Freevolt récupère l’énergie des réseaux sans fil pour l’IoT

L’entrepreneur et ancien ministre de la Science Lord Drayson, a dévoilé au Royal Institution of London, un procédé nommé Freevolt. Le dispositif permet de récupérer de l’énergie depuis les réseaux sans fil sans aucun autre apport d’énergie. Ce procédé libère peu d’énergie, mais suffisamment pour faire fonctionner la plupart des objets connectés qui consomment peu.

Freevolt un procédé d’alimentation révolutionnaire destiné à l’IoT

Lord Drayson a dévoilé au Royal Institution of London un procédé nommé Freevolt. Il affirme que cette technologie a les moyens de devenir la nouvelle source énergétique de l’Internet des Objets. Freevolt produit de l’énergie électrique à ne partir de presque rien, en récupérant l’exergue des réseaux sans fil entourant un objet. Une aubaine pour la plupart des objets connectés, même si le procédé ne permet pas de récupérer de grandes quantités d’énergie puisque la plupart ne sont pas gourmands en énergie. Par exemple, les objets connectés faisant partir de la famille des wearables reposent sur un système de capteurs et de dispositifs à faible coût énergétique.

Freevolt pourrait, par exemple, alimenter la plupart des capteurs de pollution de l'air présent dans les grandes villes et qui envoient des données sur nos smartphones.
La photo ci-dessus représente le CleanSpace tag, un capteur de pollution de l’air, destiné aux grandes villes. Il est alimenté par Freevolt.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Freevolt est capable de récupérer l’énergie des fréquences sans fil autour d’un objet. De la 4G à la télévision numérique, ce procédé réussit l’exploit d’être le seul à pouvoir recycler la fréquence des réseaux sans fil qui nous entourent. Une première mondiale.

« Il ne nécessite apport d’énergie supplémentaire. C’est un recyclage de l’énergie qui n’était pas exploité à l’heure actuelle. »

– Lord Drayson

Une démonstration de la technologie a eu lieu dans l’amphithéâtre de la Royal Institution of London, où Michael Faraday a travaillé sur l’électromagnétisme dans le 19ème siècle. Lord Drayson a d’abord à utiliser l’énergie de fréquence radio de la salle, puis a utilisé son système Freevolt pour alimenter un haut-parleur.

Analyseur spectral, montrant la densité de puissance de bandes de fréquences présentes dans la chambre. Le grand pic à 2,4 GHz est Wi-Fi; les bandes inférieures seront GSM, 3G, et 4G.
Analyseur spectral, montrant la densité de puissance des bandes de fréquences présentent dans l’amphithéâtre lors de la démonstration. Le grand pic à 2,4 GHz représente la Wi-Fi. les bandes inférieures sont celles des GSM, 3G, et 4G.

Une source d’énergie quasi gratuite pour les industriels

La technologie a été brevetée. Il ne fait aucun doute que cette technologie saura trouver sa place dans le monde des industriels et des grandes organisations en phase avec la révolution de l’Internet des Objets. Imaginez tous les supermarchés équipés de milliards de petits capteurs disposant d’une source d’énergie quasi gratuite leur permettant de fonctionner quasiment tout le temps et d’envoyer des milliards de données sur leurs activités.

Certains experts ont toutefois quelques réserves comme le fait remarquer la BBC. Dean Bubley, analyste de la technologie mobile et fondateur de Disruptive Analysis, reste prudent sur les perspectives d’utilisation de Freevolt :

« Après avoir vu la démonstration,  je me suis dit que ce procédé était fascinant. Mais je n’ai pas besoin de Freevolt. La même chose pourrait être atteinte avec un émetteur de batterie et faible puissance. »

La grande distribution s’équipe de plus en plus de capteurs capables de récolter des données concernant les habitudes de consommation des clients. En juillet dernier, Carrefour a installé des ibeacon dans 28 hypermarchés de Roumaine.

Freevolt est susceptible de séduire la grande distribution
Freevolt est susceptible de séduire la grande distribution

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