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NXP annonce BlueBox, un ordinateur pour les voitures autonomes

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Le fabricant de puces NXP a annoncé la sortie de son ordinateur BlueBox, spécialement conçu pour les voitures autonomes. Ce type de solution destinée à récolter des données serait bien plus puissant que les puces classiques disponibles sur le marché. 

L’ordinateur BlueBox recueille les données à partir de radars, de télédétection laser, de caméras et autres capteurs, puis traite ces données pour créer un modèle en temps réel de l’environnement physique de la voiture pour la navigation autonome.

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Le BlueBox permettra d’atteindre le niveau 4 de l’autonomie des véhicules

Le fabricant de puces avait déclaré que quatre des plus grands constructeurs automobiles du monde utilisaient déjà le système BlueBox pour leurs essais de voitures autonomes. Le système peut traiter 90 millions d’instructions par seconde à moins de 40 watts. Ce système consomme donc beaucoup moins d’énergie que l’ordinateur concurrent Drive PX2 conçu par Nvidia. Ce dernier consommant environ 250 watts en traitant un nombre similaire de données.

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Les livraisons de ce nouveau système ont commencé en septembre 2015. Il est donc déjà disponible pour toute l’industrie automobile. Le BlueBox permettra d’atteindre le niveau 4 d’autonomie sous les standards de la Society of Automotive Engineers (SAE). Ce niveau permet à une voiture de naviguer de manière autonome la plupart du temps, bien que le conducteur devra prendre le contrôle dans certaines situations. Au niveau 4, on parle beaucoup d’automatisation complète du véhicule sur les voies rapides. Ce type de solution sera bien sur indispensable pour atteindre le niveau 5 d’autonomie sur l’échelle de la SAE, où la voiture se déplacerait entièrement seule sans aucun conducteur au volant.

NXP est déjà le plus grand fournisseur de puces en silicone pour l’industrie automobile, et a déjà livré 30 millions de processeurs pour l’Advanced Driver Assistance Systems (ADAS), afin de développer des solutions pour éviter les collisions et alerter le conducteur quand il faut changer de voie. Ces solutions sont de plus en plus répandues dans l’ensemble de l’industrie automobile. Les ordinateurs tels que le BlueBox ou le Drive PX2 offrent beaucoup plus de puissance de calcul que les processeurs ADAS, dans le but de traiter une multitude de données à partir d’un grand nombre de capteurs en temps réel pour une prise de décision instantanée.

Le développement cet ordinateur est une étape importante pour arriver à obtenir des voitures totalement autonomes partout sur la route. Grâce à ce type de solution, ce niveau d’autonomie pourrait être atteint plus vite que prévu.

BI Intelligence a réalisé une étude qui prévoit le nombre de livraisons de voitures autonomes jusqu’en 2020. Selon ce rapport, les livraisons de voitures autonomes exploseront en 2018 avec 1,226 millions de pièces lorsque le pilotage automatique sur autoroute avec changement de voie émergera. Ce n’est qu’en 2020 que les voitures autonomes commenceront à être démocratisées avec 5,494 millions de pièces livrées. En cette même année, trois voitures sur quatre intégreront de la connectivité de haute qualité.

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Pour finir, nous allons rappeler les différents niveaux d’autonomie des véhicules définis par la Society of Automotive Engineers (SAE).

Niveau 0 :

Le conducteur fait tout, aucune fonction n’est automatisée.

Niveau 1 :

Le conducteur a toujours le contrôle du véhicule. Il peut disposer d’ABS, d’anti-patinage. Cette forme est encore la plus répandue. 

Niveau 2 :

Le véhicule peut bénéficier de divers dispositifs d’aide à la conduite comme Park Assist, permettant à la voiture de se garer toute seule. Une fois l’emplacement détecté, le conducteur peut retirer les mains du volant, il aura juste à gérer l’accélération et le freinage. Le Trafic Jam Assistant est un dispositif de contrôle de vitesse et de distance par rapport à la voiture située devant. Ce système peut être utilisé lorsque le trafic est dense sur autoroute et que vous roulez à plus de 60 km/h.

Niveau 3 :

La Google Car est aujourd’hui classée dans cette catégorie. Le système conduit tout seul pendant que le conducteur est assis au poste de conducteur pour reprendre le contrôle du véhicule si besoin.

Niveau 4 :

Le système prend en charge l’ensemble des fonctions de manière autonome sans avoir besoin de chauffeur, et prend également la responsabilité des manoeuvres. En revanche, le conducteur doit activer et désactiver le système de prise en charge.

Niveau 5 :

Ce niveau d’autonomie existe seulement dans le règlement européen bien qu’il n’existe pas encore. À ce stade, la voiture a la capacité de conduire de manière totalement autonome et tout le temps. Il est donc possible de pratiquer d’autres activités dans sa voiture pendant que celle-ci vous emmène là où vous lui avez indiqué.

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