Laurent Eymard
Laurent Eymard - Co-Fondateur du site Red Dolphin

[Interview] Red Dolphin : la passion des objets connectés

Laurent Eymard est le fondateur de Red Dolphin, un e-commerce spécialisé dans les objets connectés. Nous l’avons interviewé. 

Red Dolphin distributeur

« La Suisse n’est pas particulièrement un Eldorado pour les start-ups »

OBJETCONNECTE.COM : Comment avez-vous eu l’idée de la création de votre entreprise ?

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Laurent Eymard - Co-Fondateur du site Red Dolphin
Laurent Eymard – Co-Fondateur du site Red Dolphin

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Laurent Eymard : La start-up a été créée en Juin 2013, donc on a un peu plus d’un an. On est basés en Suisse et la raison d’être de Red Dolphin c’est qu’on a trouvé qu’il y avait de nombreux revendeurs sur le marché mais aucun spécialisé dans les objets connectés et encore moins dans la partie qui nous intéresse le plus : les Wearables.

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C’est pour ça qu’on a voulu être à la fois une plateforme pour une communauté de gens qui aiment les technologies connectées de type wearables, et souhaitent les tester, tout en couvrant, on va dire, un peu avant les autres, ce marché émergent. Voilà ce que l’on fait : découvrir les objets, échanger des avis, découvrir des marques très tôt dans leur cycle de vie. Les rechercher quand ils sont encore à l’état de crowdfunding.

On utilise pas mal le site pour flairer les potentialités des objets qui sortent.

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O.C Pourquoi êtes-vous basé en Suisse ?

Laurent Eymard : Parce que j’habite là. (rires) On s’est créés naturellement en Suisse. La Suisse n’est pas particulièrement un Eldorado pour les start-ups. La France est performante en la matière, surtout sur le créneau des objets connectés. Les helvètes montent en puissance mais on reste un pays beaucoup plus petit que la France.

O.C : Combien d’objets connectés avez-vous sur votre site ?

Laurent Eymard : Ça dépend du site. Sur le site .com qui est la première plate-forme que nous avons lancé on va dire que c’est quasiment illimité un peu comme le fait votre site. Sur le site e-commerce, là on est plus sélectif, dans la mesure où les produits qui arrivent là sont ceux qui sont déjà passés au crible. On va dire qu’aujourd’hui il y a entre 20 et 30 références.

O.C : Et vous les avez TOUS testés ?

Laurent Eymard : Ah oui ! Notre objet ce n’est pas d’être un revendeur lambda type Amazon où vous achetez l’objet et si vous n’êtes pas content vous le renvoyez. Avant d’acheter l’objet, vous nous posez des questions et si cet objet correspond à l’usage souhaité, vous l’achetez et si après vous avez des questions, on vous aide.

O.C : Donc vous accompagnez vraiment le client du début à la fin …

Laurent Eymard : Voilà, et ça va même plus loin. Comme on est très sélectifs, on discute avec les fabricants de ces objets et grâce aux feedbacks des clients et les avis récoltés sur notre plateforme, on peut les choisir avec finesse. On scelle un partenariat encore plus fort avec les produits que nous distribuons.

O.C Vous avez beaucoup de partenariats ?

Laurent Eymard : Il y a une dizaine de marques partenaires aujourd’hui, toutes présentes sur le site.

O.C : Quels sont vos plus gros clients et partenaires ?

Laurent Eymard : La plus grosse marque ? C’est une marque qu’on avait montrée à l’événement Intel, un fabricant d’éthylotests. C’est une société qui a plus de 13 ans et qui est à San Francisco. Ils sont devenus notre première marque et c’est aussi l’un des premiers produits qu’on a commencé à vendre.

BacTrack - Ethylotest

O.C : Vous comptez favoriser les produits Made in Suisse ?

Laurent Eymard : On prend les meilleures technologies en priorité. Et si on peut aider des sociétés suisses a émerger dans ce domaine là, on le fera et on le fait déjà avec Hyetis par exemple. C’est encore confidentiel, mais c’est une start-up qui compte combiner la montre mécanique et la montre électronique pour créer une hybride.

O.C : Pensez-vous créer des magasins physiques ?

Laurent Eymard : Ce n’est pas prévu. On va plutôt rester dans le on-line et travailler avec des gens dont c’est le métier de faire des magasins physiques. On est également distributeur vers les revendeurs qui ont des magasins, en Suisse en particulier.

Le regard tourné vers l’avenir

OBJETCONNECTE.COM : Comment voyez-vous le futur ?

Laurent Eymard : … Connecté (rires). Les objets connectés vont devenir une règle, un besoin. Ça va être compliqué bientôt d’acheter des objets non connectés. Le futur, c’est lorsqu’ils deviennent invisibles, portables, sans interface…

O.CQuel objet se démarquera à votre avis ?

Laurent Eymard : Plein ! Pour moi dans le futur, ça sera la montre. Parce que c’est un objet qui est assez universel. Les lunettes, on en porte pas tous, on n’a pas forcément envie d’arborer quelque chose qui est éminemment ou visiblement connecté ou geek. La montre, c’est un objet que beaucoup portent et qu’on a arrêté de porter parce qu’on a l’heure sur son smartphone. Mais je pense qu’on va la redécouvrir et ça, c’est la créativité. C’est l’innovation de ces gens qui vont nous redonner envie d’avoir une montre qui en fait plus… pas comme ce qui se fait à l’heure actuelle…ces montres esclaves du smartphone !

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