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L’IoT, le défi énergétique des cinq prochaines années

Dans un rapport pour Verne Global, Peter Kelly-Detwiler, un analyste pour Boston Energy, présente des solutions pour le défi énergétique induit par l’IoT. Il préconise de délocaliser les data centers en Europe du Nord et d’opter pour les énergies renouvelables.

L’IoT se présente comme le futur technologique des vingt prochaines années. La demande croissante du public, des entreprises et des gouvernements démontrent qu’elle sera implantée dans la plupart des machines utilisées. La multiplication des appareils connectés demande des infrastructures réseaux de grande taille. Ces objets récupèrent des données qu’il faut stocker, redistribuer, envoyer en direct. Selon un rapport de Peter Kelly-Detwiler, un analyste de l’entreprise Boston Energy, il y aura 30 milliards d’objets connectés d’ici à 2020.

Ainsi, les données en circulation passeraient de 4,4 zettabytes actuellement à 44 zettabytes en 2020. Cela équivaut à une croissance moyenne de 50 % par an.  Pour pouvoir gérer à la fois les appareils et les flux de data, il faut des infrastructures réseaux qui demandent d’énormes quantités d’énergies électriques.

Les data centers consomment, selon le spécialiste, près de 3 % de la consommation mondiale d’électricité en 2015. Un pourcentage en augmentation de 100 % en à peine cinq ans. Pour illustrer ses dires, Peter Kelly-Detwiler prend l’exemple des États-Unis. En 2013, les centres de données consommaient environ 91 milliards kilowatt/ heure. Soit l’équivalent de la production de 34 centrales électriques ou deux fois la demande de tous les foyers de New York. D’ici à 2020, la consommation de ces centres devrait passer à 140 milliards Killowatt heure. Une augmentation de 50 %, qui nécessiterait la production énergétique de 50 centrales.

Les énergies renouvelables à la rescousse

Face à ce défi énergétique, la grande peur du gouvernement, des entreprises et des services de santé est de saturer le réseau électrique. Selon ce rapport, couper un data center pendant une heure coûte près de 200 000 dollars à l’heure.

Pour pallier à ce problème, l’analyste recommande la délocalisation de ces data centers dans des pays où la demande énergétique est moins forte. Le rapport en direction de Verne Global, entreprise propriétaire d’un data center en Islande étudie le cas de quelques pays ou régions, comme la Finlande, la Norvège, la Suède et le Québec. Les conditions climatiques permettent bien sûr de refroidir facilement les infrastructures. Surtout, ces pays utilisent des sources d’énergie naturelle comme l’eau et le vent. Cela intéresse de plus près les géants de l’Internet, comme Facebook et Amazon, deux des plus grands producteurs de data.

Les centrales hydroélectriques, l’hydrolien et l’éolien sont des solutions pour diminuer l’impact économique et écologique de la Big Data et de l’IoT, de moyens de répondre à ce défi énergétique. D’autres alternatives sont envisageables. Par exemple, Schneider Electric a conçu un logiciel pour diminuer sa consommation électrique et refroidir ses locaux.

Après les engagements pris lors de la COP21, les considérations écologiques apparaissent essentielles pour ces entreprises. L’impact économique et écologique des données se profile comme le défi énergétique majeur des années à venir.

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