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Pourquoi les consommateurs cessent d’utiliser leurs wearables

Les wearables représentent un progrès considérable pour le suivi de la santé. De nombreuses marques en proposent, mais une partie des consommateurs semblent les rejeter. Voici pourquoi, en quelques points.

Les dispositifs wearables, comme les smartwatches et autres bracelets connectés, sont censés être la prochaine grande révolution. En effet, les trackers d’activité sont les objets les plus évidents à utiliser pour le grand public et le secteur de la santé répond à un besoin considérable. Mais pour plusieurs raisons, il semblerait que les wearables soient en baisse de popularité.

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Bien que les wearables soient souvent comparés aux smartphones de par leur utilisation, les consommateurs ne semblent pas réclamer de nouveaux modèles année après année comme ils le font avec les smartphones et, dans une moindre mesure, les tablettes. Certains d’entre eux délaissent même leurs wearables. Une récente étude, réalisée sur la base de plusieurs rapports, examine pourquoi les propriétaires de wearables cessent d’utiliser leurs appareils.

Ils offrent des fonctionnalités limitées

Environ 10 % des utilisateurs de wearables aux Etats-Unis, au Brésil, en Chine, en Coréen du Sud et au Royaume-Uni ont complètement cessé d’utiliser leurs dispositifs, selon une étude menée par Ericsson ConsumerLab. Parmi ces consommateurs, 21 % disent que c’est à cause de leurs usages et leurs fonctionnalités limités.

Toutefois, il est nécessaire de rappeler que les wearables sont les objets connectés les plus populaires. Les consommateurs engagés le sont réellement. Deux utilisateurs sur cinq disent qu’ils se sentent nus quand ils ne portent pas leurs appareils. Un sur quatre dormirait même avec.

C’est assez radical, car le reste des utilisateurs ne n’y attache pas du tout, il y a très peu de demi-mesures. Une autre étude indique qu’environ 1/3 des Américains ont cessé d’utiliser leurs wearables dans les six mois après l’achat. La raison principale est qu’il est très fastidieux de penser à recharger son bracelet connecté ou sa smartwatch, alors que leur usage est très limité. La même étude confirme que les trackers d’activité ont du succès, mais qu’ils ne motivent pas forcément les utilisateurs à pratiquer des activités physiques.

Les produits ne sont pas autonomes

14 % des utilisateurs interrogés dans le cadre de l’étude ont cessé d’utiliser leurs appareils, car ils doivent être connectés à un smartphone pour bénéficier de toutes les fonctionnalités. En effet, si vous avez besoin d’un smartphone pour faire marcher votre smartwatch, autant directement utiliser le smartphone qui propose certaines fonctionnalités. L’aspect gadget de smartwatch ne peut s’empêcher de faire surface car dépenser des centaines d’euros pour un dispositif supplémentaire, seulement pour recevoir ses mails et ses SMS à son poignet, ça ne parle pas à tout le monde.

Des mesures inexactes

9 % des utilisateurs de wearables ont cessé d’utiliser leurs appareils, car les données et les informations recueillies sont inexactes. Les données des trackers d’activités, comme la distance parcourue ou le rythme cardiaque, sont totalement différentes selon les modèles. On pense notamment à la marque FitBit qui avait fait l’objet d’une plainte en nom collectif pour de fausses données sur le rythme cardiaque fournies par son matériel. Puisque le service de base ne fonctionne pas, il n’est pas étonnant que les consommateurs se séparent de leurs objets. Certains appareils peuvent être en marge d’erreur de plus de 16 %. L’Apple Watch serait l’appareil le plus précis.

Internet n’est pas tout le temps intégré

Il y a plusieurs modèles de smartwatches disponibles sur le marché, qui ont la capacité de se connecter à Internet via la 3G ou la 4G, mais 9% des personnes interrogées ont répondu qu’ils avait abandonné leurs appareils à cause de cela.
Sachant qu’un dixième des gens arrêtent d’utiliser leurs produits, car ils ne peuvent pas se connecter à Internet sans Wi-Fi, les fabricants commencent à le prendre en compte.

Mauvaise connexion au smartphone

Si les wearables sont dépendants d’un smartphone à proximité pour fonctionner de manière optimale, la connexion se doit d’être sans faille. Pourtant, 9% des interrogés ont rencontré des problèmes de connexion avec leurs appareils et ont été découragés.
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Les consommateurs lâchent également leurs wearables à cause de la concurrence sur le marché et de la jeunesse certaine de ce type de produit. Chaque mois, de nouveaux appareils font leur apparition en proposant de meilleures fonctionnalités. Ceux qui n’ont pas attendu pour se payer un wearable sont forcément déçus : ils voient de meilleurs produits leur passer sous le nez, à des prix similaires.

L’un des problèmes majeurs de ces appareils est également la faible durée de vie de la batterie. L’augmentation de l’autonomie de la batterie et la baisse des prix sont les deux facteurs qui feront la popularité des wearables.

D’autres critiques comme de mauvais designs, une mauvaise prise en main ou encore le manque d’applications sont également récurrentes à l’égard des wearables.

Cela peut paraître attrayant d’avoir un assistant au poignet, mais il faut bien savoir quel produit acheter. Il est évident qu’une grande partie de la population est tout à fait satisfaite par son smartphone, qui propose à lui seul de nombreuses fonctionnalités.

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