in , ,

[SIdO 2017] Les interfaces homme-machine en pleine transformation

homme-machine robot nao sido

Le SIdO à la Cité internationale de Lyon s'intéressait cette année à l'. Mais pour communiquer avec les dispositifs intelligents, plusieurs formes d'interfaces existent. Cette relation homme-machine se redéfinit dans cette ère de .

Le design et les sens : une relation antique

homme-machine pierre alex

Lors de la conférence « Bots, Interfaces vocales, vers un design d'interfaces intelligentes et sensorielles », Pierre Alex fondateur et CEO de la startup stéphanoise Distorsion, a détaillé les approches du design autour des interfaces tactiles, olfactives et auditives. Les acteurs en présence utilisent chacun un de ces sens pour faire ce lien qui permet de contrôler son environnement.

Pierre Alex rappelle que le clavier informatique est la première interface artificielle, abstraite alors que l'objet existait déjà au IIIe siècle avant Jésus-Christ comme partie d'un instrument de musique « un ancêtre de l'orgue ».

Cela implique deux notions complémentaires expliquées par l'intervenant : le feed forward et le feedback. Le premier consiste à appréhender la possibilité d'interaction avec un dispositif, l'anticipation de l'action, tandis que la seconde indique l'attente d'une réaction d'un objet en retour d'une action.

Il s'agit de répondre aux questions « qu'est ce que je ressens au bout des doigts quand j'appuie sur un bouton ? » et « Que se passe-t-il quand j'appuie ? ». En design, la corrélation des deux réponses définit l'expérience de l'utilisateur.

L'interface homme-machine et ses multiples facettes

sido homme-machine design

Une fois posées ces notions, l'interface homme-machine connaît plusieurs réalités, plusieurs marchés également. Olivier Courtade, CEO de Myxyty, a présenté son « Amazon Echo à la Française ». Cette enceinte connectée permet de contrôler à la voix l'ensemble des présent dans un foyer.

Elle reconnaît également son interlocuteur et lui donne accès à une expérience personnalisée suivant s'il est un adulte, un enfant ou une personne âgée. Cette assistance vocale doit pouvoir réagir à des mots clés, à un langage le plus naturel possible.

sido homme-machine

Cédric Chappaz, CEO de Hap2U, veut de son côté revoir le contrôle tactile à travers nos écrans. Par l'utilisation d'actuateurs pézioélectrique et des capteurs de vibrations ultrasoniques, Hap2u est capable de faire ressentir un pointeur, une molette ou encore un cran sous le doigt. La retranscription de ces sensations permet une plus grande précision lors de la navigation sur un écran en verre et améliore la concordance du mouvement des doigts et des yeux.

Pour sa part, Julien Venturini, Directeur Business Developpement d'Aryballe Technologies a évoqué les capacités du nez intelligent breveté par cette . Cet appareil connecté repère les molécules de fumée dans l'air et les senteurs de parfums. Pour ce faire, Aryballe complète actuellement sa base de données afin que le dispositif actionnable depuis un bouton « associe une odeur à une information enregistrée », comme une sorte de code-barre de l'odeur. Si l'activation du nez intelligent reste simple, les intervenants de cette table ronde imaginent pouvoir un jour recevoir des odeurs synthétisées depuis leur smartphone ou tout autre objet connecté.

Cependant Julien Venturini rappelle la difficulté du processus semblable aux volontés des inventeurs de l'odorama. Les chercheurs et les concepteurs de technologies n'ont pas encore trouvé de solutions viables pour reproduire les effluves qui nous entourent. Cela ouvrirait pourtant une autre voie pour le design d'interface homme-machine.

Le , une nouvelle forme de penser le design d'interface ?

pepper homme-machine

En attendant, la réunion des sens au sein d'une même interface permet d'aboutir à de nouvelles relations avec les objets et les machines.

Pour nous en rendre compte, nous nous sommes rendus sur le stand d'Hoomano, une startup lyonnaise qui orchestre les réactions des robots Nao et Pepper face aux visiteurs d'un salon ou les clients d'un magasin. Les machines imaginées par Aldeberan Robotics interagissent par la voix, la vue grâce à la computer vision et le toucher depuis la tablette tactile intégrée dans le cas de Pepper. Cette relation empathique fonctionne par mots clé, par identification des sentiments et par choix d'une action par le toucher.

Mais pour corréler les différents éléments de cette interface complète, il faut orchestrer les réactions de la machines en amont. C'est le travail qu'effectue Hoomano pour ses clients, tout en leur proposant une interface simple pour programmer des scénarios simples. Au lieu de les laisser manipuler du code, ils orchestrent une suite de gestes et de paroles tout en indiquant le ton des réponses grâce à l'apport de l' d', Watson. Il y a donc pour la startup la nécessité de penser une double approche du design interactionnel.

Une transformation rapide

Malheureusement la table ronde du SIdO était finalement trop courte pour explorer ce questionnement profond de la relation homme-machine. Cette possibilité de réunion des sens, pour contrôler sa voiture par exemple, n'a finalement pas été suffisamment explorée. La frustration qui en découle n'est que temporaire. En effet, la maturité des technologies d'interaction homme-machine promet de bouleverser notre rapport au monde d'ici moins de dix ans.

Newsletter

Envie de ne louper aucun de nos articles ? Abonnez vous pour recevoir chaque semaine les meilleurs actualités avant tout le monde.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.