in

Authentification : guide complet sur ce mode de sécurisation en ligne

Authentification

L’authentification constitue un élément essentiel de la sécurité en ligne et de la vie quotidienne. Elle garantit la protection des comptes contre les cyberattaques grâce à de nombreuses méthodes efficaces.

D’une manière générale, l’authentification est un terme qui désigne le processus consistant à prouver qu’un fait ou un document est authentique. Ce guide offre plus d’explications sur ce qu’est l’authentification et sur les différentes méthodes rencontrées quotidiennement. Il indique également pourquoi l’authentification est essentielle à la sécurité de nombreuses entreprises en ligne.

pcloud

Authentification : définition

En termes simples, l’authentification constitue la procédure de reconnaissance de l’identité d’un utilisateur. Elle s’exécute au début d’une application et valide les utilisateurs pour s’assurer qu’ils remplissent toutes les conditions de sécurité.

Différents systèmes requièrent divers justificatifs pour confirmer une identité. Ce justificatif se compose souvent d’un mot de passe. Mais il peut également s’agir d’autres formes d’authentification, en fonction du service et des caractéristiques de sécurité dont l’application doit disposer. L’ensemble de la procédure comporte deux phases principales : l’identification et l’authentification réelle. Cette dernière permet de s’assurer que tout est sécurisé et que l’utilisateur a accès aux bons outils.

Cet article présente les différentes formes d’authentification, les technologies et les techniques. Ce guide aide également à comprendre pourquoi il est essentiel pour les entreprises de disposer d’un système d’authentification approprié.

Authentification : les différents types

authentification

Il existe de nombreux types d’authentification différents. Les cyberattaques s’améliorent au fil du temps, et les équipes de sécurité doivent être prêtes à relever de nouveaux défis. Elles cherchent à mettre en place des systèmes plus sophistiqués pour sécuriser leurs utilisateurs et s’assurer que la sécurité soit assurée. Cela explique pourquoi il existe tant de types d’authentification, qui tentent de couvrir une grande variété d’exigences. 

Voici les types d’authentification les plus courants.

Facteur unique/authentification primaire

Cette méthode permet de sécuriser le plus simplement possible l’accès à un système. Dans ce cas, il suffit de faire correspondre un seul justificatif d’identité pour se vérifier en ligne. Il s’agit le plus souvent d’un mot de passe, la forme d’authentification la plus populaire.

Authentification à deux facteurs (2FA)

Une couche de sécurité supplémentaire, garantissant qu’un système est plus sûr pour ses utilisateurs. De fait, après avoir saisi son identifiant et son mot de passe, l’utilisateur doit franchir une étape supplémentaire. Il fournit un autre élément d’information, qui peut être un code PIN, une réponse à une « question secrète », un numéro envoyer par SMS/email. Il offre même ses caractéristiques biométriques (en utilisant Face ID ou Touch ID par exemple). 

Authentification unique (SSO)

Le SSO permet d’authentifier en toute sécurité auprès de plusieurs comptes en ligne en utilisant un seul ensemble d’informations d’identification. En fait, ce système est utilisé chaque fois que la connexion est possible à l’aide de Google, Apple, Facebook ou un autre fournisseur. Le principe repose sur un certificat que le fournisseur de services et le fournisseur d’identité ont échangé. Celui-ci envoie les informations d’identité à un fournisseur de services par le biais de ce certificat afin de savoir qu’elles proviennent d’une source fiable.

Authentification multi-facteurs (MFA)

Avec l’AMF, il faut fournir deux facteurs de vérification ou plus pour accéder au système. Le système se compose d’une application, d’un compte en ligne ou d’un VPN. Cette méthode d’authentification représente la principale composante d’une politique de gestion des identités et des accès forte. L’utilisation de l’AMF pour les systèmes diminue les chances de réussite d’une cyberattaque. 

Protocole d’authentification par mot de passe (PAP)

Ce protocole d’authentification en texte clair utilise une poignée de main bidirectionnelle pour fournir au système une méthode permettant d’établir une identité. Dans ce cas, il n’y a pas de cryptage d’informations. Ainsi, cette forme d’authentification ne protège pas contre une cyberattaque.

Challenge Handshake Authentication Protocol (CHAP)

CHAP fait partie des protocoles de vérification d’identité qui réauthentifient périodiquement l’utilisateur au cours d’une session en ligne. Contrairement au PAP, ce mécanisme permet d’assurer la sécurité et la résistance aux attaques. Pour s’authentifier, l’authentificateur doit envoyer un message à une partie qui demande l’accès. 

Protocole d’authentification extensible (EAP)

Enfin, l’EAP peut prendre en charge plusieurs mécanismes d’authentification. Actuellement, il existe environ 40 méthodes différentes. EAP représente un cadre principalement utilisé dans les connexions point à point et les réseaux sans fil. Il ne s’agit pas d’un mécanisme d’authentification spécifique.

Erreur d’authentification : qu’est-ce que c’est ?

