de citer les deux autres fondateurs : Alon Kantor, ancien vice-président business development pour Check Point et Kfir Waldman, ancien CEO de Kayhut, une autre entreprise spécialisée dans la cybersécurité.

La startup s’adresse aux gouvernements et à leurs agences de renseignements. Elle souhaite leur proposer un ensemble de logiciels de cybersécurité qui analysent et permettent de renforcer les infrastructures. Il s’agit de protéger les institutions et les personnes. Par rapport à d’autres solutions, Toka veut aller plus loin en proposant des fonctionnalités proches de l’espionnage. Selon Forbes, la solution pourrait être utilisée sur le terrain afin de pirater des objets connectés présents dans une pièce alors qu’une prise d’otage est en cours.

Un problème d’éthique ?

Ainsi, il ne s’agira pas de prévenir les concepteurs d’objets connectés quand une faille de sécurité sera détectée dans un produit. Toka compte exploiter ces défauts afin de fournir un avantage stratégique à ses clients.

Toutefois, une question d’éthique se pose. Faut-il fournir des outils qui peuvent servir à espionner d’autres gouvernements et les citoyens ? Interrogés par Forbes, les membres de la startup ne veulent surtout pas avoir la Chine, la Russie et sûrement les “ennemis” d’Israël comme clients. Toka est d’ailleurs en train de mettre sur pied un comité d’éthique.

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