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Pour Trend Micro, les wearables au bureau sont dangereux

L'abus de wearable serait dangereux pour la sécurité

Trend Micro vient de publier les résultats d’une étude sur la popularité des wearables dans le lieu de travail. Mais s’ils sont de plus en plus populaires, ils seraient aussi la source de nombreux problèmes sécuritaires.

Fouille au corps

Effectuée par Vanson Bourde pour le compte de Trend Micro, l’enquête s’est faite auprès de 800 cadres informatiques travaillant dans des sociétés européennes, turques et moyen-orientales. 79% d’entre eux confirment la hausse d’utilisation de wearables par leurs employés. Et la quasi-totalité des sondés (95%) affirment que ces équipements sont la source de nouveaux problèmes de sécurité. Au point ou 4 entreprises européennes sur 10 voient dans ces nouveaux dispositifs une menace encore plus importante que les smartphones.

trend micro wearable

Est « équipement corporel » tout ce qui est montre connectée (Apple Watch), bracelet de fitness, patch connecté, lunettes (Google Glass…) portées par les employés sur le lieu de travail. Les wearables sont de plus en plus communs de nos jours. À titre d’exemple, rien de moins que 4,6 millions de bracelets intelligents ne s’est vendu l’année dernière. La moitié des sociétés interrogée considère cette évolution comme inquiétante. Schizophrénie, si 95% des sondés pensent que les wearables apportent des risques supplémentaires de sécurité, 63% des entreprises acceptent toutefois que leurs employés les portent sur le lieu de travail. Elles ne sont que 23% à interdire leurs employés de le faire. D’ailleurs, seulement 60% d’entre elles imposent l’utilisation d’un mot de passe et 54% des entreprises protègent leurs données avec une application de sandboxing.

pcloud

Un manque de sécurité dont les sondés de Trend Micro sont pourtant conscients : ils considèrent que c’est ce manque de règles de sécurité qui amène les risques. Plus des trois quarts des personnes interrogées par Trend Micro estiment qu’une politique de sécurité et de sensibilisation vis-à-vis des risques encourus par le port de wearable au travail est nécessaire.

« Les dispositifs corporels sont très tendance et par ailleurs pratiques. Mais leur faculté à collecter des informations personnelles à propos de la personne qui les porte en fait également une cible intéressante. Non seulement pour les cybercriminels, mais aussi pour des organismes qui revendent ces informations et des données de client. » affirme Steven Heyde, directeur de Trend Micro Belgique et Luxembourg.

Le Benelux, pays le plus prudent face aux wearables

Les entreprises les plus méfiantes vis-à-vis des wearables sont celles du Benelux: 42% d’entre elles dissuadent leurs employés d’utiliser ces derniers sur le lieu de travail, et 43% autorisent leur employé à accéder aux données professionnelles venant d’un wearable. S’il semble élevé, c’est le pourtant plus faible taux d’autorisation comparé aux autres pays européens.

Malgré ça, plus de la moitié d’entre elles ont déjà eu des soucis de sécurité, notamment la mise en danger de leurs données professionnelles à cause d’une faille de sécurité provoquées par un wearable appartenant à un employé. Si les Français sont méfiants envers les objets connectés, il semble que les entreprises le sont aussi.

Plus de la moitié des entreprises du Benelux (58%) ont toutefois connu des situations où les données professionnelles ont été mises en danger en raison d’une vulnérabilité provoquée par un appareil mobile qui était la propriété d’un employé. Cela place le Benelux en deuxième position dans le classement européen. Paradoxalement, les entreprises du Benelux ne déboursent que 2750 euros par mois pour leur sécurité, là où les Britanniques par exemple dépensent 12 817 euros en moyenne.

Un problème de sécurité qui n’est pas neuf et concerne tous les objets connectés. Un problème auquel Trend Micro s’est beaucoup intéressé ces dernières années.

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