Un cadavre d’araignée en necrobot : la nouvelle expérience horrifiante des scientifiques 

Alors qu’il y a quelques mois les chercheurs avaient dévoilé des pinces robotiques inspirées d’un certain nombre d’animaux, Faye Yap, une étudiante en génie mécanique, va encore plus loin en utilisant de véritables carcasses d’araignées comme composant robotique. En collaboration avec le laboratoire de robotique douce de Preston, la scientifique transforme concrètement des cadavres d’araignées en necrobots. L’objectif ? Les rendre capables de saisir des objets.

Si transformer des cadavres d’araignées en pinces mécaniques peut donner des sueurs froides à grand nombre d’entre nous, cette expérience représente une véritable avancée dans le domaine de la robotique. De fait, l’araignée morte constitue l’architecture idéale pour des préhenseurs à petite échelle. En effet, grâce à leur petite taille et leur agilité hors pair, les necrobots pourraient se révéler particulièrement utiles pour prélever, positionner et trier des objets de taille réduite. Ils pourront ainsi être utilisés pour l’assemblage de composants électroniques.

De plus, comme les nécrobots peuvent subir plus de 1 000 cycles d’ouverture et de fermeture avant d’être inutilisable.  Notons par ailleurs, que les araignées sont naturellement biodégradables. Leur utilisation dans l’assemblage microélectronique générerait ainsi moins de déchets. A terme, l’utilisation de nécrobots éliminerait le besoin de concevoir artificiellement de nouveaux matériaux.

Necrobot : Zoom sur l’expérience

Pour l’histoire, cette expérience scientifique est née d’une simple curiosité.  Selon  Faye Yap, la responsable de l’expérience, en découvrant une araignée morte dans son laboratoire, elle a voulu comprendre pourquoi les araignées sans vie se recroquevillent sur elles-même.

Dans les faits, à la différence des mammifères, ces petites bêtes actionnent leurs pattes en  étendant et contractant des muscles antagonistes. Elles utilisent la pression artérielle via les valves internes de la chambre hydraulique ou prosoma (à proximité de leur tête) pour envoyer du sang dans leurs membres lorsqu’elles se contractent. C’est ce mécanisme qui entraîne l’extension de ces derniers. En perdant la vie, cette pression va se relâcher et les pâtes vont se rétracter. C’est la raison pour laquelle elles se replient sur elles-mêmes.  C’est ce mécanisme que les scientifiques veulent exploiter.

Pour concevoir le necrobot, les scientifiques ont inséré une aiguille dans la chambre prosomatique d’une araignée-loup. Ils ont ensuite ajouté une goutte de colle au niveau du point d’insertion pour la maintenir en place. Une petite quantité d’air a ensuite été dans la chambre à l’aide d’une seringue portative pour permettre au necrobot d’étendre ses pattes de manière instantanée. Une vidéo montrant l’expérience est disponible sur YouTube.

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