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Cimetière connecté à Monaco : Est-ce bien nécessaire ?

cimetière connecté

Souvent, les solutions connectées émergent pour répondre à des problèmes simples. Dans le cas présent, la Principauté de Monaco a mis en place un service pour retrouver les tombes dans le cimetière de la ville.

Incongru. C’est le mot qui, au premier abord, convient le mieux pour définir l’action de la mairie de Monaco. La Principauté a annoncé s’être dotée de trois bornes connectées dans le but de géolocaliser les sépultures dans son cimetière.

Ces bornes sont reliées à une application mobile traduite en quatre langues : français, anglais, italien et espagnol. Les visiteurs des lieux peuvent ainsi obtenir un trajet jusqu’à la tombe de la famille. Il suffit de rentrer le nom du défunt recherché. Les bornes connectées en GPS, grâce aux antennes installées dans les environs, sont mises à jour régulièrement afin de pallier l’évolution des lieux et prendre en compte l’entrée des défunts.

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L’objectif selon Evelyne Folco la chef de service du domaine communal interrogée par l’AFP, c’est de pouvoir se retrouver dans le dédale du cimetière qui est « très étalé et sur différents niveaux« . A quelques jours de la Toussaint, le cimetière augmenté par la géolocalisation semble intéressant.

Quelques questionnements éthiques

Forcément, cela pose des questions éthiques. Peut-on imposer aux familles ce genre de phénomène technologie dans un lieu de recueil, aussi pratique qu’il soit ? Ce dispositif n’est-il pas la porte d’entrée d’une marée de capteurs dans les cimetières ? L’entretien d’un cimetière s’avère souvent compliqué puisqu’il demande de gérer des problèmes d’espaces, de consommation d’eau et de maintien des espaces verts, etc. Si des water grids, des capteurs d’exposition au soleil, de géolocalisation ou même des robots de nettoyage semblent bienvenus, ils ne sont pas forcément nécessaires en ces lieux.

Enfin, ajouter des objets connectés souvent mal protégés sert la cause des cyber-attaquants qui peuvent trouver là les membres d’une armée de zombies à intégrer dans un réseau botnet. Bien sûr, ce genre d’initiative est vouée à se démocratiser, mais il reste à établir les règles qui combleront les attentes de la famille, des mairies et éviteront les frayeurs de la cybercriminalité.

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