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Au Canada, l’IoT industriel en plein tournant

Dans la course à l’IoT, nous parlons beaucoup des États-Unis, surtout de la côte californienne, mais en Amérique du Nord, le Canada voit également son potentiel technologique et économique décuplé avec l’émergence de ces nouvelles technologies.

Le Canada a une économie majoritairement axée sur l’exploitation de ses ressources minières que ce soit le pétrole, le gaz et le charbon. Pourtant, il ne faut pas oublier la force de proposition du pays dans les domaines high-tech, la preuve étant la force de l’industrie du jeu vidéo dans le pays.

D’après le cabinet d’étude IDC, le marché adressable du Canada devrait peser 4,9 milliards de dollars américains dans l’IoT en 2018. Une augmentation de plus de deux milliards de dollars par rapport à 2013.

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Ce marché est évidemment en lien avec l’industrie traditionnelle du Canada, l’exploitation minière. Les solutions Industrial Internet of Things (IIoT) vont permettre d’optimiser les processus et la maintenance des sites miniers.

A Calgary en février dernier s’est tenue une série de conférence sur le Big Data et l’IoT par l »Energy Conference Network », un réseau de compagnies gazières et pétrolières. Les organisateurs estiment que l’adoption de ces nouvelles technologies va permettre une croissance de 500 millions de dollars par an pour les entreprises productrices d’énergies.

Des services de ce type existent déjà. Par exemple, GeoTrac propose une solution complète de monitoring dans les véhicules miniers à base de capteur en location à partir de 40 dollars canadiens par mois. Cela permet de géolocaliser une flotte de véhicules et ainsi mieux gérer la consommation, le transport et la maintenance des sites.
Cette optimisation permet de faire d’importantes économies dans un contexte difficile pour cette industrie.

Rappelons que le prix du pétrole est au plus bas depuis le début de l’année 2015 avec une descente en quelques mois de 100 dollars le baril à environ 40 dollars en ce moment. Par ailleurs, les ressources minières représentent 15% du Produit national brut canadien.

L’utilisation de l’IIoT permet également de faciliter l’extraction et ainsi de dégager de plus fort bénéfice avec le même volume de carburant à l’état brut traité.

Des investissements importants en provenance des États-Unis

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En ce sens, Mike Woollatt, le CEO de la Canadian Venture Association assure que les investissements ont augmenté de 24% pour atteindre le record de 2,3 millions de dollars américains en capital-risque. Ce phénomène est rendu possible à cause de la faible valorisation des startups canadiennes face à leurs consœurs de la Silicon Valley et un taux de change favorable aux investisseurs américains.

Il est donc plus aisé d’investir dans ce pays que sur la côte californienne où les sociétés à capital-risque rentrent rapidement en compétition comme le signale le site Readwrite. De même, le faible nombre d’entrées en bourse des compagnies permet de faciliter les rachats.

Les startups dans l’IIoT comme la Québécoise Distech, leader dans l’autonomie des bâtiments connectés, et Skyvawe un fournisseur d’un réseau M2M ont respectivement été racheté pour 242 millions et 138 millions de dollars américains.

La faiblesse du dollar canadien responsable de la fuite des cerveaux

Ce faible taux de change du dollar canadien a d’autres effets positifs. Cela facilite l’export des wearables et des capteurs industriels. Des avantages qui peuvent se muer en inconvénient quand il s’agit d’engager du personnel.

Comme en France ou en Israël, le Canada souffre de la fuite des talents. Les jeunes startups ont plus de mal à engager des personnes qualifiées pour mettre à bien leurs projets. La Silicon Valley aspire encore un trop grand nombre de personnes malgré un « turn over » très important. Un défaut qu’il faudra surmonter à l’aide des entreprises, des jeunes compagnies et du gouvernement.

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