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Airware : le spécialiste de la plateforme pour drones ferme ses portes

Alors que Delair, le fabricant de drones toulousain a annoncé une levée de fonds auprès d’Intel Capital pour concevoir sa plateforme pour drone, Airware, spécialiste dans ce domaine, ferme ses portes. Celui-ci avait l’ambition de devenir le leader mondial du logiciel pour drone.

Airware avait mis au point des logiciels capables de traiter les données en provenance de drones. Il s’agissait bien évidemment de les exploiter afin de réaliser de la cartographie en 3D ou de géolocaliser des actifs sur un chantier, par exemple.

Tout comme Delair, Airware s’était lancé dans la conception de ses propres drones. Le hardware étant une activité très coûteuse, compliquée et très compétitive, Airware se doit de fermer ses portes, au détriment de ses 140 employés.

Un problème de gestion financière

Aux États-Unis, l’annonce fut soudaine. C’est TechCrunch qui a révélé cette fermeture, après avoir été informé par un ancien employé d’Airware. L’entreprise a confirmé la fin d’activité en publiant un communiqué en réponse à l’article du média américain. Voici un extrait de cette réponse :

“Alors que nous travaillions sur les différents pivots nécessaires pour nous positionner à long terme, nous avons manqué de ressources financières. C’est donc avec le cœur lourd que nous avons informé notre équipe, nos clients et nos partenaires que nous allions liquider nos activités”.

L’ancien employé anonyme l’a précisé à TechCrunch : ce serait la conception de drones maison qui aurait plongé les finances de la société. Selon lui, les drones commercialisés en 2014-2015 ne permettaient pas à Airware d’obtenir des données assez précises. Ils auraient donc mis au point deux projets de drones : l’AT-28, un engin multi-rotor et une aile volante nommée Cygnet. Entre temps, DJI et Ebee ont rattrapé leur retard mettant fin aux projets coûteux.

Airware, une société pleine de promesses

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L’entreprise fondée en 2011 par Jonathan Downey à Newport Beach avait levé 118 millions de dollars au total. En 2015, elle avait annoncé un partenariat avec Caterpillar, le célèbre fabricant d’engins de chantier. Elle l’avait renouvelée en 2017. En septembre 2016, Airware a racheté Redbird, une startup française spécialisée dans le traitement de données en provenance d’UAVs. Benjamin Hugonet, co-fondateur de Redbird était devenu le directeur commercial EMEA de l’entreprise américaine. Contacté par nos soins, M. Hugonet nous a indiqué qu’il n’est “malheureusement pas habilité” à commenter la fin d’activité de son employeur. Le bureau français comptait pas moins de trente salariés.

La société venait d’annoncer l’ouverture d’un bureau au Japon il y a de cela à peine une semaine. En juin 2018, Everest Insurance avait signé un accord avec Airware afin de faciliter l’analyse des dégâts causés par les tempêtes saisonnières aux États-Unis, comme celle du moment nommé Florence. Sans ce problème de gestion de ressource financière, la plateforme aurait pu servir à adresser de nouveaux marchés, comme celui de l’évaluation de sinistres.

Selon TechCrunch, les employés américains recevront une indemnité de licenciement d’une semaine, l’assurance COBRA jusqu’en novembre et des indemnités pour les congés payés non utilisés. Les partenaires stratégiques comme Caterpillar n’ont semble-t-il pas souhaité acquérir la société.

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