5G : le ministère de l’Intérieur libère des bandes de fréquences

L’ANFR a annoncé le 9 juin 2018 la libération progressive des bandes de fréquences 3400 Mhz à 3600 Mhz, jusqu’alors utilisées par le ministère de l’Intérieur. Ces dernières seront prochainement utilisées lors des tests de la 5G en France. 

Dans un arrêté publié le 9 juin 2018, l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) a actualisé le tableau national de répartition des bandes de fréquences. Ce document indique que les bandes de fréquences 3400 MHz à 3600 MHz seront prochainement libérées. Jusqu’alors elles appartenaient au ministère de l’Intérieur et seront bientôt allouées à la 5G.

5G : les autorités suivent le calendrier à la lettre

L’ANFR et l’Arcep se sont donc mis sur la même longueur d’onde. En Effet, c’est cette seconde autorité qui avait promis de libérer les bandes afin d’en donner l’accès aux entreprises le désirant. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a également autorisé cette libération de fréquences. Le CSA a en effet un rôle de gestionnaire du spectre des fréquences radioélectriques.

Cette mise à jour du tableau national de répartition des bandes de fréquence n’implique pas seulement un effort du ministère de l’Intérieur. Cela valide également le calendrier du déploiement de la 5G en France. En effet, l’ANFR précise que la libération des bandes se fera “progressivement” par département pour se terminer au plus tard le 1er mars 2020.

En principe, les phases d’essai de la 5G auront lieu en temps et en heure. Cependant, les acteurs du secteur ne sont pas à l’abri de retards. Selon ce document, les déploiements auront lieu au compte-goutte.

Les expérimentations se multiplient

De leur côté, les opérateurs poursuivent les expérimentations. Par exemple, SFR revendique le premier test en extérieur sur le territoire français. L’opérateur appartenant à Patrick Drahi a annoncé le 23 mai 2018 un test sur les équipements fournis par Huawei. SFR précise qu’il a obtenu un débit de 1,4 Gbit/sec. Les autres acteurs ne sont pas en reste. À Lannion, en Bretagne, l’Orange Lab dédié à la 5G embauche un peu plus de 100 personnes. Lors du Mobile World Congress de Barcelone, Bouygues Telecom a annoncé qu’elle effectuera ses premiers tests à Bordeaux cette année.

Il n’est pas encore vraiment question d’Internet des Objets. Les acteurs du secteur veulent avant tout débloquer davantage de bande passante pour des usages multimédias de plus en plus gourmands en données. Les spécialistes de l’IoT privilégient pour l’instant les réseaux cellulaires comme le Narrow Band IoT et le LTE-M. À ce sujet, Vodafone et Deutsche Telekom ont annoncé avoir terminé avec succès leurs tests de roaming du NB-IoT à travers toute l’Europe.

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