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Wearables médicaux : Pourquoi les Américains sont réticents

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Si en France, les médecins sont encore réticents à l’idée de prescrire des wearables médicaux à leur patient, ce n’est pas le cas aux Etats-Unis. Cette tendance grandit rapidement outre-Atlantique. Pourtant, les patients et les médecins ne sont pas pour autant prêts à l’intégration de ce genre de dispositifs.

Le système de santé américain est bien différent du nôtre, c’est un fait évident. Le fait que les soins soient plus chers et difficilement remboursables pousse logiquement les citoyens à faire attention. Quoi que l’on en pense, le marché du tracker de santé semble particulièrement adapté dans ce pays. Les entreprises et les startups IoT se sont largement investis dans ce secteur et les médecins suivent de près ces technologies. Malheureusement, les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous.

Sur les plus de 30 000 internautes Américains ayant répondu en ligne, 4 % déclaraient que leur médecin leur avait recommandé l’utilisation d’un tracker de santé connectée. De leur côté, les fournisseurs de soins de santé primaires, plus de 600 d’entre eux ont été interrogés, sont 40 % à déclarer à avoir préconisé l’utilisation de ce type de dispositifs.

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Pour ce qui est des applications, encore une fois 4 % des sondés affirment que leur médecin leur a recommandé tous les types d’outils de suivi. Au contraire, le personnel de santé sont 52 % à prescrire des applications de mesure physique et 45 % des applications biométriques.

La faute au système de soins américain ?

Cette forte disparité entre les déclarations des patients et des médecins amène le Council for Accountable Physician Practices (CAPP), l’association de médecins qui commandé cette enquête, à émettre de sérieux doute sur la capacité du système de santé américain à fournir des services technologiques de bonne qualité pour la majorité des gens. L’étude s’accompagne de cette déclaration  du président de l’association, Robert Pearl :

« Ces résultats renforcent la croyance de longue date du CAPP que les modèles de soins centrés sur le patient sont essentiels pour combler ce fossé entre ce que les patients ont besoin et ce qu’ils reçoivent actuellement.« 

Ce serait donc une inadéquation entre « l’offre et la demande ». Malgré des prescriptions en hausse, les wearables médicaux ne sont pas forcément pris en charge par les assurances et coûtent encore trop cher.

Cette inadéquation ne se retrouve pas quand il est question de portail de santé digital. 48 % des personnes interrogées ont accès à ces plateformes, tandis que 50 % des médecins les prescrivent. Les wearables médicaux devront selon le CAPP suivre le même exemple pour être acceptés dans la vie quotidienne. Une étude intéressante, à imiter en Europe et en France.

 

One Comment

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  1. Cest quoi un wearable ?

    Je découvre votre journal et j’en suis au 3° article et je me dis « Bon Dieu c’est pas possible que ces gars aient fait ne étude de journalisme ». est-ce que vous désirez ne vous adresser qu’à des « branchés » ? J’essaie de m’informer mais s’il me faut un dico ou changer de plage ça me gonfle !

    Sinon, merci pour les infos, c’est encore relativement à ma portée, pour le reste.

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