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Villes collaboratives : le citoyen au coeur de la smart city

Quand on évoque la Smart City, on pense souvent aux solutions connectées, aux capteurs, à l’éclairage intelligent, et toutes autres solutions qui requièrent des objets connectés. Mais, avant tout, c’est le traitement des données qui permet de connecter une métropole. Des sociétés comme AWS ont prouvé l’intérêt d’associer les informations déjà disponibles avec celles recueillies par des smart grids. L’objectif ? Rendre les villes collaboratives.

Sans le savoir, nous créons de la donnée. Notre mode de vie principalement urbain, 95 % de la population vit sous l’influence des villes d’après les études de l’INSEE, nous incite à réglementer les transports, la récolte des déchets ménagers, la surveillance des lieux publics, la maintenance des infrastructures publics (égouts, eau, etc.) et bien d’autres.

Ces activités obligent à agglomérer des informations qui sont enregistrées par les collectivités territoriales. Dans le cadre de l’open data, de plus en plus d’états comme les Etats-Unis et la France mettent à disposition ces jeux d’informations.

Depuis l’avènement du smartphone, les données sur les utilisateurs sont de plus en plus conséquentes : l’historique de navigation web, la géolocalisation, etc. Alors, pourquoi ne pas s’en servir immédiatement pour transformer nos cités ?

Dans cet optique, AWS la filiale d’Amazon responsable d’une plateforme IoT est l’espace de cas d’usage nombreux et variés. Stephan Hadinger, responsable de l’architecture de ce Cloud déclare :

« L’usage de la plateforme d’AWS dans le cadre de la Smart City nous étonne souvent. Nous observons une nouvelle tendance qui prend de l’ampleur chez les collectivités et les startups : les villes collaboratives. »

Ce concept n’est pas nouveau. Il s’agit de faire participer le citoyen à l’organisation de la cité. Un outil comme le smartphone permet alors deux sortes d’actions de la part du citoyen : passive et active.

Associer les mobiles et les capteurs dans les villes collaboratives

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Dans le cadre de l’action passive, les données provenant du téléphone du citoyen sont récoltées pour améliorer un service. Dans l’autre cas, le citoyen participe activement en envoyant des lui-même des informations comme des photos ou des messages.

Dans la première situation, Stephan Hadinger a mis en avant les propositions de startups en association avec les municipalités. A Boston, les informations concernant les jours où les rues sont nettoyées sont en accès libres. Cette opération de maintenance est faite selon des règles strictes comme tous les éléments ayant trait à la voirie dans cette villes. Des applications recensent ces données pour indiquer aux habitants où garer leur voiture ces jours précis.

De même, à Chicago, des bornes open Hardware sont utilisées à double escient pour mesurer la qualité de l’air et envoyer des informations aux citoyens tout en détectant le nombre de smartphones connectés autour.

A Belgrade, en Serbie, ces capteurs pour mesurer la qualité de l’air sont fixés sur le toit des bus. Cela permet d’envoyer ces données, mais aussi la position du bus aux usagers, donc les possibles retards des bus publics. Par ailleurs, la maintenance est facilitée puisque les véhicules rentrent tous les soirs aux dépôts : les révisions des senseurs sont toutes faites au même endroit.

Cette association de capteurs et des données publiques améliorent, apportent des services bientôt indispensables. Ces nouvelles pratiques dans les villes collaboratives sont encore plus prégnantes quand le citoyen intervient lui-même dans le processus.

Quand le citoyen rend service aux collectivités

En Estonie, une application créée par une startup permet de recenser les déchets présents sur l’autoroute et de transmettre la localisation aux services de nettoyage. Depuis le lancement de « Let’s do It », a donné « Let’s do It World » et ainsi il est possible de lancer l’application partout où vous vous trouvez les décharges illégales. En imaginant des capteurs intégrés dans les bennes à ordures capables de savoir quand elles sont pleines, la gestion des déchets s’en trouve grandement facilitée.

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Cette méthode participative est rendu possible grâce à l’analyse de données et l’hébergement de celle-ci sur des plateformes comme celle d’AWS qui offrent à leurs clients un ensemble d’outils pour réaliser ce genre de projet. Si pour l’instant, les initiatives émergent principalement de la sphère privée, il faut séduire les collectivités, répondre aux appels d’offres avec des solutions connectées qui impliquent les citoyens.

Les startups ont un grand rôle à jouer dans l’émergence des villes collaboratives. Les plateformes  IoT apportent des « briques de services » pour faciliter le travail des collectivités. Cette alliance intelligente entre l’idée, l’outil, le citoyen et les responsables publics s’inscrivent finalement dans une optique démocratique.

Attention, toutefois aux mauvaises habitudes de certaines personnalités politiques qui se servent de ce genre de dispositif pour servir des velléités électorales. In fine, c’est l’habitant qui rend son environnement intelligent.

1 commentaire

  1. Cet article montre bien que le mobile est au cœur des villes connectées. En effet, cet outil s’impose de plus en plus, notamment chez les Français, et il semble logique qu’il représente une réponse concrète aux problématiques liées à la transformation de nos espaces urbains. Dans ce contexte, une étude réalisée dans plusieurs pays européens dont la France montrait par exemple que 63 % des 18-24 ans Français utilisent leur smartphone ou leur tablette comme principal appareil pour planifier leur trajet et recevoir des informations liées à leur itinéraire. Plus impressionnant encore, la moitié d’entre eux déclarent qu’ils n’auront plus qu’une seule application pour tous leurs besoins en matière de transport à l’horizon 2025. Cela explique pourquoi entreprises et collectivités développent de plus en plus de solutions mobiles. C’est le cas de Valence, qui a implémenté le pilote d’une solution de paiement mobile dans les transports en commun de la ville, facilitant la vie des voyageurs. Le mobile s’impose donc comme un élément fondamental de la mutation de nos villes connectées.

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