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un drone volant au dessus de l'eau pendant un coucher de soleil

Pilote de drone, un métier d’avenir ?

De nos jours, il n’est pas rare de voir voler au-dessus de nos têtes de petits objets à hélices, qui font des bruits similaires à des bourdons en chasse, plus communément connus sous le nom de Drones. Mais qui les pilotes ?

Un drone est à l’origine un appareil utilisé par les militaires. Objets de surveillance et parfois de combat, ils sont souvent considérés comme étant des engins sans pilote. Cependant, dans l’armée de terre française, un poste a été spécialement créé à cet effet : spécialiste drones. Sa mission est clairement définie comme « commander une équipe de combattants renseignement drones, et mettre en œuvre les moyens de lancement/récupération ou de conditionnement d’engins de reconnaissance sans pilote (drones) ». Il s’agit alors d’un poste à part entière, avec une formation de 8 à 12 semaines et pour lequel l’armée recrute actuellement. Avec un tel engouement pour ces engins qui, suite aux événements récents, sont maintenant indispensables, il semblerait que pilote de drone devienne un métier essentiel et même prisé à l’avenir que ce soit en France comme à l’étranger, afin de réduire de façon massive le déploiement des soldats en temps de guerre.

drone militaire de nuit

Par la suite, tout comme internet, les drones sont vite devenus des appareils destinés au grand public. On retrouve ainsi différents modèles dans des magasins spécifiques ainsi que dans les grandes enseignes. Objets d’amusement pour certains, professionnels pour d’autres, force est de constater que ces appareils gagnent le marché à grande vitesse. Et l’étude de l’ « Association for Unmanned Vehicle Systems International » (AUVSI), annonce que ce secteur devrait exploser sous peu, prévoyant un impact considérable dans le monde de l’emploi. Mais piloter un drone, ce n’est pas si facile.

Devenir pilote de drone en France

En France, pour la première fois au monde, les drones civils ont été autorisés dans l’espace aérien en 2012 contrairement aux États-Unis qui devraient les autoriser cette année. Une association a même vu le jour en 2013, La Fédération Professionnelle du Drone Civil (FPDC), qui « fédère les acteurs privés et institutionnels dans le secteur du drone français, notamment les constructeurs et les opérateurs ». La Direction Générale de l’Aviation Civile permet, elle, de régulariser ces appareils et de les contrôler grâce à des lois.

Pour devenir pilote de drone, on apprend sur le site du gouvernement qu’il faut détenir une licence de pilote. Si vous avez déjà celui de pilote d’ULM, un brevet de base avion, de pilote privé avion ou hélicoptère, de planeur, de ballon, de pilote professionnel avion ou hélicoptère, de pilote de ligne avion ou hélicoptère, alors vous pouvez dès à présent acheter votre drone. Attention cependant, si l’utilisation du drone correspond à une de ces activités : relevés, photographies, observations et surveillances aériennes, alors la loi stipule que, dans ce cas très précis, il faut détenir une licence d’avion ou d’hélicoptère ainsi que 100 heures de pratiques. Avec près de 400 pilotes au sein de la DGAC et 84 membres de la FPDC, inutile de dire que c’est un secteur porteur d’avenir en France.

Il s’agit donc d’une formation conséquente en terme d’heures et d’investissements (environ 2400 euros) car il faut être à même de le piloter qu’il fasse beau ou qu’il y ait du vent. Si vous voulez vous reconvertir, pilote de drone pourrait bien être la solution puisqu’en 2014, plus de 100 millions de dollars ont été investis dans les drones.

Quelle est l’utilité première de ces drones civils ?

Les aéronefs civils ont caractère à être utilisés pour prendre des photos et vidéos depuis le ciel. Images époustouflantes, souvenirs incroyables, les chaines de télévision les utilisent également, mais avec un coût important. Et puisque aujourd’hui, une compagnie peut s’offrir un drone de qualité pour un prix avoisinant les 300 euros, il semble plus logique de former les journalistes. Ainsi, d’après le journal Le Monde, TF1 et I-Télé ont même lancé des formations pour leurs journalistes à ce sujet.

drone blanc avec un appareil photo

Des sociétés se sont, quant à elles, spécialisées dans le domaine comme « Techni Drone », afin d’offrir des formations pour devenir Télé-pilote. Néanmoins, certains préfèrent faire appel à des prestataires comme Drone-média, une société qui réalise, sous commande, des photographies ou vidéos pour ses clients.

Concernant le pilotage de drones de loisir rassurez-vous, si vous voulez en acheter un aucun diplôme n’est nécessaire, il suffit de ne pas enfreindre les quelques règles énoncées sur le site du gouvernement, pour s’offrir des heures d’amusements.

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