Les utilisateurs reçoivent souvent une notification d’« erreur d’authentification » lorsqu’ils essaient de configurer une connexion WiFi, de faire une demande d’API. Cela signifie que le dispositif ne peut pas authentifier le système pour une raison spécifique. Ce dernier peut être une mise à jour récente du dispositif, une connexion réseau instable ou une surcharge du serveur. 

Dans ce cas, il existe toujours un moyen de configurer les détails et de résoudre les problèmes à partir de la méthode d’authentification elle-même. Toutefois, cette démarche dépend fortement du problème. 

Authentification : technologies et logiciels

Il existe un certain nombre de technologies innovantes qui aident à sécuriser les systèmes et à authentifier les personnes à l’aide de différentes méthodes. Les principales technologies d’authentification comprennent les logiciels de reconnaissance faciale, les cartes à puce, l’authentification en tant que service, etc.

Voici les quatre principaux types de ces technologies qui facilitent la vie quotidienne : 

  • basées sur les mots de passe 
  • reposée sur la biométrie 
  • par certificat 
  • basé sur les e-tokens.

Les méthodes d’authentification des individus ont évolué au fil du temps. Il y a quelques années, il s’agissait principalement de mots de passe. Mais aujourd’hui, il existe de plus en plus d’options et de technologies dans tous les domaines. Ce marché évolue rapidement et les technologies doivent s’adapter à la nouvelle réalité. C’est ce qui explique les différentes options et techniques émergentes pour sécuriser nos systèmes en ligne.

Techniques d’authentification

Ces derniers temps, l’authentification fait partie des processus les plus courants dans le monde des applications mobiles et du développement web. Il convient de connaître les différentes techniques permettant d’authentifier les utilisateurs et de les autoriser à accéder à un logiciel particulier. Les types de techniques d’authentification les plus courants sont l’authentification :

  • par jeton 
  • par session 
  • basée sur les cookies
  • par réclamation
  • Digest

Chacune de ces techniques a son propre objectif et son propre cas d’utilisation. Tout dépend du type de service offert aux utilisateurs et des couches de sécurité nécessaires pour se protéger et protéger ses clients.

Authentification : les principes et son importance

Contrôler l’accès et laisser entrer le personnel adéquat constitue un élément essentiel de la réussite d’un système de sécurité en ligne. Pour y parvenir, il faut utiliser diverses méthodes d’authentification afin de vérifier si la demande d’accès est autorisée ou non. Cette méthode représente généralement l’élément principal pour sécuriser facilement votre système.

La procédure à suivre est plutôt simple. Pour accéder à un système, l’utilisateur doit saisir son ID utilisateur et un mot de passe secret. Mais ce processus comporte ses propres risques, il n’authentifie pas vraiment la personne concernée. Il se peut qu’un criminel se procure ces informations, ce qui lui permet d’accéder au système. 

Cette méthode permet donc d’authentifier un appareil indépendamment de la personne qui se trouve derrière l’écran. C’est pourquoi il existe tant de méthodes d’authentification différentes. Les entreprises peuvent mettre en œuvre celles dont elles ont besoin en fonction de la nature de leurs activités et des dispositifs de sécurité dont elles doivent disposer. L’objectif de l’authentification est de s’assurer que les bonnes personnes accèdent aux systèmes.

Authentification VS autorisation

L’autorisation peut sembler similaire à l’authentification, mais en réalité, ce sont des processus de sécurité très différents. L’authentification garantit que les utilisateurs sont bien ceux qu’ils prétendent être. Mais, l’autorisation donne à ces utilisateurs l’accès à une ressource ou à une fonction spécifique. 

Découvrez la relation entre ces deux processus à l’aide d’un exemple simple. Par exemple, dans un restaurant, l’authentification permet de donner aux  personnels l’accès aux zones de travail s’ils fournissent les bons justificatifs d’identité à des systèmes. Et l’autorisation leur donne la permission d’accéder à des endroits et des données spécifiques dont ils ont besoin pour faire leur travail avec succès. Ces deux systèmes aident à être plus sûr, mais leur objectif est différent.

Authentification : les différents protocoles

Dans le domaine des technologies de l’information, un protocole désigne l’ensemble spécial de règles que les points d’extrémité d’une connexion de télécommunication utilisent lorsqu’ils communiquent. Les protocoles spécifient les interactions entre les entités communicantes.

Norme d’authentification FIDO2

FIDO2 désigne la combinaison de la spécification de l’Alliance FIDO pour les protocoles client-authentificateur (CTAP) et de la spécification d’authentification Web (WebAuthn) du World Wide Web Consortium (W3C). Ces derniers permettent aux utilisateurs de s’authentifier auprès de services en ligne à partir d’environnements mobiles et de bureau à l’aide d’un dispositif d’authentification interne ou externe.

Pretty Good Privacy

PGP (Pretty Good Privacy) peut être utilisé pour signer, crypter et décrypter presque tout ! Pretty Good Privacy (PGP) est un protocole de chiffrement des données qui utilise une combinaison de chiffrement symétrique et asymétrique pour permettre à deux parties d’échanger des données en toute confidentialité.

