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La startup allemande Mozaiq lance sa marketplace IoT en France

Mozaiq, une startup munichoise soutenue par ses actionnaires ABB, Bosch et Cisco lance sa marketplace IoT en France. Déployée depuis le 28 novembre, la société propose d’interconnecter les objets connectés des constructeurs avec les services des fournisseurs.

Les marketplace IoT se multiplient. Elles n’ont pas toutes les mêmes fonctions. Alors que la fondation IOTA s’adresse aux entreprises qui souhaitent partager leurs données, Mozaiq met en relation les fabricants spécialistes de l’Internet des Objets et les fournisseurs de services à travers une marketplace IoT. L’objectif ? Faciliter le développement et le déploiement de solutions IoT pour les consommateurs finaux. Dans une démarche d’interopérabilité, Mozaiq s’occupe de connecter les capteurs des entreprises partenaires avec les applications des fournisseurs de service.

Pour ce faire, elle propose par le biais de l’abstraction fonctionnelle de faciliter l’intégration des objets des différents constructeurs avec les services des fournisseurs. Cette marketplace, selon Axel Godoy, son CEO, a pour avantage d’accélérer le temps de développement des solutions de fournisseurs de services orientés consommateurs finaux (B2B2C) en plus de leur donner accès à une vaste catégorie d’appareils.

En quelques mois d’existence, la marketplace IoT prouve la viabilité de son modèle

mozaiq marketplace iot fonctionnement

Lancé depuis le salon IFA de septembre 2017 en Allemagne, la marketplace IoT attire des entreprises comme Bosch, par ailleurs actionnaire de la société Mozaiq, Sigfox, les fabricants d’ampoules connectées Osram, Wiz, Philips, le fournisseur de systèmes d’alarme egardia, le groupe PSA, Xee ou encore le fournisseur de services énergétiques allemand Ifena. Au total, Mozaiq rassemble 25 partenaires avec lesquels elle présente le plus de cas d’usage possible.

La marketplace IoT a permis de faciliter le déploiement d’un service de livraison de nourriture à domicile allemand, Lieferando (équivalent de Deliveroo) auprès des clients finaux de Cibek, un fournisseur d’une plateforme domotique intelligente nommée meinPAUL utilisée par les séniors.

De même, le prestataire de sécurité egardia a pu enrichir son offre d’alarmes connectées. En se connectant aux ampoules intelligentes d’Osram, de Philips ou de Wiz depuis la plateforme développée par Mozaiq, egardia a créé de nouveaux scénarios pour créer une simulation de présence provoquant l’illusion que les lieux sont habités, les téléviseurs allumés, etc. Si une intrusion est détectée, le système egardia peut également fermer les volets, verrouiller les accès, etc.

Un modèle économique conçue pour attirer les fabricants IoT

Les possibilités dépendent évidemment du nombre de fabricants et de fournisseurs de services présents sur la marketplace IoT.

Pour faciliter sa croissance et la création de services Mozaiq se concentre sur un modèle freemium qui s’accompagne de conditions générales “simplifiées” et un modèle économique “pay as you grow”. Mozaiq ajoute une dimension asymétrique dans son approche puisque les fabricants d’objets connectés ne paient pas leur présence sur la marketplace IoT, seuls les fournisseurs qui définissent la logique d’un service, comme enclencher une lampe au passage devant une caméra par exemple, s’acquittent d’une somme proportionnelle au nombre d’utilisateurs de ce dernier. Axel Godoy, CEO de Mozaiq déclare à ce sujet : “Nous voulons mettre en place un modèle gagnant gagnant. Vous payez un petit montant au départ et si votre service rencontre le succès, vous payez davantage. Notre mantra est de penser grand, mais de commencer à petite échelle”.

axel godoy marketplace iot

L’autre source de revenus pour Mozaiq repose sur un pourcentage des montants des transactions entre les fabricants d’objets connectés et les fournisseurs de service. L’accès à un type d’objet peut être gratuit, mais un fabricant peut très bien définir un accord financier calculé sur le nombre de capteurs et d’utilisateurs par mois. A ce moment là, la plateforme prend une part de ce revenu.

Le lancement français du 30 novembre n’est qu’un début de l’expansion de la startup à l’échelle européenne dans des secteurs comme l’industrie automobile, la sécurité, la domotique, l’assurance ou le service à la personne.

“Pour nous c’est important d’avoir une position forte en Europe et c’est pourquoi nous nous développons en France parce que c’est un des marchés principaux. Nous constatons également que les consommateurs sont véritablement réceptifs à l’IoT, davantage qu’en Allemagne. Nous voulons attirer le plus de partenaires possibles en Europe, puis dans le monde” conclut Axel Godoy.

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