Comment l’IoT peut révolutionner le transport d’organes

Le transport d’organes est une activité critique. Elle peut prolonger ou même sauver des vies des malades. Une entreprise nommée Novipod ajoute une dimension IoT au transport des greffons. 

En 2015,  plus de 21 000 malades étaient inscrits sur la liste d’attente de greffes en France. Environ 5 700 patients ont eu une greffe selon les chiffres de l’Agence de la biomédecine. Aux Etats-Unis, cette liste compte plus de 121 000 noms, autant de personnes qui attendent un organe selon l’UNOS (United Network for Organ Sharing), une association américaine à but non lucratif.

Ce sont 30 000 demandeurs qui ont bénéficié d’une transplantation aux Etats-Unis, après avoir rempli tous les critères d’un protocole très strict. Les critères à prendre en compte sont nombreux. Le médecin spécialisé doit d’abord établir si le malade peut être inscrit sur la liste suivant l’urgence de son cas, la compatibilité de son sang, de ses tissus et de la taille des organes, le temps déjà passé en attente et la proximité avec le donneur. Les organes transplantables sont le foie, le cœur, les reins, les poumons, et le pancréas.

Des protocoles exigeants à respecter

La priorité pour les hôpitaux spécialisés dans la greffe est de faire correspondre donneurs et demandeurs d’organes situés dans la même région. Si la correspondance n’est pas établie, l’objectif est de greffer l’organe prélevé le plus rapidement possible dans l’établissement le plus proche.

Une des grandes problématiques dans la poursuite de cet objectif, dans laquelle la vie des patients est souvent en jeu, c’est le transport des organes. Les procédés observés actuellement consistent à maintenir les parties du corps humain sous vide et à une température fixe, à adapter selon le greffon. Sa durée de vie varie, elle, entre 6 et 24 heures. 

De plus, l’organe s’accompagne d’un quantité importante de documents, notamment les résultats des tests effectués et l’historique du donneur. Ces deux dernières étapes peuvent grandement bénéficier des apports de l’IoT.

Organ Tracker, la plateforme IoT du transport d’organes

transport d'organes

Novipod, une société basée en Pennsylvanie, propose en ce sens une plateforme dédiée nommée Organ Tracker. Comme l’explique le média américain Network World, il s’agit de suivre à la trace les greffons pendant leur transport. Cette plateforme IoT repose sur des capteurs GPS délivrés par Kore, de température, de lumière, d’humidité, mais aussi de choc et de pression disposés autour des greffons. Cela permet d’obtenir toutes les informations nécessaires lors du transport.

Un coordinateur suit méticuleusement les métriques reçues toutes les 5 minutes et affichées sur un tableau de bord. Novipod s’est associé à Verizon pour couvrir une large zone du monde. La startup peut proposer ses services dans 180 pays et utilise les atouts de Flightware quand il y a nécessité d’effectuer le transport d’organes par avion. Cette entreprise propose un suivi des vols très précis.

Avec ces données, les équipes médicales préparent la greffe, et donc le patient, en sachant précisément quand le greffon arrivera dans leurs locaux. En ajoutant la numérisation  des documents au sein de la plateforme Cloud, la gestion serait encore plus efficace.

En premier lieu, il faut encourager le don d’organes dans le pays qui oblige aux volontaires à s’enregistrer. En cela, Apple propose d’effectuer les premières démarches d’inscriptions depuis son système iOS 10. En France, la législation présume l’acceptation de cette pratique depuis 1976.

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