Axelle Lemaire au Challenge des Services sans contact : « La France n’a rien à envier aux Etats-Unis »

Le 12 mars dernier avait lieu au Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, la finale du Challenge des Services sans-contact. Quatorze start-ups étaient en compétition devant un jury composé de représentants de grandes entreprises. Retour sur une soirée riche en nouveautés.

Tous gagnants

Pour sa première édition, le Challenge des Services sans-contact devait commencer fort. Après une courte introduction de Pierre Metivier. le « main event » du Challenge était la prestation des 14 start-ups encore en lice : chacune avait 3 minutes exactement pour présenter son projet devant le jury. Une fois le défilé des quatorze concurrents achevé, le jury s’est réuni pour délibérer et donner leurs récompenses aux gagnants. S’il y a en effet un Grand Prix, il existait également plus d’une demi-douzaine de « récompenses annexes », venant d’entreprises particulières (carrefour, Bpifrance, Gemalto… ) assurant ainsi qu’aucune des 13 autres start-ups présentes ne repartent les mains vides. Une vraie « école des fans » des start-ups. 

Le jury du Challenge des objets sans-contact
Le jury, composé de représentant de grandes entreprises françaises

Ces trophées sont accompagnés de prix et d’accompagnement spécialisés pour les start-ups. Ainsi, le prix de Carrefour donne l’occasion à la start-up gagnante de lancer un test grandeur nature de son produit dans un hypermarché. Une tactique gagnant-gagnant donc : les start-ups se voient ainsi aidées par de grandes entreprises avec des moyens quasi-illimités, ce qui leur permet de concrétiser leurs projets, tandis que les grandes compagnies jouent les mécènes et sont mises en valeur par ce soutien. L’occasion pour ces grands comptes d’attirer quelques start-ups dans leur giron au passage, ce qui arrange tout le monde. 

Le juste prix

La finale du Challenge des Services sans contact a accueilli Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, qui en a profité pour faire un discours éclair dans lequel elle a vanté les start-ups et industries françaises, affirmant ainsi que la France n’a pas rien à envier aux USA et que les start-ups sont à encourager dès l’apparition des premières pousses. Un discours très applaudi, pour un passage éclair, Axelle Lemaire n’a paru qu’une dizaine de minutes au Challenge.

Au niveau du jury, on retrouvait entre autre BNP Paribas, Bpifrance, Carrefour, le CNRFID, Gemalto, Orange et la SNCF. Les start-ups présentes étaient : Bornup, Famoco, Freemindtronic, Ledger, Micro-Be, My egg box, NFC Interactive, Pay in Tech, Sezam labs, Shop in street, Terradona, Think and Go, Trust designer et enfin Yuflow.

Après des discours auto-promotionnels de la part des membres du jury, les start-ups ont donc pu se présenter tour à tour, avec plus ou moins d’expertise. On a trouvé pêle-mêle : des bracelets connectés voués au payement sans-contact, des systèmes d’exploitation sécurisés, une application destinée à faciliter les parcours culturels dans les musées.

Le Grand Prix du jury a été donné, à l’unanimité à Micro-Be, pour son Médi-handtrace, une puce RFID installée dans les chaussures des patients et qui permet une traçabilité de l’hygiène des mains en milieu hospitalier (une alerte retentit s’il oublie de se laver les mains) et lutte donc contre les infections nosocomiales, les infections contractées en milieu hospitalier.

MICRO-BE a recu le grand prix du jury au Challenge des services sans contact
Francine Lanceleur, représentante de MICRO-BE, avec le Grand Prix du jury du Challenge des services sans contact

Un futur vraiment radieux ?

La finale du Challenge des Services sans Contact s’est déroulé sous des auspices très positifs : bonne humeur permanente, plaisanteries et piques amicales, musiques joyeuses, et pluie de récompenses… Mais pour quel résultat ? On attend donc de voir quel avenir attend des start-ups comme Micro-Be, et quel sera le tremplin qui sera offert aux start-ups participantes à ce type de challenge en général. La France a encore des progrès à faire pour hisser la conception de ses objets connectés au niveau mondial, après avoir donné une bonne image d’elle et de la FrenchTech à l’étranger lors du CES 2015 à Las Vegas.

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