Smart Cities : 30% d’économies avec des standards sans-fil ouverts

Qui dit smart city dit réseau, et qui dit réseau dit standard de communication. Le cabinet anglais Machina Research s’est penché sur la question et en est ressorti avec ces chiffres : en privilégiant des standards sans fils ouverts, les smart cities pourraient réduire d’un tiers leurs dépenses.

Standards sans-fil open source = économies

Les standards de communication sans-fil ouvert pourraient réduire de 30% les dépenses des smart cities. C’est en tout cas ce qu’affirme Machina Research, le cabinet de recherche britannique spécialisé dans l’IoT. Selon ce dernier, ça serait plusieurs milliards de dollars qui pourraient ainsi être économisés en utilisant ce genre de normes sans-fil.

Machina va même plus loin, estimant que d’ici 2025, les smart cities pourraient dépenser jusqu’à 1,12 trillions pour le développement de technologies intelligentes (jusqu’à 500 millions de dollars en Inde). Cependant, elles pourraient bien économiser jusqu’à 341 milliards de dollars si elles optaient pour des standards open source plutôt que propriétaires.

De plus, Machina Research affirme que pour la même date, si ces normes sans-fil ouvertes finissent par être adoptées par les Smart Cities, les appareils « connectés » seront 27% plus nombreux sur le marché.

Economies Smart Cities

Une question d’interopérabilité

C’est bien d’aborder le sujet des normes sans-fil ouvertes, mais de quoi parle-t-on exactement ? On en distingue surtout deux importantes : le Bluetooth Low Energy (BLE) et OneM2M, toutes deux utilisables sans licence. En privilégiant ce genre de standard ouvert, on en arrive à une plus grande interopérabilité entre les différentes réseaux et applications, réduisant les coûts  d’installation pour la mise en place d’un nouveau dispositif.

C’est qu’actuellement, la plupart des fournisseurs IoT embarquent leur propre technologie sans fil avec leur logiciel de déploiement, plutôt que de se pencher sur des alternatives open source. Heureusement, plusieurs compagnies travaillent déjà à l’élaboration d’alliances autour de ces alternatives ouvertes. Plus qu’une interopérabilité dans plusieurs réseaux d’une même ville, ces alliances pourraient permettre une interopérabilité entre plusieurs villes. Ainsi, une application de parking, par exemple, pourrait être identique dans plusieurs villes si celles-ci adoptaient le même standard.

Actuellement, 230 entreprises se dressent derrière OneM2M (parmi lesquelles on retrouve Samsung, IBM Europe ou Verizon). Davantage soutiennent Bluetooth Low Energy, essentiellement du côté des fabricants de smart homes.

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