Accueil > Ecosystème IoT > Evénement > Cinq startups prometteuses rencontrées lors du SIdO 2017
startup valley sido

Cinq startups prometteuses rencontrées lors du SIdO 2017

Comme Stéphanie Gibert et Paola Jesson l’affirmaient il y a quelques jours, il est difficile de choisir une startup parmi les 65 jeunes pousses présentes dans la Startup Valley du SIdO. Pour autant nous avons découvert ou redécouvert cinq startups prometteuses.

Eugène by Uzer, le boitier qui récompense le recyclage

startup eugene scan

Comme Hector et Gaspard, Eugène est un objet connecté qui porte un prénom d’antan. Cette référence au diplomate qui a inventé la poubelle est naturelle puisque le boitier connecté aide au recyclage des déchets du quotidien. Paul Alarcon, CMO et cofondateur d’Uzer nous explique : “il s’agit d’un lecteur de code-barre doté d’un écran relié à une application qui indique dans quelle poubelle l’emballage usagé doit être placé pour respecter le tri sélectif”. Cet effort est récompensé par l’accumulation de points permettant d’obtenir des réductions lors de ces prochains achats. De plus, l’application d’Eugène permet d’établir une liste de course à partir des produits scannés, puis de l’ajouter dans le panier de sa plateforme de e-commerce favorite.

eugene startup app

En précommande à partir de 79 euros, le produit sera normalement disponible en juin 2017. Le modèle économique repose à la fois sur la vente des boîtiers connectés et les partenariats avec les marques proposant des réductions. Uzer compte passer rapidement à la phase d’industrialisation en bouclant prochainement une levée de fonds.

Proglove, le gant connecté lecteur de code-barre

proglove startup sido

Le projet de Proglove part d’un constat simple. Bon nombre de salariés utilisent des douchettes à code-barre peu pratiques au quotidien, surtout quand il faut faire répéter le geste des centaines de fois lors d’une journée de travail. C’est parfaitement le cas dans la préparation de commande, la fabrication automobile, ou encore le retail. Le wearable proposé par la startup allemande basé à Munich permet de réduire la taille de ce dispositif et de l’embarquer sur un simple gant. Le geste est simple, il suffit d’enclencher le bouton sur l’index ou celui placé sur la paume. Sabrina Werner, responsable commercial s’en amuse : “les utilisateurs nous disent qu’ils ont l’impression de faire le geste de Spiderman.Hormis cette anecdote amusante, le projet est tout à fait sérieux : des industriels comme John Deere, Skoda ou encore BMW facilitent la traçabilité de leurs produits grâce au Proglove. Déjà plus de 1000 gants sont utilisés dans l’industrie allemande.

proglove startup main

La startup ayant levé 2,2 millions d’euros, notamment auprès d’Intel Capital et le fonds d’investissement Bayern Kapital Gmbh, cherche maintenant à s’étendre sur le marché européen. Le SIdO à Lyon est le moyen de rencontrer de futurs clients industriels en France.

Sublimed, le TENS pour lutter contre les douleurs chroniques

sublimed startup presentoir

Basée à Moirans, entre Grenoble et Lyon, la startup Sublimed veut faciliter la vie des patients en apaisant les douleurs chroniques. Nicolas Karst, fondateur de l’entreprise a imaginé avec son équipe un dispositif médical basé sur la technique de la neurostimulation électrique transcutanée (TENS). Déjà connu des sportifs cette méthode est ici renforcé par sa facilité d’utilisation. Le TENS peut être fixé sur les membres ou sur le dos afin de placer les “patchs” ou plutôt les électrodes sur la plupart des zones sensibles du corps. Cependant Sublimed s’adresse majoritairement aux patients qui souffrent et veulent diminuer les traitements anti-douleurs.

startup bras sublimed

Le TENS sera en partie remboursé. Sublimed travaille avec les centres de la douleur en France afin d’améliorer l’application qui permet de contrôler et de relever l’intensité du programme, ainsi que le ressenti des patients. Le dispositif sera commercialisé cette année après la finalisation de la certification CE. Après un voyage réussi à Las Vegas au CES 2017, la startup compte obtenir la certification FDA aux États-Unis.

Icare Tech, la startup à la bague pour tous les contrôler (les objets connectés)

startup icare tech

Icare Technologies est une startup corse embarquée par le programme French IoT au SIdO. Son projet ? Une bague utilisant les technologies NFC et RFID pour sécuriser les paiements, démarrer sa voiture, ou encore ouvrir sa porte de maison. Si cette innovation existe déjà outre-Manche, aucune bague sur le marché ne semble proposer ce niveau de sécurité. Cette dernière reconnaît l’utilisateur unique et s’active quand il appuie dessus. Si quelqu’un d’autre porte la bague, elle se désactive. Si la bague n’est pas portée, elle reste inerte.
Le vol de données à distance est difficilement possible, car l’appareil embarque le protocole AES 256 bits, le même utilisé par la NSA pour protéger ses fichiers sensibles. Le fabricant de cartes bancaires VISA est très intéressé par le projet, tout comme les banques.

Icare Technologies a également pour partenaire le vendeur de pièces automobiles Oscaroo avec qui elle pourrait proposer des dispositifs de communication avec la bague pour contrôler l’ouverture des portes d’une voiture. La fin du développement du produit devrait avoir lieu en juin pour être commercialisée à la fin de cette année 2017. Icare Technologies serait également sur le point de boucler une belle levée de fonds.

Euveka, le mannequin connecté pour les professionnels du textile

startup euveka

Les métiers du textile sur mesure et de la mode ont besoin de données précises pour ajuster un vêtement, un costume ou placer les ornements aux bons endroits. Les militaires ou encore les sportifs ont eux besoin de vêtements capables de soutenir leurs efforts. Le mannequin connecté imaginé par Audrey-Laure Bergenthal, fondatrice d’Euveka, est bardé de capteurs et est robotisé. Il ne fait pas que mesurer la taille, les hanches ou les épaules, sur un vêtement, il peut vérifier la résistance d’un tissu et surtout reproduire la morphologie exacte d’un individu. Trois offres sont disponibles suivant les besoins des professionnels.

D’un ajustement de la taille du 34 au 48 jusqu’à la reproduction à l’identique d’une morphologie spécifique à partir d’un scan 3D, le mannequin connecté d’Euveka ne manque pas de ressource pour accélérer et améliorer la production de vêtements. Fin de l’année 2016, la société basée à Valence a levé 1,1 million d’euros, notamment auprès du groupe Etam, afin de produire et commercialiser cette année ce mannequin robot.

A lire également

Watson Summit : IBM veut faire entrer l’IoT dans l’ère du cognitif

Se tenait le mardi 10 octobre le Watson Summit 2017, une journée entière consacrée à …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *