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L’IoT a-t-il atteint son âge de raison ? Presque selon Captronic

Captronic organise son événement annuel “Cap sur l’innovation” le mardi 10 octobre 2017 à la Cité Universitaire de Paris. Cette année, les acteurs du programme se posent la question : l’IoT a-t-il atteint son âge de raison ?

L’Internet des Objets s’impose aux yeux des professionnels comme un ensemble technologique à même de transformer leurs activités et ainsi obtenir un retour sur investissement important. Or, ceux qui avancent le plus rapidement sur ce sujet sont ceux qui disposent des budgets R&D les plus importants. Mais il ne faut pas oublier les PME et les startups qui souhaitent également s’installer sur ce marché prometteur ou utiliser les technologies d’automatisation et de remontée de données.

Captronic, un programme porteur de projets IoT

benjamin morin captronic

Le programme Captronic est une émanation de l’association de JESSICA France, elle-même fondée conjointement par BPI France et le CEA. Son objectif ? Aider les PME françaises à gagner en compétitivité, peu importe le secteur d’activité. Pour cela Captronic applique une stratégie de conseil sur une grande partie du territoire français. Ce sont 24 ingénieurs spécialisés dans les solutions électroniques et le logiciel embarqué qui apportent leur savoir-faire de conduite de projet afin de répondre au mieux à la demande des entrepreneurs et des dirigeants de petites entreprises. À titre d’exemple, en 2015, la mission a aidé 3400 PME différentes en s’appuyant sur un réseau de plus de 300 centres de compétences : institut de recherche public, privé, des bureaux d’études, etc.

À force d’accompagner des projets de transformation numérique, les acteurs de Captronic sont à même de percevoir les évolutions concernant les technologies comme l’Internet des Objets et leur adoption. Ils sont donc capables de répondre à cette question : l’IoT a-t-il atteint son âge de raison ?

Jean-Philippe Malicet est le directeur national du programme Captronic. Il explique, qu’avec l’IoT ,“certains ont pu penser qu’il y avait un effet bulle objet connecté, nous nous considérons que ce n’est pas le cas. L’Internet des Objets représente un apport de solutions de fond. Le fait de connecter un système ou un objet apporte une grosse valeur ajoutée et permet de développer beaucoup de services.

L’IoT a donc déjà prouvé son efficacité aux yeux du directeur du programme. Il exprime néanmoins quelques nuances :

“Il peut y avoir un effet bulle sur certains produits B2C. Par exemple, le énième thermostat connecté aura beaucoup de mal à trouver sa place sur le marché, mais il y a toujours des projets malins et vraiment innovants en termes de services. En revanche, en B2B ou en B2B2C, il y a de plus en plus de solutions qui sont très intéressantes parce qu’il y a une vraie valeur ajoutée concernant l’optimisation de la production d’un outil et l’optimisation de la maintenance. “

Industrialisation : un défi français ?

La question n’est plus de savoir ce qu’une entreprise peut faire avec les technologies connectées, mais plutôt de trouver un moyen d’industrialiser le déploiement des capteurs dans l’entreprise ou la commercialisation d’un produit.

En France, cela n’est pas forcément évident. Le manque de ressources humaines et la délocalisation de certaines filières poussent bon nombre des acteurs de la French Tech à chercher les compétences et la capacité de fabrication ailleurs, le plus souvent en Asie.

En cela, le programme Captronic est épaulé par le fond de l’innovation de 10 milliards d’euros et le label French Fab, tous deux présenté par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. “C’est un message positif envoyé aux étudiants et aux jeunes travailleurs, car les filiales scientifiques ont du mal à recruter. Pourtant les ingénieurs et techniciens français sont très bien reconnus à l’international. Il y a également des industries qui recrutent en France, notamment dans les métiers de l’embarqué, de la sécurité, mais aussi de la fabrication industrielle : concepteur, soudeur, ingénieur, etc.” affirment Jean-Philippe Malicet.

Pour le directeur de Captronic, “c’est aussi un moyen pour les entreprises de réussir leur transformation numérique, de passer du produit au service. Nous avons aidé des sociétés qui sans cette étape n’auraient pas évolué, voire qui n’existeraient peut-être plus. Ces apports technologiques comme l’IoT permettent de monter en gamme”.

electronique captronic

Concernant la fabrication électronique, notre interlocuteur assure qu’aujourd’hui il est possible de fabriquer en France de manière compétitive : “ Sur des petites et moyennes séries, nous avons les moyens et les compétences pour fabriquer en France de manière automatisée, ce qui permet un meilleur rendement et d’éviter la recherche d’un interlocuteur en Asie tout en se reposant sur un bon réseau d’industriel avec qui l’on peut nouer une relation sur la durée.” Un exemple ? Captronic a accompagné Devialet sur cette partie. La licorne a confié à l’usine de Bosch de Mondeville en Normandie la fabrication de ses cartes électroniques et le montage des enceintes Phantom.

La sécurité, une prise de conscience à marche forcée

Reste une question primordiale pour beaucoup : la cybersécurité. Les entreprises, les PME et les startups ont-elles intégré cet enjeu dans leur feuille de route et dans leurs produits ?

Jean-Phillipe Malicet analyse la situation : “il commence à avoir une vraie prise de conscience de la part des industriels. Quand il s’agit de connecter une machine dans un atelier, la question devient centrale. Cette prise de conscience est un peu plus lente parmi les startups, car une commercialisation rapide est un enjeu vital, mais les événements récents provoquent un changement d’attitude. Autre raison de ce changement, les grosses évolutions réglementaires qui arrivent, d’abord des obligations de déclaration et ensuite l’obligation pour tout fournisseur de services numériques d’apporter un certain niveau de sécurité.

Pour aider les entreprises à s’adapter à l’anticipation des risques, Captronic est épaulé par l’ANSSI avec qui le programme a conçu un guide contenant des “règles d’hygiène” afin d’éviter les failles de sécurité les plus élémentaires. Lors de la journée Cap sur l’innovation, deux interventions auront lieu sur le sujet.

Il sera également question de l’adoption des plateformes IoT, de l’amélioration de l’autonomie des objets. N’oublions pas de mentionner la présentation et la remise des trophées Captronic aux sociétés sélectionnées par le jury.

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