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L’UE adopte de nouvelles mesures réglementaires pour le transport intelligent

Quel avenir pour le transport intelligent dans l'UE ?

Dans le cadre de l’accélération de la transformation numérique, l’UE vient d’adopter de nouvelles mesures réglementaires en ce qui concerne le déploiement des STI (Systèmes de Transport Intelligent).

Selon la commissaire européenne aux transports Violeta Bulc, ces dispositifs numériques pourraient réduire la production de gaz polluants et fluidifier le trafic. En optimisant les déplacements, ils simplifieraient également la gestion des trajets du quotidien.

Faciliter le déploiement des systèmes de transport intelligent dans l’UE

« La directive de l’UE sur les systèmes de transport intelligents a été révisée ce jeudi pour s’adapter aux innovations du secteur », annonce la Commission. Cette mise à jour vise à accélérer le déploiement des véhicules autonomes. Mais aussi le développement des applications de mobilité (VTC, trottinettes électriques…) et du transport multimodal.

Le texte prévoit également de faciliter l’accès aux données numériques circulant entre infrastructures routières. Cela afin qu’elles puissent mieux communiquer entre elles. Il s’agit par exemple d’alerter les véhicules d’un embouteillage ou d’un accident sur leur trajet.

« Cette réforme était nécessaire pour créer un véritable espace européen de la donnée dédié aux mobilités. Elle va permettre le développement de services d’information en temps réel, depuis la navigation connectée jusqu’à la planification d’itinéraires porte-à-porte », a déclaré la commissaire Violeta Bulc.

Avec cette refonte, l’exécutif européen entend ériger un cadre juridique commun autour de ces systèmes de transport intelligents. De quoi préparer l’avènement des mobilités de demain à l’échelle du continent, espère la Commission.

Véhicules autonomes en Europe: le Conseil envisage de déployer un système d’assistance à la conduite

La directive européenne de 2010 sur les systèmes de transport intelligents (STI) voit son périmètre élargi avec la réforme adoptée jeudi dernier. Le texte étend son champ d’application pour englober les innovations du secteur : véhicules autonomes, mobilité à la demande, applications multimodales…

La loi révisée vient alors fixer des objectifs de numérisation des données essentielles sur les infrastructures routières : vitesse limite, travaux, plans de circulation… Elle impose également la fourniture d’informations de sécurité en temps réel sur l’ensemble du réseau. Un système d’assistance intelligent à la conduite sera d’ailleurs développé.

Selon la Commission, ces avancées se traduiront par une meilleure couverture des infos trafic et une plus grande précision des aides à la vitesse pour les usagers.

Tout en étendant le périmètre de l’injonction STI, cette réforme en conserve le caractère-cadre. Son application passera par des actes délégués et des spécifications techniques dans les 5 ans.

Les données concernées et les services essentiels à fournir quant à eux, sont détaillés dans les adjonctions du texte. Celui-ci autorise la Commission à préciser encore certains aspects après son entrée en vigueur.

https://twitter.com/McKinsey/status/1741121108387017200

Plus que quelques semaines avant la mise en application du nouveau cadre

Dernière étape avant son entrée en vigueur, sa publication au Journal officiel. Celle-ci est d’ailleurs attendue dans les lois à venir d’après la Commission.

Concrètement, les États membres auront ensuite 24 mois pour transposer ce nouveau cadre juridique dans leur droit national. Voté après accord entre les ministres et le Parlement, le texte vise à numériser et décarboner les transports à l’heure des véhicules autonomes.

Cette refonte s’inscrit dans la stratégie de l’exécutif européen pour une mobilité durable et intelligente présentée fin 2020. Elle identifie le déploiement massif des STI comme un enjeu majeur pour fluidifier, sécuriser et décarboner les déplacements.

« Les innovations technologiques bouleversent les transports depuis 2010. Une mise à niveau du cadre légal était indispensable », a commenté Adina Vălean, commissaire chargée des transports.

Avec cette réforme du cadre STI vieux de plus de 10 ans, l’UE espère coordonner et accélérer la transformation numérique des systèmes de mobilité. L’objectif final : parvenir à un transport multimodal plus efficace, plus sûr et climatiquement neutre.

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