Secure Shell (SSH)

Secure Shell (SSH) est un protocole réseau qui permet des communications sécurisées entre un client SSH et un serveur SSH sur un réseau non sécurisé (par exemple, Internet). Classiquement, SSH offre deux mécanismes d’authentification de haut niveau : les mots de passe et la cryptographie à clé publique. L’authentification par clé publique est généralement considérée comme plus sûre. En effet, elle évite de devoir stocker des mots de passe et élimine la possibilité qu’une personne compromise…

FIDO – Identité rapide en ligne

L’authentification Fast Identity Online (FIDO) est un ensemble de spécifications techniques ouvertes. Elles définissent des mécanismes d’authentification des utilisateurs qui réduisent la dépendance aux mots de passe. À ce jour, l’Alliance FIDO a publié trois ensembles de spécifications. Ces derniers fournissent un moyen standard d’interfacer un authentificateur matériel à second facteur.

Protocole client – Authentificateur (CTAP/CTAP2)

Le protocole CTAP ou Client To Authenticator Protocol est une spécification décrivant comment une application établit des communications avec un dispositif d’authentification. Cette spécification fait partie du projet FIDO2 et de la spécification WebAuthN du W3C.

Protocole d’authentification extensible (EAP)

Extensible Authentication Protocol (EAP) est un cadre d’authentification, et non un mécanisme d’authentification spécifique. Ce protocole est fréquemment utilisé dans les réseaux sans fil et les connexions point à point. En outre, il fournit certaines fonctions communes et la négociation de méthodes d’authentification appelées méthodes EAP. Le protocole EAP peut prendre en charge plusieurs mécanismes d’authentification sans avoir à en pré-négocier un en particulier. Il existe actuellement environ 40 méthodes différentes définies.

Connexion sécurisée, rapide et fiable (SQRL)

Secure, Quick, Reliable Login, ou SQRL (prononcé « squirrel »), désigne un projet de norme ouverte pour l’identification et l’authentification anonymes. Ces derniers sont sécurisés des utilisateurs de sites et d’applications Web. Il a été proposé par son inventeur, Steve Gibson, comme un substitut facile à utiliser aux noms d’utilisateur, aux mots de passe et à la MFA. SQRL a été conçu pour éliminer l’authentification par nom d’utilisateur et mot de passe sur les sites Web distants.

Autorisation ouverte (OAUTH)

OAuth est une norme ouverte qui permet aux utilisateurs de fournir à des sites Web ou à des applications un accès délégué à leurs informations stockées. Ces informations sont stockées sur d’autres sites Web ou applications sans avoir à fournir des données d’identification (c’est-à-dire le mot de passe). Ces derniers permettent d’accéder directement au compte où sont stockées les informations. Au lieu de cela, un jeton d’accès délégué est fourni, qui spécifie les autorisations d’accès.

Echange de clés sur internet (IKE)

Internet Key Exchange (IKE) est le protocole utilisé pour établir un canal de communication sécurisé et authentifié entre deux parties. Il utilise généralement des certificats PKI X.509 pour l’authentification et le protocole d’échange de clés Diffie-Hellman pour établir un secret de session partagé. En fait, IKE fait partie du protocole de sécurité Internet (IPSec), qui est responsable de la négociation des associations de sécurité (SA).

NT Lan Manager (NTLM)

Windows NT LAN Manager (NTLM) est un protocole d’authentification par défi-réponse utilisé pour authentifier un client auprès d’une ressource d’un domaine Active Directory. Lorsque le client demande l’accès à un service associé au domaine, le service envoie un défi au client. Ce dernier lui demande d’effectuer une opération mathématique en utilisant son jeton d’authentification.

Système de gestion d’identité inter-domaines (SCIM)

System for Cross-domain Identity Management (SCIM) permet d’automatiser l’échange d’informations sur l’identité des utilisateurs entre les domaines d’identité ou informatiques. En outre, SCIM a été conçu pour les entreprises qui utilisent des applications/systèmes hébergés sur des domaines externes. Il leur permet d’ajouter/supprimer de manière programmée des comptes pour les utilisateurs sur les applications/systèmes externes.

Protocole d’authentification Challenge Handshake (CHAP)

Le protocole d’authentification CHAP (Challenge-Handshake Authentication Protocol) est un protocole de vérification d’identité. D’ailleurs, il ne repose pas sur l’envoi d’un secret partagé entre la partie demandant l’accès et la partie vérifiant l’identité (l’authentificateur). En effet, CHAP repose sur un secret partagé. Mais, pour s’authentifier, l’authentificateur envoie un message de « défi » à la partie demandant l’accès, qui répond avec une valeur calculée.

Mécanisme d’authentification par défi et réponse (SCRAM)

Le mécanisme d’authentification par défi (SCRAM) est un protocole mutuelle qui se base sur un mot de passe. Par ailleurs, il a été conçu pour rendre plus difficile une attaque par écoute  de type « man-in-the-middle »). De fait, un client peut prouver à un serveur que l’utilisateur connaît un secret dérivé du mot de passe de l’utilisateur. Et ce, sans envoyer le mot de passe lui-même.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *