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Les conseils e-commerce IoT de Future-Connection

Interrogé à l’occasion de la revente de Future-Connection, Benjamin Doussot, l’un des fondateurs de la plateforme de vente en ligne, a accepté de nous livrer quelques conseils pour tous ceux qui désireraient se lancer dans l’e-commerce d’objets connectés.

Historique de Future-Connection

Petite piqûre de rappel : en 2014, Benjamin Doussot et Romain Rozot se rencontraient sur les bancs de l’IAE Dijon. Passionnés de nouvelles technologies, en particulier des objets connectés, ils n’ont pas tardé à monter leur propre site d’e-commerce, entièrement dédié aux objets connecté. Baptisé Future-Connection, il est en ligne depuis le 1er septembre 2014 et, grâce à ses partenariat avec de jeunes startups et de grandes marques, il est rapidement devenu un acteur majeur du marché des objets connectés.

Aujourd’hui, Future-Connection est plus rentable que jamais mais a atteint une taille critique. Selon Benjamin Doussot, directeur général de la plateforme, soit ils s’arrêtent maintenant, soit ils effectuent d’énormes investissements pour passer dans la cour des grands. Incapables d’assurer un tel financement pour le moment, les fondateurs de Future-Connection n’ont eu d’autre choix que de confier leur création à quelqu’un de plus grand.

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C’est l’origine de l’annonce de la revente du fameux site de e-commerce. C’est aussi ce qui explique sont prix particulièrement bas (10.000€ pour tous les droits, le logo, les templates, mais aussi l’intégralité des stocks, qui s’élèvent à quelques 5.365,17€ hors taxes). Le futur propriétaire se devra de fournir d’importants investissements pour pousser la plateforme au niveau supérieur. Aucun nom sur qui serait susceptible de récupérer Future-Connection, mais ils sont déjà nombreux à s’y intéresser.

Future Connection

Les trois conseils de Future-Connection

Tant que nous y étions, nous en avons aussi profité pour glaner quelques conseils auprès du directeur général du site. Le sujet : comment bien se lancer dans l’e-commerce des objets connectés ?

Benjamin Doussot donne trois grands conseils :

1 – Se différencier. Le marché des objets connecté est encore très jeune. Il y a un ou deux ans, presque personne ne savait de quoi il s’agissait. Comme il commence à peine à arriver à maturité, tous les géants du secteur se lancent pour exploiter le filon, et les startups auront de gros concurrents à affronter. La solution : se différencier, en se construisant un portefeuille de produits uniques et originaux. Pour ça, Benjamin Doussot conseille d’investir à fond dans les jeunes startups fabricant des objets connectés. Ces sociétés n’ont souvent pas les épaules pour démarcher des sites comme Amazon, et signer des partenariats avec les plus prometteuses avant les autres est souvent un moyen de gagner en intérêt aux yeux du public.

2 – Communiquer de manière originale. Toujours dans l’optique de se différencier des grands sites de e-commerce, proposer une communication innovante et originale (comme proposer des tests produits sur sa page d’accueil) est également indispensable pour se forger un nom.

3 – Se lancer. Pour le moment, il n’y a pas encore de leader absolu sur le marché. C’est une réelle opportunité car tout est à construire, il suffit d’investir un minimum pour devenir un acteur majeur. En bref, c’est le moment ou jamais de sauter le pas.

Au sujet des startups avec qui s’associer, le tout est de distinguer quelles sont les plus prometteuses. Selon Benjamin Doussot, c’est plus de 8 startups sur 10 qui finissent par échouer. Le succès ne dépend pas tellement du prix, mais de l’innovation et du besoin auquel les objets connectés proposés répondent. Les produits trop semblables aux autres ne sont pas assez intéressants et les trop innovants sont parfois incompris du public. Le truc, c’est d’apprendre à distinguer les pépites, ceux qui créent un véritable besoin et sont appelés à perdurer dans le temps. Trouver une startup de ce genre, c’est aussi profiter de son succès.

Bien entendu, les objets connectés les plus désirés restent ceux produits par les grandes marques. Cela n’a d’ailleurs rien d’étonnant, puisque ce sont les seuls à vraiment communiquer sur leurs produits. Même s’il est important de s’assurer un peu d’originalité en s’associant avec des startups, il reste donc intéressant de tenter des partenariats avec les plus grands.

De même, selon les clients et les intermédiaires par lesquels on passe, la question de la marge dégagée par les objets connectés varie énormément. S’il est parfois possible d’acheter directement au fabricant, on estime généralement la marge autour des 15%-25%. En négociant bien, Future-Connection affirme même qu’il est possible de monter jusqu’à 50% ou 60%.

Last but not least, nous avons bien sûr abordé la question de l’intérêt du e-commerce. C’est que selon une étude de GFK, la mise en situation (autrement dit, le fait pour l’utilisateur de pouvoir tester directement le produit afin de savoir ce qu’il achète) est un facteur d’achat déterminant. Selon cette logique, les points de vente physiques seraient donc plus intéressants que leur version online. C’est un point avec lequel Benjamin Doussot n’est pas d’accord. De son point de vue, au contraire, le marché des objets connectés n’est pas assez mature pour se permettre de trop de pencher sur la vente physique. La raison est simple : pour l’instant, la plupart des clients sont des early adopters, principalement présents sur Internet et plus susceptibles d’acheter sur des plateformes en ligne. L’intérêt des magasins physiques se fera surtout dans quelques années (nous parlons d’au moins cinq ans), une fois que le marché et le public auront muri et que les objets connectés seront davantage démocratisés. A bon entendeur…

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