Fusion Nokia Alcatel

Fusion de Nokia et Alcatel Lucent : l’union fait la force ?

Nokia et Alcatel Lucent ont officialisé les termes de leur fusion dans le but de rivaliser avec la concurrence asiatique. Une alliance qui intervient dans un contexte économique difficile pour les deux entreprises.

Nokia Corporation, c’est le nom de l’alliance entre Nokia et Alcaltel Lucent officialisé ce matin. C’est la grande nouvelle multimédia de la journée ! Hier déjà, un rapprochement majeur était évoqué entre les deux acteurs européens dans la télécommunication, le détail n’a été diffusé que ce matin. La fusion va se faire lors d’un échange de titre initié par Nokia sur Alcatel Lucent. L’idée, c’est d’élargir la couverture géographique à l’échelle mondiale ouvrant au finlandais les portes de l’activité nord-américaine. Oddo Securities estime que « Nokia pourrait consentir à retourner 50% des synergies à Alcatel-Lucent (1,2 euro par titre), de sorte que le finlandais devrait offrir au moins 5,2 euros par titre (contre 4,27 à 4,48 euros sur une base diluée ou non) ».

Il faut dire que depuis quelques années les deux acteurs étaient en grande difficulté. Un paradoxe quand on sait qu’ils étaient leaders il y a encore 15 ans. « Nous n’avions pas les moyens financiers pour investir dans la mesure qu’il faudrait, ni la taille critique nécessaire à faire des économies d’échelles indispensables pour assurer notre compétitivité dans le secteur« , explique Michel Combes le directeur général d’Alcatel-Lucent à nos confrères du monde, avant de poursuivre « Ma conviction profonde est que l’Europe avait pris du retard dans le domaine  des télécommunications et qu’il était temps de le combler pour faire face à la concurrence asiatique et américaine. »

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La question de l’emploi

Si une telle fusion peut apporter des perspectives d’avenir aux deux entreprises, la question de l’emploi est tout de même primordiale dans ce sujet. Le gouvernement français n’a pas tardé à réagir déclarant qu’il serait « extrêmement vigilant à la préservation de l’emploi sur l’ensemble des sites productifs français ».  La CFDT, la CFE-CGC et la CGT on de leur côté publié un communiqué commun déclarant qu’un rachat par Nokia « ne peut évidemment que nous inquiéter au vu des redondances, au niveau mondial, d’activités, de produits et de métiers entre les deux entreprises de plus de 50 000 salariés chacune « .

Face aux inquiétudes Michel Combes se veut rassurant. Pour lui « ce projet va même renforcer l’emploi en France« . Il annonce en effet 500 emplois supplémentaires dans la recherche et développement en plus des 2000 actuellement pourvus.

 Source
I
mage Une : Crédit Photo : 20minutes.

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