Éducation : comment les objets connectés vont transformer l’enseignement

Aujourd’hui nous parlons des digital natives, les personnes vivant depuis la naissance ou presque dans un environnement numérique. Il s’agit des enfants nés entre la fin des années 1980 et aujourd’hui qui ont connu très tôt le « plaisir » d’utiliser un ordinateur, des consoles de jeux, des mobiles, puis maintenant des tablettes et des smartphones. Avec l’émergence des objets connectés, une question se pose : va-t-on parler de connected natives dans l’éducation ?

Avant d’évoquer les hypothèses négatives que véhicule ce genre de qualificatif, il est bon de se poser la question des impacts sur l’éducation. Comment les objets connectés vont influencer le comportement des enfants d’aujourd’hui et de demain. Comment intégrer l’utilisation de tel dispositif dans l’apprentissage des connaissances.

Pour The University Herald, un Web quotidien consacré à l’actualité des universités américaines, l’Internet des objets n’est pas seulement une innovation majeure pour la santé ou le milieu industriel, mais aussi pour les spécialistes de l’éducation.


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En commençant par les techniques d’e-learning, les formations en ligne, les professeurs et les conférenciers peuvent filmer leurs cours en direct, en replay ou réaliser des vidéos courtes pour expliquer certains aspects de leur enseignement en images. Si la pratique est de plus en plus courante aux États-Unis, avec des objets connectés, les possibilités affluent, de la maternelle jusqu’à l’enseignement supérieur. 

Ainsi, pour Business Insider, l’évolution des technologies mobiles et de l’IoT permet aux écoles d’améliorer la sécurité des campus en installant des caméras intelligentes, de faciliter l’accès à l’information et d’adapter plus facilement les programmes selon les classes.

Faciliter l’éducation « classique »

éducation connectée

Sans abandonner l’apprentissage de l’écriture, l’enseignant pourrait grâce à des stylos connectés recevoir une analyse de la graphie et de l’orthographe de ses élèves. Les problèmes de dyslexie  seraient plus rapidement repérés et l’intervention des orthophonistes plus rapidement mise en place en primaire.

La frontière entre l’apprentissage en classe et à la maison tend à diminuer, notamment à la faculté et au lycée avec l’utilisation des ordinateurs, tablettes et smartphones. Avec l’utilisation du Cloud, le professeur peut plus facilement analyser les résultats de sa classe et adapter son enseignement en fonction des progrès de chacun et du programme à suivre.

De même, l’utilisation de tableau connecté comme le Smart Kapp facilite la prise de notes et l’envoi des grandes idées du cours par Internet aux étudiants. Le principe est d’enregistrer tous les tracés du marqueur pour les enregistrer sur un smartphone et une tablette afin de les envoyer en fichier PDF. 

Des contrôles créés par des intelligences artificielles, des bus connectés, des trackers d’activité pour les étudiants sportifs, la réalité virtuelle, etc. Les possibilités sont nombreuses pour « disrupter » l’éducation. Ces démarches apparaissent révolutionnaires, d’autant que des entreprises comme IBM commencent sérieusement à investir dans ce secteur.

Favoriser l’intégration sur le marché du travail

éducation etudiant

Seulement encore faut-il que les états puissent investir dans cette révolution numérique. En France, l’éducation nationale représentait 146 milliards d’euros de dépense en 2014. Avec le déficit impressionnant de l’Etat et la politique de réduction des coûts, l’investissement dans ces technologies ne semble pas la priorité. Pourtant, l’apprentissage par ces outils connectés et  surtout la compréhension de ces nouvelles technologies sont appréciés par le milieu professionnel.

La maîtrise des fonctionnalités numériques permet par exemple de faire évoluer les métiers les plus manuels. Dans un contexte d’industrie du futur, ce n’est pas les qualités physiques du manutentionnaire qui seront valorisées, mais sa capacité à gérer une flotte de robot de conditionnement, de port de charges, etc.

Par ailleurs, l’impact sur l’éducation ne relève pas seulement des méthodes d’enseignement, mais des programmes que les élèves devront assimiler.

L’émergence de l’IoT provoque un changement des métiers. Dans un premier temps, les ingénieurs sont particulièrement demandés. Par la suite, les élèves devront forcément bénéficier d’un socle commun qui inclut l’apprentissage du code et des notions informatiques pour s’intégrer plus facilement sur le marché du travail.

Des évolutions techniques contre des décisions politiques

Le gouvernement Hollande a rendu obligatoire l’apprentissage du code informatique dès la petite enfance depuis la rentrée de septembre. Le pays est donc sur la bonne voie, malgré le retard accumulé par rapport aux autres pays européens. Maintenant, il faut penser à intégrer l’Internet des Objets auprès des élèves.

En y réfléchissant bien, une première méthode pourrait d’être d’équiper les établissements scolaires de senseurs et de smart grids. En réduisant les dépenses énergétiques et par la même occasion les coûts de maintenance, on pourrait facilement faire comprendre le principe d’Internet des Objets aux élèves tout en les sensibilisant à l’écologie. Là encore, les décisions et les initiatives politiques auront un grand rôle à jouer.

 

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