Des ingénieurs découvrent la transmission de données par des neutrons rapides

Des ingénieurs de l’université de Lancaster ont transmis, reçu et décodé des données envoyées par un flux de neutrons rapides. La preuve de concept consistait à moduler les neutrons d’une source de californium 252 à l’aide d’un obturateur mécanique. Un dispositif contrôlé par Arduino et construit en polyéthylène haute densité.

La détection a nécessité un réservoir d’un litre de métal scintillant, un photomultiplicateur et un « analyseur de champ mixte ». Un analyseur fabriqué notamment par Hybrid Instruments, basé à l’université. Le but étant de pouvoir séparer le profil de scintillation des neutrons rapides recherchés du bruit causé par les rayons gamma.

Les valeurs 0 et 1 étaient différenciées par le taux de détection des neutrons. Un taux qui doublait presque lorsque l’obturateur était ouvert.

Ils ont pu envoyer un texte ASCII à travers la liaison de quelques centimètres. Ce malgré le débit de données modeste — un bit toutes les 10 s.

« Nous démontrons le potentiel du rayonnement neutronique rapide comme moyen de communication sans fil pour des applications où la transmission électromagnétique conventionnelle n’est pas réalisable ou est limitée par nature », a déclaré le professeur Malcolm Joyce.

Des neutrons rapides, par exemple, où ?

Dans certains scénarios critiques pour la sécurité, il peut être important de minimiser le nombre de pénétrations dans ces structures métalliques pour le câblage des communications. Des scenarios concernant par exemple l’intégrité des enceintes de confinement des réacteurs les voûtes et les cloisons métalliques des structures maritimes.

Dans l’expérience de Lancaster, le californium doit résider dans un réservoir en acier d’un mètre de diamètre. L’obturateur avait une épaisseur de 120 mm pour atteindre la différence de flux de ~2:1. Les chercheurs ont toutefois souligné qu’il existe déjà des sources de neutrons modulés par circuit intégré.

L’université de Lancaster a travaillé avec l’Institut Jožef Stefan en Slovénie.

Il est possible de trouver plus de détails sur le projet dans l’article de Science Direct intitulé « Wireless information transfer with fast neutrons ». Traduit dans nos contrées par transfert d’informations sans fil avec des neutrons rapides. Vous pouvez aussi trouver la présentation d’un émetteur de neutrons modulé « Novel surface-mounted neutron generator », publié par l’IEEE.

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