[Étude] Les développeurs sont-ils en phase avec les consommateurs ?

À l’occasion de la deuxième édition de son salon, Distree#Connectdays vient de publier une étude portant sur la problématique suivante : fabricants et distributeurs d’objets connectés sont-ils bien en phase avec les attentes des consommateurs ?

Pour réaliser cette étude, Distree#Connectdays a interrogé 1002 Français sélectionnés selon les critères suivants : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle du chef de famille ainsi que par stratification par région et catégorie d’agglomération. Elle s’est également basée sur l’avis de 69 distributeurs et 54 fabricants d’objets connectés sur leur perception de la relation des français aux objets connectés.

Qui possède des objets connectés ?

Au premier coup d’oeil, on remarque qu’il y a une majorité de personnes qui ne connaissent pas les objets connectés. 44 % des Français affirment connaître les objets connectés et 56 % ne pas connaître. Selon les acteurs du marché, 80 % des Français ne connaîtraient pas du tout. Dans l’ensemble, la connaissance est encore limitée.

Sur 8 % des Français qui déclarent très bien connaître les objets connectés, 71 % en possèdent au moins un. Selon l’étude, 60 % sont des hommes dont la moyenne d’âge est de 38,5 ans. À la vue de ces résultats, on peut conclure que la bonne connaissance du sujet repose sur l’expérience client. La façon dont on les utilise reste encore floue pour ceux qui n’en ont jamais utilisé.

35 % de l’ensemble des Français interrogés possèdent au moins un objet connecté. En tête, on retrouve la télévision connectée à 22 % suivi des alarmes et caméras connectées à 10 %. En troisième et quatrième position, on retrouve les montres connectées à 6 % et les bracelets connectés à 5 %. Visiblement, les wearables et les dispositifs pour la maison connectée sont les plus accessibles et les plus utiles pour l’utilisateur.

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Dans quels secteurs doit on développer les objets connectés ?

On observe que les trackers d’activité pour les sportifs (montres et bracelets) sont les objets connectés les plus évidents à utiliser. Mais ils ne représentent pas la majorité des objets possédés par les Français. Toutefois, les Français pensent à 64 % que les objets connectés devraient se développer dans le domaine de la santé, donc dans des trackers en tous genres et autres dispositifs. Les consommateurs pensent à 53% qu’ils devraient être développés pour la sécurité et à 51 % dans l’énergie et la domotique.

Pour en revenir au sujet de l’étude, les attentes des consommateurs sont en phase avec les hypothèses des fabricants et des distributeurs pour la santé. 85 % des fabricants pensent que les Français ont besoin d’objets connectés dans la santé et 83 % des distributeurs pensent de même. Néanmoins, 87 % des fabricants pensent que les Français sont attirés par les objets sur le thème de la maison connectée alors que seulement 51 % des français s’y intéressent.

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Concernant les bénéfices qu’ils peuvent tirer des objets connectés, les Français et les acteurs du marché se rejoignent sur la surveillance des logements à distance avec un vote à 36 % côté français. En deuxième position, on retrouve l’alerte en temps réel en cas d’urgence (34 %) et en troisième on retrouve l’aide au contrôle à la consommation (31 %)

Les risques liés aux objets connectés

Quand on parle de révolution technologique, il y a un facteur risque inévitable qui rentre en jeu. 45 % des Français prennent leur distance avec les objets connectés à cause de leur prix trop élevé pour l’usage qu’ils en ont. En effet, l’IoT n’étant pas encore rentré dans les moeurs et développé de manière organisée au niveau de la distribution et des réseaux, ses prix sont réservés à l’élite. 33 % ont peur d’une mauvaise gestion des données collectées, un défi majeur pour les entreprises et l’état. Vient ensuite le risque de dépendance pour 28 % des interrogés. Les fabricants et distributeurs sont en phase avec les consommateurs sur les deux premiers points, mais ne croient pas à l’addiction. Les distributeurs pensent que les Français trouvent que la plupart des objets sont obsolètes et les fabricants posent le problème de pouvoir gérer plusieurs objets connectés en même temps. 

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Les prévisions des consommateurs

L’avis des consommateurs sur l’avenir les objets connectés est tranché. On peut voir qu’ils ne croient pas tous à une « révolution ». La plupart des avis sont à peu de chose près en phase avec ceux des acteurs du marché. 49 % pensent que les objets connectés vont se développer mais ne bouleverseront pas nos vies, 35 % croient à une révolution (comme Internet il y a quelques années) et 15 % pensant que c’est une mode qui passera.

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Voici un état des lieux de la perception de l’IoT en 2016. Après avoir passé en revue la connaissance, la possession, la compréhension, les bénéfices, les risques et les prévisions, on se rend compte que les avis des consommateurs sont encore mitigés.

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