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Orange et Schneider s’expriment sur le SIdO

Salon SIDO

Du 6 au 7 avril, à la Cité Internationale de Lyon, prendra place le Showroom de l’Internet des Objets (SIdO). L’un des salons français dédiés à l’IoT les plus populaires de France, qui accueille cette année encore de grands noms du digital. Pour nous renseigner sur les coulisses de ce salon, nous en avons interrogé deux : Sylvain Paineau, représentant de Schneider Electric, et Patrice Slupowski, Directeur de l’Innovation numérique chez Orange.

Vous étiez présents à la première édition du SIdO ?

Sylvain Paineau (Schneider) : Tout à fait, nous étions présents sur la première édition. (…) L’un de nos responsables Direction et Innovation était intervenu sur une table ronde et j’avais créé, à l’intérieur du SIDO, un concours où l’on avait convié douze startups autour d’une thématique précise. A l’époque, c’était les objets connectés pour les bâtiments.

Patrice Slupowski (Orange) :  Oui. L’année dernière j’avais pris la parole sur une table ronde sur le rôle des alliances et partenariats, open innovation. Nous avions également présenté certaines de nos solutions sur l’Internet des Objets. Le salon suivait la première grande prise de parole sur notre stratégie Objets connectés, où l’on expliquait que c’était l’un de nos deux grands sujets de diversification à l’horizon 2018-2020 avec une ambition de 600 millions d’euros de revenus.

Pourquoi lui avoir donné votre confiance ?

Sylvain Paineau (Schneider) : Le sujet « objets connecté », le sujet « IoT », est l’une des priorités de Schneider Electric, donc on a pour stratégie de participer à des événements qui sont soit à caractère mondial (avec notre CEO qui peut intervenir sur certains forums autour de l’IoT), soit dans le cadre du périmètre proche. On avait vu que le SIDO convenait à ce qui nous intéressait. L’objectif, pour nous, était vraiment de nous associer à un salon qui n’était pas un salon scientifique, mais un salon mettant en œuvre à la fois des offres et des produits, ainsi que la capacité d’open innovation et de relations startups. Dans l’organisation et l’association que nous avons avec les gens du SIDO et de Lyon, on a trouvé un intérêt dans ce projet qui était l’un des seuls centré sur ce sujet là. Il y a eu d’autres initiatives depuis, mais à l’époque, c’était pour nous un salon thématique qui correspondait bien à nos désirs.

Patrice Slupowski (Orange) : Assez rapidement, on s’est retrouvé en confiance. Nous connaissions déjà les organisateurs, et le projet nous paraissait cohérent. Il y avait un bon équilibre entre les dimensions régionales, nationales et internationales, et un focus évident sur l’Internet des Objets. De plus, le format alliait parfaitement conférences, expositions et networking… Nous n’avons pas du tout été déçus.

Vous en êtes satisfaits ?

Sylvain Paineau (Schneider) : Satisfait, oui. Je crois que même du point de vue des organisatrices, [le SIdO] a été « victime de son succès », puisque les salles étaient pleines. Pour l’événement que j’avais organisé sur les startups, des centaines de personnes sont restées dehors parce que la salle n’était pas assez grande.

Patrice Slupowski (Orange) : Oui, très satisfait, sur tous les plans. (…) Ça a été une participation très réussie dans un événement qui était un beau succès. C’est pour cette raison que nous avons eu envie d’y retourner cette année.

Pourquoi y retournez-vous cette année ?

Sylvain Paineau (Schneider) : Pour deux raisons : d’abord, parce qu’on a été satisfaits de la première édition et que ce sujet reste dans nos priorités. [Ensuite parce] qu’il y a une vraie croissance du salon, en passant de 100 à 200 exposants, en recevant de 2.000 ou 3.000 visiteurs à 5.000 visiteurs, et avec une volonté d’être un salon d’exposition de solutions et de Pôle innovation, avec un grand focus mis sur l’open innovation. (…) Notre implication cette année ne va pas être de présenter un stand de produits Schneider. Il s’agit vraiment de s’impliquer au centre de cette activité d’open innovation, puisque notre stand sera orienté vers des innovations de nos équipes, mais nous allons également recevoir six startups avec lesquelles nous collaborons.

Patrice Slupowski (Orange) : Nous continuons notre travail sur l’Internet des Objets sur la distribution, la connectivité, les services et la valorisation des données. C’est un sujet majeur pour nous. Nous considérons que c’est maintenant un événement qui a prouvé la pertinence de son positionnement et nous avons un réel intérêt à y être présent, autant pour présenter nos solutions que pour rencontrer les acteurs de cet écosystème. Nous partons du principe que tout ce qui va se faire autour de l’Internet des Objets va se créer au sein d’un écosystème en collaboration avec une série d’acteurs, qui vont utiliser nos réseaux, créer des services, apporter des éléments complémentaires sur l’analyse de données. C’est au cœur d’un salon tel que le SIdO que nous pouvons rencontrer ces acteurs.

Selon vous, en quoi le SIdO se distingue de ses concurrents ?

Sylvain Paineau (Schneider) : Il y a beaucoup de salons thématiques dans lesquels on va avoir des notions d’objets connectés, mais qui sont noyés dans d’autres thématiques. On va aussi avoir des salons qui sont très orientés B2C – je pense au CES de Las Vegas. Là on est vraiment sur une thématique plutôt B2B (…), très focalisée sur le sujet IoT et avec une notion orientée vers l’open innovation, showroom, etc.

Patrice Slupowski (Orange) : Comme le sujet de l’Internet des Objets est extrêmement médiatique – c’est probablement, de tous les sujets technologiques du moment, celui qui est tout en haut des attentes – il y a une multitude de conférences, d’événements… Pour avoir un événement assez réussi, il est pertinent de traiter soit l’un des sous-sujets, c’est-à-dire une ligne verticale (comme la voiture connectée ou la maison connectée), parce que ça permet d’avoir une certaine cohérence entre les participants ; soit, de viser plus largement l’Internet des Objets, et d’être suffisamment visible et suffisamment massif pour être attractif. Je pense que le SIdO y parvient parfaitement. Il y a une articulation qui me parait intéressante entre l’initiative locale – et la région Rhône-Alpes est plutôt à l’honneur dans tous les sujets sur l’Internet des Objets, il y a des pôles très fort comme celui de Grenoble (…). Il y a une bonne attractivité nationale, puisque de nombreux participants viennent de la région parisienne. La portée est moins internationale pour le moment, mais il y a clairement une volonté de progresser dans ce sens.

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