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Le Japon freine l’export de matériaux technologiques vers la Corée du Sud

Le Japon restreindra l’export de certains composants chimiques utilisés pour fabriquer des smartphones et des puces IoT. Une décision prise sous fond de rancœurs datant de la Seconde Guerre mondiale.

Ce lundi 1er juillet, Hiroshige Sekō le ministre japonais du Commerce et de l’Industrie (Meti) a annoncé la restriction de l’exportation de certains matériaux utilisés dans la conception d’écrans souples et des puces de smartphones. Ils sont notamment fabriqués par Samsung.

Le Japon complique la fabrication des smartphones, tv et objets connectés coréens

À partir du 4 juillet, le Japon freinera la vente d’une liste de trois composants, le polyimide fluoré, la résine photosensible et le fluorure d’hydrogène, à des entreprises basées en Corée du Sud.

Selon le ministère japonais, “le METI a récemment constaté que certains articles sensibles ont été exportés vers la République de Corée avec une gestion inadéquate de la part des entreprises. Le METI appliquera des procédures plus strictes pour certains articles contrôlés et leurs technologies connexes”.

Des sociétés comme Samsung, LG, et SK Hynix devront demander l’autorisation d’export au ministère. Une opération administrative qui dure environ 3 mois.

Le communiqué de presse insiste sur la relation de confiance mise à mal entre les deux pays sans en préciser la cause. En Corée du Sud, des tribunaux ont jugé que des entreprises japonaises doivent réparations financières à des familles coréennes. Des sociétés nippones comme Nippon Steel, Sumimoto Metal Corp. et Mitsubishi Heavy Industries les ont forcés à travailler pendant la Seconde Guerre mondiale.

La colonisation japonaise résonne dans la mémoire collective coréenne

Or le Japon estime avoir réglé ce différend en 1965, lors de la signature d’un traité entre les deux pays. Les tribunaux rétorquent que ce document ne porte pas sur le travail forcé. Les autorités nippones souhaiteraient qu’un jury international statue de la question.

Par ailleurs, le Japon évoque des raisons de sécurité. Il pourrait retirer la Corée du Sud de sa liste blanche de pays qui ont le moins de restrictions concernant les nouvelles technologies. Il y a quelques mois, différents ministères avaient affirmé leur attachement au libre échange. Ils rappelaient également l’importance de la cybersécurité et de la sûreté nationale.

De leur côté, les entreprises coréennes spécialisées dans la fabrication de smartphones, de téléviseurs et d’objets connectés auraient des stocks suffisants pour tenir quelques mois. Après quoi, elles pourraient potentiellement souffrir de la pénurie.

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