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La Royal Mint britannique transforme les déchets en trésors en récupérant l’or des appareils électroniques jetés

La Royal Mint veut recycler les déchets électroniques

La Royal Mint de Grande-Bretagne envisage de commencer à recycler à grande échelle les téléphones portables et les ordinateurs portables mis au rebut. L’objectif étant d’en extraire les métaux précieux, dont l’or et l’argent, qui y sont intégrés.

Les fabricants intègrent de petites quantités de métaux précieux dans les cartes de circuits imprimés et autres matériels électroniques. Des métaux qui font partie de la pile croissante de gadgets jetés chaque année dans le monde. Un record de 53,6 millions de tonnes de déchets électroniques a été généré dans le monde en 2019, selon les Nations unies. On ne recycle toutefois, qui moins de 20 % de ces déchets. Ce qui a entraîné la mise au rebut d’environ 57 milliards de dollars de métaux précieux.

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La Royal Mint fabrique des pièces de monnaie en Grande-Bretagne depuis quelque 1 100 ans. Elle a annoncé mercredi qu’elle s’associait à une start-up canadienne appelée Excir. Une entreprise qui affirme pouvoir extraire chimiquement les métaux.

La Royal Mint : pour une récupération locale

Habituellement, les déchets électroniques quittent les côtes britanniques pour être traités à haute température dans des fonderies d’Europe continentale. Mais au lieu de cela, les métaux précieux seront récupérés à température ambiante sur un site de la Royal Mint dans le sud du Pays de Galles, a déclaré une porte-parole de la Mint. Elle a décrit le processus comme plus respectueux de l’environnement. Il évite effectivement « l’impact écologique de la combustion ou de la fusion ».

Les scientifiques et les ingénieurs de la société d’État utilisent déjà le processus à petite échelle. Ils  prévoient ainsi d’étendre la technologie à la production de masse.

Sur son site Web, Excir a déclaré que sa technologie pouvait récupérer 99 % de l’or des déchets électroniques « en quelques secondes ». La société a récemment reçu un soutien financier d’environ 4,3 millions de dollars d’une fondation affiliée au gouvernement canadien. Une entreprise dont l’objectif est de financer les technologies propres.

La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne incite le pays à chercher des moyens de recycler davantage de déchets au niveau local. Les recycleurs du pays envoyaient des cartes de circuits imprimés en Europe continentale. Toutefois, ils s’attendent à ce que ces coûts augmentent avec le Brexit, a précédemment rapporté le journal The Guardian.

Une industrie à potentiel énorme

Les partisans de l’industrie voient un énorme potentiel dans l’extraction des métaux précieux des vieux appareils électroniques. D’autant plus que les prix de l’or s’envolent. Il y a 100 fois plus d’or dans une tonne de téléphones portables que dans une tonne de minerai d’or, selon un rapport de 2019 du Forum économique mondial. Aux prix actuels, une once d’or vaut environ 1 750 dollars.

Excir n’est pas la seule start-up à travailler sur des techniques d’extraction durables. La société néo-zélandaise Mint Innovation a levé des fonds l’année dernière pour construire des usines en Australie et en Angleterre. Un site où elle prévoit d’utiliser des microbes et des produits chimiques peu coûteux pour récupérer des métaux précieux à partir de déchets électroniques broyés et réduits en poudre.

Certains scientifiques ont toutefois mis en doute la durabilité et la neutralité environnementales de l’extraction des métaux précieux des déchets électroniques. Ce type de procédé implique effectivement souvent l’utilisation d’acides.

 

 

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