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[Startup Tour] Bealder, spécialiste du Beacon, nous permet d’interagir avec notre environnement

Le premier client de Bealder ? Darty. Un gros contrat qui a conforté ses deux fondateurs, Benjamin Durand et Julien Edouard, dans leur projet de balises connectées.

« Nous sommes sur un marché tout nouveau, c’est le côté excitant de notre projet », s’enthousiasment les deux jeunes entrepreneurs. Leur idée ? Utiliser la technologie iBeacon pour détecter des passages d’individus et leur envoyer des notifications sur leur smartphone. Ça fait plus de deux ans que Benjamin Durand et Julien Edouard travaillent sur ce projet. Mais ils ne l’ont véritablement lancé que l’été dernier, quand ils ont eu l’opportunité de signer un gros contrat avec Darty, le géant de l’électroménager et de l’informatique. « Nous n’avons officialisé la startup qu’au dernier moment, pour nous éviter des coûts inutiles », explique Benjamin Durand. Actuellement membre de l’association lanceuse de startups « BoostInLyon », Bealder profite de parrains qui la conseillent et d’un co-working avec d’autres startups.

Deux entrepreneurs aux profils différents …

Benjamin Durand

Benjamin Durand, à l’origine du projet, a suivi une formation en communication et marketing à Annecy, avant de se lancer dans une licence dispensée par l’École supérieure de publicité (ESP) de Paris. Après ses études, il a créé une agence web spécialisée dans le e-commerce et le développement d’applications mobiles. « Puis j’ai eu envie de sortir du monde virtuel du web pour arriver dans celui, plus réel, des objets connectés », explique-t-il.

Julien Edouard

Julien Edouard, lui, s’occupe de l’envers du décor. Après avoir fait cinq ans d’études dans le développement, il a enchaîné avec une licence professionnelle à l’IUT du Creusot.

Leur rencontre s’est faite naturellement : Benjamin cherchait un associé, un ami lui a présenté Julien. « On a mangé un midi ensemble, on s’est très bien entendus et son profil convenait parfaitement. Je l’ai rappelé le soir même pour lui proposer de me rejoindre dans l’aventure ».

… et un objet aux usages également très variés

Ces balises peuvent servir dans différents types de situations. Tout d’abord, un commerçant peut les utiliser pour envoyer des offres promotionnelles ou des programmes de fidélité. « Mettons qu’un client se promène dans le rayon électroménager, il pourra recevoir, sur son smartphone, une notification comprenant une offre promotionnelle sur les machines à laver », explique Benjamin Durand.

Mais on peut aussi se servir de ces petites balises lors d’un événement. « Par exemple, nous avons un partenariat avec la marque Bioderma. Pendant leur événement, on peut proposer une chasse au trésor, des quiz et développer des jeux », achève-t-il. Et, qualité incontestable aux yeux des organisateurs, la technologie permet de situer les zones chaudes et les zones froides de l’événement, grâce aux différents passages à proximité des balises.

Enfin, les balises connectées ont également séduit les villes connectées. En les plaçant à des points stratégiques, les visiteurs qui auront téléchargé l’application de la ville pourront obtenir des informations sur ce qui les entourent.

Le but : proposer de l’information en temps réel et de l’interactivité. Selon Benjamin, cette invention va permettre d’analyser les déplacements de la foule et de comprendre son comportement. « Exactement ce qu’il manquait aux commerçants et aux organisateurs d’événements », précise-t-il. En effet, il n’y a aucune limite à cette technologie car on peut placer des balises n’importe où. « Ça dépend juste de l’imagination de tout un chacun », conclut-il.

Bealder application Tourmalet

Un projet plein d’avenir

Mais pourquoi se sont-ils appelés Bealder ? C’est en fait la contraction de deux mots : Beacon et « builder », qui signifie « constructeur » en anglais. « On ne pouvait pas s’appeler Beacon, parce qu’on ne voulait pas s’enfermer dans cette technologie », détaille Benjamin Durand. En effet, les deux entrepreneurs voient plus loin que le bout de leur nez et se projettent dans l’avenir.
Et pour cause, leur startup n’a officiellement qu’un an mais ils visent déjà le haut du panier : Darty, Capgemini, Bioderma, le domaine skiable « Le grand Tourmalet » (Pyrénées), l’agence de communication « We Are Social », etc. « Dans un premier temps, nous nous sommes tournés vers les grands comptes mais nous commençons maintenant à nous adresser aux TPE et PME », précise Benjamin Durand.

