Atos souhaite racheter Gemalto pour 4,3 milliards d’euros

Le 11 décembre Atos a annoncé publiquement une OPA sur Gemalto de 4,3 milliards d’euros. Le spécialiste de la sécurité a jusqu’au 15 décembre pour se décider.

Rien ne va plus chez Gemalto. Le fabricant français de cartes à puce et expert de la cybersécurité a annoncé le 1er décembre dernier se séparer de 10 % de ses effectifs, soit 288 employés qui sont sur la sellette. Celui qui voulait se différencier en axant son développement dans l’IoT fait face à des difficultés financières et souhaite économiser 50 millions d’euros par cette restructuration.

Gemalto en difficulté

Après avoir prévenu de nombreuses fois les actionnaires des pertes de profit, le spécialiste de la cybersécurité se doit trouver une solution pour rapidement rebondir. La rumeur qui courait depuis plusieurs mois se confirme. Atos, l’entreprise de Service numérique a lancé une OPA le 28 novembre valable jusqu’au 15 décembre par le biais de son PDG Thierry Breton. Cette offre de 4,3 milliards d’euros présentée le 11 décembre a pour but de devenir un leader mondial en cybersécurité.

Atos se veut rassurant et séduit les actionnaires

Dans le communiqué diffusé hier, Atos assure que cette offre représente une prime de 42 % sur le cours de la Bourse, soit 46 euros par action. Le 12 décembre à 17h22 le cours par action de Gemalto atteint 45,61 euros. Le 11 décembre, il était à 32,45 euros à l’ouverture.

Atos n’a pas encore convaincu le conseil d’administration de Gemalto n’a pas pris annoncé sa décision. De son côté l’ESN a réussi à convaincre les actionnaires en assurant posséder en fonds propres 350 millions d’euros, ne pas être endetté et avoir obtenu des accords de financement de la part de deux grandes banques.

Si Atos réussit son coup, le nouveau groupe rassemblerait 100 000 salariés dont 15 000 en provenance de Gemalto. Thierry Breton a assuré qu’il voulait garder tous les employés du spécialiste de la carte à puce et de l’eSIM. Le matin du 12 décembre, 200 à 300 salariés de Gemalto ont manifesté devant un des sites de production de La Ciotat dans les Bouches du Rhône. Peut-être seront-ils rassurés dans quelques jours.

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