in

IOTA : tout ce qu’il faut savoir sur ce crypto-actif

Iota

Présentée comme la devise virtuelle qui pourrait bien surpasser la technologie blockchain, IOTA pour  Internet of Things Application est une DLT (Distributed Ledger Technology ou technologie des registres distribués) open source et évolutif.

À l’instar des devises traditionnelles que nous connaissons tous, comme le dollar américain, l’euro ou encore le livre sterling, les cryptomonnaies font de plus en plus d’adeptes. Il faut dire que les monnaies virtuelles se déclinent aujourd’hui en une myriade de choix. Ceci afin de s’adapter à toutes les types de transactions financières et surtout les exigences de l’utilisateur. 

Dans la cryptosphère, IOTA se fait une petite place au soleil et attire de plus en plus l’intérêt des amateurs de monnaies virtuelles. Actuellement, cette crypto-devise affiche un cours de change de 0,30 euro. Elle se place également à la 25e position des crypto-monnaies avec la plus grande capitalisation boursière. En chiffre, elle a une capitalisation d’environ 3,51 milliards de dollars.

Ce DTL a pour principal objectif de garantir un transfert de valeur et de données le plus efficace et le plus sécurisé possible pour démocratiser et alimenter l’IoT (Internet of things). Et ceci, sans avoir besoin de mobiliser énormément de ressources et sans avoir à investir dans des infrastructures dédiées. 

En définitive, IOTA et son jeton MIOTA garantissent l’authenticité et la validité des données qui sont échangées sur le réseau. Ceci, en empêchant tout type d’escroquerie et de falsification. 

IOTA en quelques mots

Alors que nous nous dirigeons vers un monde où le numérique est devenu la norme, plus que jamais la fiabilité des communications nécessite la mise en place d’un système de réseau hautement sécurisé.  IOTA se positionne comme la solution idéale grâce à son approche innovante axée sur l’impact social de la commodité et la mobilité.

Selon les spécialistes, dans les années à venir, ce DLT va permettre de créer et de maintenir des économies de machines en renforçant l’efficacité communicationnelle. Ceci, tout en permettant une gestion plus efficace des relations financières entre l’homme et la machine.

Pour l’histoire, IOTA fut lancé officiellement en 2017 sous forme d’utility tokens. Aujourd’hui, il s’agit à la fois d’une monnaie virtuelle expérimentale et un protocole de communication open source accessible à tous les développeurs. 

De manière générale, ce DLT a été conçu pour mettre à disposition des utilisateurs une monnaie électronique  hautement décentralisée et scalable. Son crédo ? Permettre des micro-paiements et des paiements  sans frais de transaction entre les appareils IoT. De fait, il suffit pour l’utilisateur de valider deux transactions pour en envoyer une nouvelle. 

De plus, quelle que soit la taille et le nombre de transactions effectuées, la validation se fait de manière quasi instantanée et ne nécessite que très peu de ressource.

Par ailleurs, créé avec une offre maximale de 2 779 530 283 jetons, IOTA mobilise 5 % de son offre totale pour le développement du réseau et la création de la Fondation IOTA.

Comment ça fonctionne exactement ? 

A la différence des autres monnaies virtuelles, IOTA se base sur un Tangle et non l’architecture blockchain. Il s’agit d’une architecture scalable reposant sur la graphe acyclique DAG (Directed Acyclic Graph). Celle-ci permet au système de vérifier un nombre illimité de transactions. En effet, grâce à son extensibilité, ce tangle a une puissance de calcul qui augmente au fur et à mesure de la croissance et la performance du réseau.

Notons par ailleurs que si le DAG utilise de nombreuses bases de la blockchain comme le mécanisme de validation des transactions, la base de données décentralisée, le réseau peer to peer, il permet à l’IOTA d’atteindre un plus haut niveau de décentralisation. Ceci, grâce aux différents nœuds qui composent le réseau.

Dans les détails, IOTA garantit non seulement un délai de confirmation de la transaction relativement faible, mais permet également à l’utilisateur de passer un grand nombre de transactions.

IOTA : les points forts et les points faibles ?

Si IOTA suscite aujourd’hui l’intérêt de nombreux amateurs de crypto, c’est tout simplement parce que ce projet à la fois innovant et bien pensé offre une multitude d’avantages indéniables pour les utilisateurs. Parmi lesquels : 

  • La gratuité et l’instantanéité des transactions quel que soit le volume et le nombre
  • La rapidité et la fluidité des transactions
  • Le projet est soutenu par de nombreux acteurs de renom sur le marché de l’IoT (Samsung,Telekom, Microsoft, Engie et Fujitsu)
  • Le réseau est facilement scalable

Bien sûr, IOTA n’a pas non plus que des avantages. Parmi ses inconvénients, il faudra tenir compte : 

  • Des nombreuses failles critiques  majeures
  • La faible sécurité de la fonction de hachage Curl
  • Le manque de transparence de la distribution des jetons
  • La complexité de son protocole du fait de sa conception ternaire 
  • La possibilité d’une double dépense à cause de la faiblesse du Tangle à ses extrémités 

Zoom sur la fondation IOTA

La fondation IOTA est un organisme à but non lucratif installé en Allemagne. Il a été lancé en 2015 par Sergey Ivancheglo, David Sønstebø, Dominik Schiener et Sergueï Popov. Membre de l’alliance Trusted IoT, l’organisme se dédie essentiellement à la création de sa cryptomonnaie éponyme. Une monnaie virtuelle qu’il supervise avec la plus grande minutie. Ceci, pour garantir son accessibilité à l’ensemble des développeurs sous licence libre. 

Aujourd’hui, l’organisme se compose d’une dizaine de collaborateurs mais aussi d’autres membres extérieurs. Pour ne citer que le mathématicien Samuel Reid,  le spécialiste de l’e-santé John Halamka. Seedlab et Regine Haschka Helmer sont également des membres permanents. 

Notons que la fondation IOTA travaille depuis quelques années en collaboration avec Volkswagen et Innogy pour le développement et le déploiement de CarPass. Il s’agit d’une  technologie qui vise à renforcer la sécurité des identités numériques. Mais aussi, à mettre à la disposition des utilisateurs des réseaux de recharge pour  les voitures électriques.

A titre d’information, l’organisme a lancé en novembre 2020 sur sa plateforme une version pré-alpha de smart contract dédiée aux applications industrielles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.