Et pour aller loin, les deux Français ont compris qu’il faut être bien entouré et savoir déléguer. Pour la création des balises et le design, ils se sont tournés vers des spécialistes du métier. Idem pour la commercialisation, pour laquelle ils se sont appuyés sur un réseau de partenaires, revendeurs et d’agences. « Nous allons également vendre la solution directement depuis notre site Internet. Il est important de se concentrer sur son savoir-faire et de déléguer les choses que nous ne maîtrisons pas », affirment-ils.

Bealder app Darty

La possibilité de développer leur propre application

La technologie iBeacon est une technologie de proximité. Il suffit de placer les balises dans des lieux différents et elles interagiront avec un smartphone. Mais, pour que la connexion se fasse, le smartphone doit être doté d’une application. Si le client se balade dans les rayons de Darty, il faut qu’il ait téléchargé l’application de l’enseigne. De même s’il flâne parmi les sentiers du Grand Tourmalet. Son smartphone doit contenir l’application de la station de ski.

« C’est là que ça freine un peu. Souvent, les commerçants n’ont pas leur propre application. Ou, s’ils l’ont, les gens ne la téléchargent pas », explique Benjamin Durand.

Sa première solution : développer une application commune pour obtenir une plus grosse force de frappe.
La seconde : développer des partenariats avec le Figaro, le Monde ou la RATP, dont les applications génèrent plus de trafic et profitent d’une plus forte audience.

Concrètement, notre prochaine étape, c’est la phase commerciale.

« On a passé suffisamment de temps dans notre coin, à développer des outils et à se faire connaître. Maintenant, il faut vendre », estime Benjamin Durand.

Avec Julien Edouard, il va donc chercher de nouveaux partenaires et essayer de se faire connaître à l’international, un projet qui demande de gros moyens. « En Europe, on devrait pouvoir se débrouiller. Mais le prochain territoire à conquérir, c’est l’Amérique du Nord ».

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C’est à la fois la raison de notre succès et un obstacle : nous sommes arrivés très tôt sur le marché, avant même l’apparition de concurrents. Ça ne fait que 2,5 ans que la technologie iBeacon est apparue sur le marché. Aujourd’hui, même Orange s’y met. Le fait d’avoir été les premiers joue en notre faveur car, évidemment, les clients préfèrent prendre des gens qui ont de l’expérience. Et on essaie tout le temps de développer de nouveaux projets. Là, on aimerait connecter une balise à un écran de télévision. Quand l’usager passe devant l’écran, son Smartphone serait capté et les deux médias pourraient interagir.

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On en a noté deux. Premièrement, la technologie iBeacon a mis du temps à être mature. Autant au niveau technique, il a fallu que l’on comprenne la façon dont fonctionnent les balises, que dans les mentalités. C’est une technologie nouvelle pour les entreprises, qui n’ont pas forcément d’application propre. On arrive maintenant à un stade où la technologie est optimale. Mais surtout, nous sommes une jeune entreprise qui utilise une technologie tout aussi nouvelle. Nous n’avions donc aucun projet à présenter. D’une, parce que nous débutons et de deux, parce qu’il existe peu de projets menés à bien avec cette technologie. Souvent, les entreprises nous disaient que si nous n’avions pas de projets similaires à leur présenter, même montées par une autre startup que la nôtre, elles ne se lancent pas. Certaines demandaient 4 à 5 exemples de projets. Seulement, c’est un cercle vicieux : il faut bien que quelqu’un innove, se lance et, si ça marche, il sera suivi par les autres.

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Il faut avoir la bonne idée, l’appliquer et bien s’entourer. Une bonne équipe est une équipe complémentaire avec un développeur, un communicant et un commercial, pour la base. Le time to market est aussi important : il faut arriver au bon moment. Pas trop tôt, où on vous prendra pour un illuminé, mais pas trop tard, avant que les concurrents n’aient déjà envahi le marché. Il faut arriver quand vous sentez que les clients seront prêts à acheter. Et enfin, il faut pouvoir présenter un prototype et être prêt à construire.

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Pour nous, c’était la signature de son premier projet avec un gros compte. Quand on a eu Darty, c’est à ce moment-là qu’on s’est dit qu’on était sur le bon chemin. Darty est une entreprise précurseur dans le test de nouvelles technologies, elle en a testé plein. Quand nous avons lancé le site, ils nous ont contactés pour un entretien. On s’est mis d’accord sur un pilote, puis ils nous ont fait confiance et on s’est déployé sur de vrais clients.

Comment financer son lancement

Nous avons autofinancé le projet avec notre premier client et nous avons reçu la Bourse French Tech de la BPI.

Cahier des tendances « RETAIL CONNECTE »

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