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Coupure des réseaux 2G et 3G, des fournisseurs de compteurs intelligents fermeront bientôt leurs portes

Anciens modèles de compteurs intelligents 2G/3G

Selon le rapport du Public Accounts Committee, le Royaume Uni connaît un retard au niveau du déploiement des compteurs intelligents. Il indique également que des millions de centres de communications vont fermer en raison de la coupure des réseaux 2G et 3G dans le pays. L’avenir des compteurs intelligents 2G/3G reste donc incertain.

Les entreprises concernées par la disparition des réseaux 2G/3G auront certainement de nouveaux déploiements de compteurs intelligents à prévoir. Elles devront alors concevoir ceux-ci sur des technologies alternatives, en gardant à l’esprit plusieurs exigences clés. Notamment la sécurité, la résilience, ainsi que la flexibilité des installations. Contrairement aux particuliers qui renouvellent fréquemment leurs appareils numériques, la durée de vie des dispositifs IoT atteint souvent 3 à 15 ans. Difficile dans ces conditions de s’adapter facilement à des changements technologiques brusques. Certes la 2G subsistera encore quelques années. Mais l’extinction imminente de la 3G impose aux entreprises d’anticiper dès maintenant la migration de leurs équipements connectés. Faute de quoi elles s’exposent à de graves dysfonctionnements.

L’IoT cellulaire : un pilier de l’industrie de l’énergie

Le secteur de l’énergie risque d’être lourdement affecté par la disparition à venir des réseaux 2G/3G. En effet, les solutions IoT cellulaires y occupent une place croissante, à l’heure où se dessine une nouvelle génération quant à la production et à la gestion de l’électricité. Des micro-réseaux aux circuits courts, ces technologies intelligentes optimisent la génération, le stockage et la distribution.

L’exemple le plus concret est celui des compteurs communicants. Connectés en 2G/3G, ils permettent un suivi précis des consommations, transmises aux fournisseurs d’énergie pour établir des factures détaillées. Ceux-ci peuvent alors mieux comprendre les usages et fluidifier les flux.

De leur côté, les entreprises et particuliers bénéficient d’un meilleur contrôle de leur consommation grâce aux données des compteurs intelligents. Cela leur permet de repérer les sources de gaspillage, de faire des économies, et in fine de renforcer leur efficacité énergétique dans une logique durable.

Pour de tels usages, la connectivité cellulaire (2G/3G) présentait un certain avantage en matière de simplicité et de fiabilité. D’où l’urgence pour le secteur de préparer la transition de ses équipements vers de nouvelles technologies télécoms.

Pas d’inquiétude ! D’autres technologies peuvent fournir une connectivité IoT fiable pour les compteurs intelligents 2G/3G

La fermeture des réseaux 2G/3G est déjà amorcée au Royaume-Uni et elle va s’accélérer. La plupart des entreprises énergétiques ont donc anticipé la migration de leurs équipements IoT vers de nouvelles technologies. Mais les fournisseurs internationaux devront composer avec des calendriers variables selon les pays.

Plusieurs alternatives s’offrent à eux pour assurer la continuité de leurs services connectés. à savoir les réseaux bas-débit LPWAN (LTE-M, NB-IoT) qui représentent un choix évident grâce à leur faible coût et leur large couverture. Le LTE-M vise alors les usages gourmands en données. Quant au NB-IoT, il permet des transferts plus légers mais son déploiement demeure toutefois limité.

Il y a également la 4G CAT-1 qui bénéficie d’une empreinte mondiale et uniformisée. Son surplus énergétique peut néanmoins rebuter pour des équipements comme les compteurs intelligents.

Quelle que soit la technologie retenue, les acteurs de l’énergie feront face à plusieurs défis : logistique, interopérabilité des réseaux, stratégie de déploiement global… Ils devront alors faire preuve d’une grande méthode pour orchestrer cette migration inéluctable vers un nouveau paysage télécom.

Des compteurs intelligents 2G/3G aux autres dispositifs de comptage, une phase de migration difficile mais pas impossible

Les fournisseurs d’énergie ont déjà une bonne visibilité des équipements de terrain impactés par la fin des réseaux 2G/3G. Pour ces assets, plusieurs solutions s’offrent à eux : remplacement de la carte SIM si compatible, upgrade complet du compteur ou downgrade vers une version non connectée.

Quoi qu’il en soit, ils devront veiller à ce que tout nouveau déploiement prévu s’appuie bien sur une technologie alternative pérenne. Leurs partenaires télécoms ont ici un rôle clé à jouer pour les accompagner. Ils peuvent les conseiller sur les différentes options et leur adéquation aux usages de comptage intelligent. Ils peuvent aussi les épauler sur la mise en œuvre à grande échelle de la solution retenue, pour assurer une transition progressive et harmonieuse du parc existant.

Encore des défis à relever

Les infrastructures énergétiques sont vitales et déjà exposées à des cyberattaques. Authentifier massivement les objets connectés représente un défi, face auquel l’industrie IoT innove sans cesse. La norme IoT SAFE pour les cartes SIM par exemple renforce leur sécurisation. De même, l’IA ouvre la voie à une surveillance en temps réel des comportements anormaux dans ces vastes réseaux.

Les acteurs du secteur doivent également penser résilience et flexibilité sur le long terme. Ils pourront être amenés à changer d’opérateur télécom au gré des contrats, ou à basculer vers un réseau plus fiable.

L’IoT, les compteurs intelligents en tête, transforment les infrastructures énergétiques pour plus d’optimisation et de durabilité. À l’heure de concevoir leurs futurs déploiements, les entreprises concernées devront mettre l’accent sur trois piliers incontournables : sécurité, flexibilité et résilience.

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