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HongMeng OS : le système d’exploitation mobile est en fait dédié à l’IoT

Selon Liang Hua, président du conseil d’administration de Huawei, le Hongmeng OS n’a pas été conçu au départ pour les smartphones. Le système d’exploitation qui doit remplacer Android sert avant tout à faire fonctionner des objets connectés.

Alors que Huawei, soumis aux sanctions américaines, doit changer son système d’exploitation mobile, le président du conseil d’administration de Huawei a déclaré au cours d’une conférence de presse, le 12 juillet à Shenzhen, que le HongMeng OS n’était pas forcément le successeur d’Android. Il s’agit plutôt d’une solution IoT.

HongMeng OS, une solution dédiée aux objets connectés

HongMeng OS est principalement développé pour les appareils IoT qui réduiront le temps de latence… En ce qui concerne les smartphones, nous considérons toujours Android et son écosystème comme un « premier choix ». Nous n’avons pas encore décidé si HongMeng peut être adapté comme OS pour téléphone à l’avenir, a dit Liang Hua.

Ses propos rapportés par le média chinois Technode font écho aux déclarations de Ren Zhengfei, le PDG de Huawei au Point. Il a affirmé dans une vidéo publiée sur le site du journal français :

HongMeng n’est pas conçu pour les téléphones comme tout le monde le pense. Nous n’avons pas développé l’OS pour remplacer Google – et si Google retire Android à Huawei, nous devrons commencer à construire un écosystème, car nous n’avons pas encore de plan clair.

Après les sanctions du gouvernement américain envers Huawei, Google lui a privé l’accès à Android. Le fabricant chinois avait rapidement annoncé une alternative pour ses prochains produits. Le 24 mai 2019, la firme a enregistré la marque HongMeng OS, ainsi que les noms suivants pour l’Union européenne : Huawei Ark Os, Huawei Ark, Ark, Ark OS et Harmony.

Le PDG promettait une amélioration des performances de 60 % grâce à cet OS développé depuis 2012. Il a déclaré qu’il fonctionnerait avec toutes les applications Android et Web. Ren Zhengfei a assuré qu’il serait disponible au plus tôt à l’automne de cette année, au plus tard au printemps 2020. Cependant, il a reconnu auprès du Point qu’il n’avait pas encore effectué de comparaisons de vitesse avec Android. Il déclare : « HongMeng OS sera sûrement plus rapide« .

Huawei cherche des portes de sortie à la crise… et tous les moyens sont bons

Selon un haut responsable américain cité par Reuters, le gouvernement américain pourrait à nouveau octroyer des licences autorisant les entreprises américaines à travailler avec Huawei. Ces accords seraient délivrés dans un délai de deux à quatre semaines à partir de ce lundi. Le poids du géant chinois sur l’économie américaine s’avère loin d’être négligeable.

Il a dépensé pas moins de 11 milliards de dollars auprès de ses fournisseurs Micron Technology, Qualcomm ou encore Intel. Ces grands groupes tentent de faire pression sur l’administration Trump pour qu’elle lève les restrictions pesant sur Huawei. En juin dernier, Micron et Intel auraient contourné l’embargo en livrant des pièces qui ne figuraient pas sur la liste des produits interdits émise par les autorités.

Dans un même temps, le spécialiste des smartphones et du réseau préparerait une vague de licenciements massive aux États-Unis, selon le Wall Street Journal. Sa division Futurewei Technologies emploie pas moins de 800 salariés au Texas, à Washington et en Californie. Une partie d’entre eux aurait déjà reçu la notification de leur départ forcé, tandis que l’autre est invitée à travailler en Chine.

Huawei, qui ne semble pas encore avoir mis au point d’alternative logicielle pour sa division mobile, joue donc sur plusieurs tableaux. Rien n’indique qu’elle abandonnera le développement de son Hongmeng OS, même si les sanctions américaines sont levées.

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